A propos de la coalition des volontaires en Ukraine.

Armchair Warlord.

Je doute que la perspective de voir quelques brigades ennemies dotées d’un équipement médiocre, d’un moral médiocre et d’un entraînement à l’ancienne entrer sur le champ de bataille dissuadera les Russes de lancer de nouvelles actions offensives en Ukraine. La perspective/le risque de la reddition des troupes de l’OTAN dissuadera tout nouvel aventurisme.

Permettez-moi de développer un peu ce point pour envisager sérieusement la perspective d’une « coalition des volontaires » d’Europe de l’Est intervenant pour renflouer les forces ukrainiennes en cas d’effondrement à l’est du Dniepr. À quoi ressemblerait cette force ?

Équipement :

– L’armée polonaise peut probablement équiper quatre ou cinq brigades selon les normes modernes à l’heure actuelle, mais elle manque cruellement de systèmes de défense aérienne et le sera pendant des années

– L’armée lituanienne n’a pas de chars, un minimum d’AD moderne et un bataillon d’artillerie moderne

– L’armée lettone est une force légère avec un équipement obsolète

– L’armée estonienne n’a pas de chars, pas d’AD et un bataillon d’artillerie moderne

– Les Polonais ont trois escadrons de F-16 et une compagnie d’Apache ;

-les Baltes ne disposent pas d’avions tactiquement pertinents

– Aucune de ces armées ne dispose du corps de drones qui s’est développé en Russie et en Ukraine au cours des deux dernières années.

La question du moral :

-les pays de l’UE ne sont pas des États policiers comme l’Ukraine et ne peuvent ignorer ou dissimuler des pertes massives.

De plus, ce déploiement serait pour eux une guerre de choix et (dans le cas de la Pologne) peu soutenue par le grand public. Si une centaine de leurs soldats sont tués dans une frappe d’artillerie russe (contre 28 soldats polonais qui ont été tués pendant toute la guerre en Irak), cela entraînera une réévaluation drastique de leurs opérations.

La Formation :

L’OTAN a des années de retard sur la courbe de puissance de la guerre et les unités européennes seront – tout comme l’AEF entrant dans les tranchées en 1918 – confrontées à une courbe d’apprentissage à la manière de Matterhorn qui coûtera un océan de sang à surmonter.

Donc, je veux dire, de manière réaliste, cette coalition anti-russe pourrait probablement déployer sur le front deux divisions raisonnablement équipées de type OTAN (trois selon les normes du Pacte de Varsovie), qui dépendraient alors des Ukrainiens pour leur défense aérienne, pour leurs tirs au-delà de la portée de l’artillerie à canon et pour leurs drones. soutien.

Les Russes ont projeté et craché une force plus importante l’été dernier à Zaporojie sans trop de problèmes et ils sont en train de faire un travail similaire à Kharkov, il n’y a donc aucune raison de penser que la Stavka serait intimidée par cette perspective.

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Fauteuil Warlord

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15h

Je doute que la perspective de voir quelques brigades ennemies dotées d’un équipement médiocre, d’un moral médiocre et d’un entraînement à l’ancienne entrer sur le champ de bataille dissuadera les Russes de lancer de nouvelles actions offensives en Ukraine. La perspective de la reddition des troupes de l’OTAN dissuadera tout nouvel aventurisme. x.com/pati_marins64/…

Une réflexion sur “A propos de la coalition des volontaires en Ukraine.

  1. Une fois engagée, une intervention de volontaires ne pourra s’arrêter quelque soit les pertes, le désastre d’image d’un désengagement serait bien plus catastrophique que les protestations populaires surtout que l’on pourra dire que c’est bien la preuve qu’il faut y aller avant que l’armée russe n’atteigne le sol national

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