Toutes les choses du monde réel sont sous-évaluées en regard des morceaux de « papiers » du monde financier.

Le prix des actifs réels n’a jamais été aussi bas relativement à celui des actifs financiers.

Voir le graphique des prix relatifs ci dessous.

Inversement on peut dire que jamais les actifs financiers n’ont été autant surévalués en regard des choses réelles.

Depuis le début de la financiarisation dans les années 80 , la masse d’actifs financiers ne cesse d’exploser et c’est normal puisque l’on la fait progresser en créant toujours plus de crédit et plus de monnaies de base, les bilans des banques centrales explosent.

Il y a en fait deux types de monnaie, la monnaie financière;, qui se dirige vers les marchés financiers et le secteur financier en général et la monnaie de l’économie réelle. l’inflation n’a jusqu’à présent touché que le secteur financier, elle n’a pas été déversée jusqu’au secteur réel, il est très en retard.

Note en fait il ya trois masses monétaires distinctes, la masse monétaire financière, la masse monétaire de l’économie réelle et la masse monétaire ou quasi monétaire détenue par l’étranger (comme les Russes, les Chinois etc mais plus tard ce sera étendu) ; cette dernière un jour sera spoliée par des mesures du type non convertibilité ou moratoire ou conversion imposée etc.

Tant que la monnaie restera financière elle sera en quelque sorte stérilisée , neutralisée.

Mais un jour il y aura forcement réconciliation et reconvergence, soit les actifs financiers s’effondreront , par exemple de 80% comme le Nasdaq en 2000 soit c’est le prix des choses réelles qui explosera, ce sera l’hyperinflation.

Pour rentabiliser et honorer les actifs financiers , il faut des flux liés à l’activité de l’économie réelle, au GDP; il faut des cash flows et ces cash flows sont le pont qui relie le financier et le réel. C’est là ou le caoutchouc de la roue de la finance touche la route, le bitume, le dur!

7 mai – Bloomberg :

« La banque centrale de Chine a augmenté ses réserves d’or pour un 18e mois consécutif en avril… La Banque populaire de Chine a longtemps été l’un des plus gros acheteurs du marché, augmentant régulièrement ses réserves d’or. avoirs en lingots depuis 2022. Cependant, la hausse record du métal précieux depuis la mi-février… semble avoir freiné la demande. En avril, la PBOC a acheté 60 000 onces troy, selon les données officielles publiées mardi. C’est une baisse par rapport aux 160 000 onces de mars et aux 390 000 onces de février.

7 mai – Bloomberg :

« Les achats d’or par les banques centrales des marchés émergents pourraient aller beaucoup plus loin, ce qui soutiendrait les prix, selon Goldman Sachs…, qui a réitéré sa prévision selon laquelle le lingot atteindrait 2 700 $ l’once d’ici la fin de l’année. . Les achats des banques centrales ont triplé depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 pour atteindre environ 10 millions d’onces/trimestre, la plupart n’étant pas déclarés, ont déclaré les analystes dans une note du 2 mai. « Malgré cette augmentation significative, les avoirs officiels en or des marchés émergents ont probablement encore une marge de croissance puisque leur part moyenne de 6 % dans les réserves officielles reste environ 50 % inférieure » aux 12 % des marchés développés, ont-ils déclaré… »

7 mai – CNBC :

« Outre les ramen et les saucisses, les dépanneurs sud-coréens proposent un nouvel article populaire au menu : les lingots d’or. La plus grande chaîne de magasins de proximité du pays, CU, collabore avec la Korea Minting and Security Printing Corporation (KOMSCO) pour proposer à ses clients des mini lingots d’or – et ils se vendent comme des petits pains chauds. Une variété de lingots d’or de la taille d’un ongle, pesant entre 0,1 gramme et 1,87 gramme, sont en vente dans les points de vente de CU depuis avril. Une barre de 1,87 gramme se vend 225 000 wons (165,76 dollars) et une barre de 0,5 gramme se vend 77 000 wons. Au prix de 113 000 won chacune, les barres de 1 gramme ont été épuisées en deux jours… »

7 mai – Wall Street Journal :

« L’industrie de l’énergie solaire en plein essor entraîne une augmentation de la demande d’argent, nécessaire en grande quantité pour fabriquer des panneaux photovoltaïques. L’argent fait partie intégrante de la production de panneaux solaires photovoltaïques – ou solaires photovoltaïques – en raison de sa conductivité électrique élevée, de son efficacité thermique et de sa réflectivité optique, et les sociétés minières visent à augmenter leur production alors que les prix du métal précieux ont atteint des sommets de dix ans. L’investissement mondial dans la fabrication d’énergie solaire photovoltaïque a plus que doublé l’année dernière pour atteindre environ 80 milliards de dollars… La Chine a plus que doublé son investissement dans la fabrication d’énergie solaire photovoltaïque entre 2022 et 2023. »

