Ci dessous Hubert Vedrine expose une thèse.
Je vous passe ce texte car c’est un texte spiritualiste, j’entends par là un texte de quelqu’un qui marche sur la tête et qui croit que ce sont les idées qui mènent le monde!
Vous savez que mon hypothèse de travail est exactement l’inverse: les idées sont produites par les situations matérielles de production, par les situations économiques, par les rapports de production, par les idéologies qu’il faut produire pour masquer les rapports de domination, par les situations de classe etc ; c’est tout ce qui est matériel qui produit les idées et non l’inverse.
Notre histoire est celle que nous avons produite en marchant sur nos pieds et non pas en marchant sur notre tête. Nos idées, nos croyances, nos convictions sont des produits sociaux et le social est le produit du réel qui constitue notre vie, pas de l’imaginaire qui n’en est que l’habillage .
Derrière la situation au Moyen Orient il y a non pas comme on le croit la religion d’Israel, mais la volonté des Etats-Unis de continuer de contrôler les ressources du Moyen Orient grâce à son « porte avion armé Isralien » et c’est ce qui explique la sinistre position de Biden qui arme les auteurs du génocide ; la religion n’est que le voile. Derrière les ultra religieux orthodoxes , il y a le cynisme du Pognon de l’AIPAC et des milliardaires américains.. Il y a aussi les ressources en gaz des territoires palestiniens comme l’explique Michael Hudson.
Derrière la guerre en Ukraine il n’y a ni croisade démocratique, ni droits de l’homme, ni valeurs ni morale, il n’y a que des intérêts , une volonté de main mise sur les richesses agricoles de l’Ukraine et les richesses minières colossales de la Russie, tout le reste c’est du pipeau , du pipeau qui masque l’absolue nécessité pour l’Occident sénile, financiarisé, surendetté, de d’étendre sa main-mise sur les ressources rares pour continuer ‘assurer le niveau de vie de ses populations et surtout maintenir l’accumulation de la fortune de ses ultra riches.
Génocide des Palestiniens armé par les Etats Unis ; génocide des Ukrainens armé par les Etats Unis: ou est la morale, ou sont les convictions, les idées?
Non ce n’est pas la religion, le catholicisme, le protestantisme ou le proselytisme, ou quoi que ce soit d’ autre qui expliquent ou justifient nos guerres, notre exploitation des masses et nos pratiques de domination, ce qui les explique c’est le régime dans lequel nous vivons, régime qui est celui devenu senile et pervers de la dictature du profit produite par le logique de l’accumulation.
Il ne faut pas confondre l’étendard que l’on brandît pour faire avancer les troupes au casse pipe avec les forces qui sont planquées derrière et qui organisent les hécatombes.
Les religions sont des mystifications, des opiums et des hopiums, par lesquels les voiles sont projetés sur la réalité. Les idées, les religions , les valeurs sont des conditions d’accompagnement, des conditions permissives, pas des forces causales.
C’est précisément pour n’avoir pas compris tout cela que Mitterrand et sa clique en 1981 se sont plantés, ils n’ont pas compris les fondements du système auquel ils prétendaient s’attaquer. Ils ont marché sur la tête, il est vrai que c’étaient des petits bourgeois, peu d’entre eux avaient travaillé et s’étaient coltiné le monde réel, ils étaient profs, instits, avocats etc .
C’est parce que le système occidental est un système capitaliste, -certes marqué par le protestantisme – c’est parce que le système occidental est un système capitaliste , qu’il accumule du capital sans limite, qu’il a besoin de profit sans limite et que s’il bute sur ses limites internes il est obligé d’être impérialiste; il doit exploiter le monde extérieur. Et c’est la prise de conscience de cette situation qui produit chez les exploités du monde extérieur un sentiment d ‘appartenance à un autre monde qu’ils désignent par « le sud »
La distinction Nord /Sud est une division produite par la pratique impérialiste de l’exploitation de type colonial, et post colonial et c’est cette situation qui produit le mode de pensée actuel avec la dialectique unilatéralisme/ multilatéralisme. Le mode de pensée est produit par la division Nord/ Sud et la division Nord/Sud est produite par la pratique de l’exploitation et la pratique de l’exploitation est produite par la nécessité de rentabiliser le capital qui s ‘accumule , s’accumule, s’accumule;
Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères et secrétaire général de la présidence française sous le président Mitterrand dit que l’Occident, « descendants de la chrétienté », est « rongé par l’esprit de prosélytisme ». Que le « allez évangéliser toutes les nations » de Saint Paul est devenu « allez répandre les droits de l’homme dans le monde entier »… Et que ce prosélytisme est extrêmement profond dans notre ADN : « Même les moins religieux, totalement athées, ont encore en gardant cela à l’esprit, [même si] ils ne savent pas d’où ça vient. »
Selon lui, c’est « l’une des plus grandes questions qui dominent la question quotidienne de la vie diplomatique » : pouvons-nous imaginer un Occident qui parvient à préserver les sociétés qu’il a engendrées mais « ne fait pas de prosélytisme, n’est pas interventionniste ? ». En d’autres termes, un Occident capable d’accepter l’altérité, de vivre avec les autres et de les accepter tels qu’ils sont.
