Le conseiller présidentiel russe Nikolaï Patrouchev a déclaré que les déclarations de la Maison Blanche sur la non-implication des États-Unis dans les crimes de Kiev dans la région de Koursk ne correspondent pas à la réalité, car sans la participation et le soutien direct des autorités américaines, Kiev n’aurait pas risqué d’entrer sur le territoire russe.
Alors que certains membres de l’OTAN soutiennent cette attaque contre la région russe de Koursk, d’autres ont exprimé « leurs inquiétudes en public et en privé », ont déclaré des responsables occidentaux anonymes à l’agence de presse Bloomberg.
Les alliés de l’OTAN qui restent sceptiques ont évoqué le risque que « l’escalade des combats puisse détourner des troupes [ukrainiennes] dont elles ont cruellement besoin d’une ligne de front fragile, et potentiellement semer la division chez les soutiens de Kiev ont fait valoir les responsables.
Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a pour sa part qualifié l’attaque de Koursk d’escalade qui repousserait « de plus en plus loin » un cessez-le-feu.
Les sceptiques considèrent qu’il est peu probable que l’Ukraine soit en mesure de conserver le territoire russe après l’attaque.
Selon eux, le manque de clarté sur les objectifs de l’attaque reste un « facteur dominant » dans cette affaire. Si l’objectif de Volodymyr Zelensky est d’obtenir un argument de négociation lors d’éventuelles négociations, « le moment de l’attaque pourrait ne pas jouer en sa faveur », a affirmé l’un des initiés.
Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Kirby a déclaré aux journalistes que les Etats-Unis ignoraient les objectifs de l’attaque ukrainienne contre le Koursk.
Il s’exprimait alors que Patrouchev, conseiller de Potine soulignait dans une interview au quotidien Izvestia que l’agression ukrainienne contre Koursk avait été planifiée avec la participation des Etats-Unis et de l’OTAN.