Les créations d’emploi non agricoles de Mai battent le consensus: 272 000 contre Attendus : 180 000
BREAKING: US economy adds 272,000 jobs in May, above expectations of 170,000.
The unemployment rate rose to 4.0%, above expectations of 3.9%.
Still, the US economy has added jobs for 41 consecutive months.
All of the data continues to suggest that the labor market is strong.
Un taux de chômage voisin de 4%, s’inscrit dans la plus longue période de chômage très faible aux Etats-Unis depuis le début des années 1950..
Mohamed El Erian
Un bon rapport sur l’emploi aux États-Unis qui dépasse les prévisions du consensus : à 272 000 pour mai, la création d’emplois a été de quelque 100 000 supérieure à la fois au chiffre d’avril et aux prévisions du consensus.
L’augmentation mensuelle des salaires horaires de 0,4 % était deux fois plus rapide qu’en avril et supérieure aux 0,3 %. consensus (l’estimation annuelle s’élève à 4,1%).
L’offre du marché du travail explique pourquoi le taux de chômage est passé de 3,9 % à 4,0 %.
En termes de conséquences : Bonne nouvelle pour le marché du travail et pour les travailleurs.
La Réserve fédérale sera plus nerveuse quant à ses perspectives politiques et, par conséquent, renoncera à une réduction de juillet (juin est déjà prévu).
Les économistes ont beaucoup de travail à faire pour concilier les publications de données macroéconomiques contradictoires.
La Réserve fédérale américaine a-t-elle atteint ses objectifs en matière d’emploi et d’inflation? On peut le penser à en juger par les propos de ses gouverneurs et par la promesse de Powell de ne plus augmenter les taux, mais de se préparer à les baisser dans le courant de l’année.
En 2016 – nous étions dans la même situation , une situation optimum avec le plein emploi réalisé et l’objectif d’une inflation de 2% en vue.
Dans les deux cas, 2016 et 2024 non seulement la situation économique est la même mais en plus la situation boursière l’est également; les marchés sont exubérants!
En 2016 Stanley Fischer, alors vice-président de la Fed déclarait que la banque centrale américaine était proche de son objectif de plein emploi, ainsi que d’une inflation de 2 %. Il ne s’est toutefois pas prononcé sur le calendrier d’une éventuelle hausse des taux d’intérêt, pourtant promise depuis quelques mois. En effet, depuis le relèvement de ses taux décidé en décembre – le premier tour de vis monétaire depuis près de dix ans – la Fed a laissé entendre qu’une nouvelle hausse interviendrait cette année.
Les investisseurs, pour leur part, ne sont pas tous convaincus que l’institut d’émission passera à l’acte. Et pour cause : le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed, celle des 26 et 27 juillet, a montré que les membres de ce comité restaient divisés sur la nécessité de relever les taux d’intérêt dans un avenir proche. »
Un marché du travail remarquablement résistant
Stanley Fischer s’est livré à une appréciation plutôt optimiste de la conjoncture américaine, disant notamment que le pays était proche d’une situation de plein emploi « Le comportement (du marché du) travail s’est montré remarquablement résistant », insiste-t-il, ajoutant que le taux d’inflation hors essence et produits alimentaires était « à portée de main » de l’objectif de 2%.
En fin d’année 2016, le vice président de la Fed Stanley Fischer entendait mettre en garde le public sur les conséquences qu’aurait un jour, le retour à une politique monétaire conventionnelle et des taux d’intérêt normalisés , et en même temps il voulait inciter les gouverneurs de la Fed à passer outre aux risques de chute du prix des actifs; selon lui il fallait en passer par là, la baisse du prix des actifs étant inéluctable.
Les autorités veulent nous faire croire que leurs décisions sont « data dependant », gouvernées de façon rationnelle, à partir des indicateurs économiques relevants comme l’emploi et l’inflation.
Le rappel ci dessus de la situation en 2016 montre que les indicateurs économiques ne jouent pas un rôle déterminant; les mêmes indicateurs produisent des appréciations opposées de la part du même corps constitué: la Fed
Avec les chiffres de 2016, la Fed suggérait une poursuite de la hausse des taux; en 2024 elle suggère la fin du cycle de hausse et le début du cycle de baisse.
Voici ce qu’écrit Paul Donovan de l’UBS: il est dangereux de s’appuyer sur des relations économiques historiques à une époque de changement structurel.
De nombreux modèles d’investissement reposent sur des relations établies entre les données « globales » agrégées. Les bouleversements structurels économiques pourraient modifier ce que les principales données enregistrent réellement, et ainsi modifier la relation avec l’économie au sens large et les marchés financiers. Accorder plus d’attention aux détails peut aider les investisseurs à s’éloigner des relations obsolète
Voici par ailleurs ce qu’écrit Michael Howell
Le contexte de l’investissement est peut-être sur le point de s’améliorer ! C’est paradoxal car l’économie mondiale semble déraper !! Sur les marchés financiers, les mauvaises nouvelles peuvent souvent être bonnes, en particulier lorsque les décideurs politiques souhaitent soutenir des économies faibles. Nous soupçonnons que nous en sommes à ce stade. Les économies fortes bénéficient rarement de marchés financiers solides. Les économies faibles, à condition qu’elles évitent la récession, sont souvent une « bonne nouvelle » pour les investisseurs…
Que conclure de tout cela ? Rien si ce n’est que l’on improvise certes mais qu’une chose semble sure:
il faut préserver la bulle boursière, ce que l’on appelle pudiquement preserver la stabilité financière!
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