Selon lui, « ce n’est pas un problème de machines diplomatiques, c’est une question philosophique, c’est un problème de penseurs, d’analystes, d’historiens, de philosophes ». En bref, c’est une question d’introspection profonde, un changement culturel profond qui doit se produire.
Il ne semble pas particulièrement optimiste quant à la réalisation de ce changement : « Parmi les élites, [ou du moins] parmi les personnes qui ont accès au débat public, seuls 5 ou 10 % d’entre eux ne pensent pas que notre mission principale est de diffuser nos valeurs dans le monde entier. Au moyen de conférences, de sanctions et d’attentats à la bombe.
Il dit cependant qu’il n’y a pas de choix car « nous n’allons pas devenir les patrons du monde à venir.
Nous sommes donc obligés de penser au-delà, nous sommes obligés d’envisager une nouvelle relation pour l’avenir entre le monde occidental et le monde du Sud. » Pouvons-nous accepter de vivre avec les autres, sans chercher à les transformer en nous ? Question extrêmement profonde. Et que se passe-t-il si nous ne parvenons pas à accepter cela ? Nous continuerons alors à être marginalisés, de plus en plus coupés du reste du monde et de plus en plus méprisés en raison de notre sentiment de supériorité déplacé.
Monsieur Bertez, Il semble que c’est la City qui est à l’origine de la volonté de création de l’état d’Israel, car les banques britanniques n’étaient pas dans le pétrole, à l’inverse des banques américaines qui avaient cette ressource sur leur sol, pour effectivement contrôler les pays producteurs au moyen orient. Il est important de bien rappeler que ce sont des non-croyants juifs qui sont les premiers colons d’Israel. Le religieux n’est effectivement que du cosmétique qui sert à unifier l’interne au vue du grand Israël, pour la domination et la razzia sur les pays producteurs environnants aux profits combinés avec les anglo-saxons. La réalité, et c’est regrettable, mais il n’y a que le pognon qui compte et les peuples se font bien manipuler.
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Je pense qu’il n’y a pas opposition frontale ou indifférente entre la nécessité matérialiste et la conception philosophique voir certes d’ascendance religieuse puisque dans les 2 cas nous sommes mis en présence de 2 forces contigues et d’une mise en puissance qui ne s’excluent guère l’une l’autre des-lors que la nécessité matérialiste de l’accumulation du capital, en butée de ses limites extrinseques, peut utiliser les croyances motrices de leurs citoyens.
les élites peuvent prendre appuis l’une sur l’autre comme le parasite le ferait d’un hote. Cet hote qui est ce peuple manipulable et « programmable » aurait tout à perdre meme si jusqu’ici il a pu récolter quelques fruits mais l’errosion du profit marque le pas de la décadence et c’est en toute logique et avec tout le cynisme d’une clique d’oints du seigneur (Gave) aux abois face au désenchantement d’une puissance contestée et de regles de jeu en sursi que le bellicisme se recompose à l’interieur et l’extérieur des nations et contre celles qui lui font fronts en tant qu’ennemis endogènes et exogènes.
Similairement et symboliquement, c’est ce qu’implique l’appétence insatiable de l’ogre d’une hyper-classe qui devore ses enfants en meme temps qu’il chasse sur d’autres territoires pour pouvoir perdurer dans sa jouissance. C’est un rapport identique du drogué pour sa came qu’il ne peut obtenir que par la force brute puisque les autres moyens tant usés perdent en efficacité.
Placé face au défi de perdurer en restant accroché sur l’échelle mécanisée du profit cet état d’esprit est le révélateur de ce mecanisme des passions intestines qui s’oblige à assouvir et alimenter ce qui traduit sa zone d’influence maitresse comme de confort. L’inconscient agit en tant qu’il s’incarne en tant que Système d’une perversion bien humaine mais aussi comme… Système de survie au regime d’accumulation.
C’est donc en toute logique aux excès d’une facette anthropologique essentielle et que parce que s’imposent des limites matérielles qu’ils drainent par nécessité existentielle de parer au « manque ». Confrontés à une double échelle d’incertitude et d’incomplète il en viennent par désespoir et frustration à controler à profit les croyances populaires et en abuser comme une variable d’ajustement à la profondeur stratégique qui devient la démonstration de leur voracité et férocité extreme telle celle, confinant à la folie destructrice et croissante que l’on observe à travers leurs oeuvres mephistopheliques.
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Bonjour M. Bertez
Marchent- ils sur la tête ou leurs têtes sont-elles transportées en chaises à porteurs, écartées ainsi de la glèbe qui fait plèbe?
L’expression sarcastique « talking heads », employée pour les experts de plateaux télé, suppose des têtes séparées de leurs corps, donc coupées du réel, et décrit bien ces « illusoires » qui barbotent dans les théories tels les infusoires dans les mares.
Et c’est bien cette question sur notre santé mentale que m’avaient posée quelques amis chinois qui ne comprenaient pas pourquoi le slogan, foncièrement inepte, ‘ bien dans ma tête, bien dans mon corps », dissociant anatomiquement l’individu, était si en faveur et si employé en occident.
Cordialement
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