8 mai – Reuters :

« Le marché du platine est confronté en 2024 à son plus grand déficit d’approvisionnement depuis 10 ans, alors que les expéditions en provenance de Russie reviennent à la normale par rapport aux sommets de l’année dernière et que la demande industrielle reste ferme, a déclaré Johnson Matthey… dans un rapport… Le fabricant de catalyseurs automobiles a ajouté qu’il s’attend à ce que tous les métaux du groupe du platine (MGP) – platine, palladium et rhodium – restent déficitaires en 2024. Les trois métaux sont utilisés dans les catalyseurs automobiles qui réduisent les émissions des moteurs de véhicules, le platine étant également utilisé dans d’autres industries. et pour les bijoux et les investissements. Johnson Matthey (JM) a déclaré qu’il s’attendait à ce que le déficit du marché du platine augmente à 598 000 onces cette année, contre un déficit de 518 000 onces en 2023. »

7 mai – Bloomberg :

« Le cuivre s’est brièvement négocié à hauteur de 10 000 dollars la tonne alors que les investisseurs pariaient davantage sur des baisses de taux de la Réserve fédérale et que Goldman Sachs… mettait en garde contre une intensification des tensions sur l’offre. Les métaux ont rejoint un rallye plus large des actifs à risque après que les faibles données sur l’emploi aux États-Unis ont déclenché de nouvelles spéculations selon lesquelles la Fed abaisserait ses taux cette année… La perspective d’un assouplissement de la Fed ajoute aux vents favorables pour le cuivre alors que les haussiers prévoient de nouveaux gains, alors que les mines du monde ont du mal à répondre à une demande croissante.

9 mai – Bloomberg :

« Les intempéries et la guerre menacent de maintenir les réserves mondiales de blé sous pression et de raviver le spectre de la hausse des prix des denrées alimentaires. Des champs détrempés en Europe occidentale aux sols desséchés en Australie en passant par l’invasion de Moscou qui a retenu les approvisionnements ukrainiens, les agriculteurs sont confrontés à des revers. Cela signifie que les stocks mondiaux resteront les plus faibles depuis près d’une décennie, selon les analystes interrogés avant les premières prévisions du gouvernement américain pour la saison prochaine.»

5 mai – Bloomberg :

« Les prix du café Robusta ont atteint leur plus haut niveau depuis 45 ans, selon l’Organisation internationale du café, alors que la crise de l’offre s’intensifie pour la variété utilisée dans les mélanges d’espresso et les boissons instantanées. L’indicateur des prix de gros de l’ICO a augmenté de 17 % en avril, soit le niveau le plus élevé depuis 1979… »

8 mai – Bloomberg :

« Le cacao et le café sont devenus étroitement liés cette année, les conditions météorologiques extrêmes et les pénuries alimentant des hausses des deux matières premières qui mettent à l’épreuve les limites des commerçants. Tout comme le cacao, le marché du café est confronté à de graves pénuries. Et comme le cacao, la production de café est concentrée dans deux pays. Plus important encore, de nombreux grands négociants négocient dans les deux matières premières, de sorte que la flambée des prix du cacao contraint les acteurs du marché à obtenir des liquidités et les contraint à se retirer du commerce du café.

L’indice Bloomberg Commodities a gagné 1,4% (en hausse de 4,2% depuis le début de l’année). L’or au comptant a bondi de 2,6 % à 2 361 $ (en hausse de 14,4 %). L’argent a bondi de 6,1 % à 28,18 $ (en hausse de 18,4 %). Le brut WTI a augmenté de 15 cents, ou 0,2 %, à 78,26 $ (en hausse de 9 %). L’essence a chuté de 2,2 % (en hausse de 19 %), tandis que le gaz naturel a bondi de 5,1 % à 2,252 $ (en baisse de 10 %). Le cuivre a augmenté de 2,3% (en hausse de 20%). Le blé a bondi de 6,6 % (en hausse de 3,0 %) et le maïs de 2,0 % (en baisse de 3 %). Bitcoin a chuté de 1 940 $, soit 3,1 %, à 60 940 $ (en hausse de 43 %).

Une réflexion sur “Toutes les choses du monde réel sont sous-évaluées en regard des morceaux de « papiers » du monde financier.

  1. Cette disproportion historique entre les actifs tangibles et les actifs « papiers » peut être transposée à ce qui se passe entre la réalité (Russie, Palestine…) et la retranscription qu’en fait la propagande mainstream.

    Là aussi on atteint des sommets.

    Ces 2 bulles sont d’ailleurs indissociables si on veut s’intéresser au « Tout » qui vous est cher.

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