Un km2 n’en vaut pas un autre

Via général Alcazar

Bilan n° 94 du 18 Août 2024 (guerre d’Ukraine) par

@egea_blog

. De l’intelligence dans ce brouhaha d’opinions et d’informations contradictoires et manipulées.

Extraits – analyse stratégique de l’offensive des FAU sur Koursk (je dirai plutôt de l’opératiste car sur un plan stratégique les ukrainiens s’éloignent de la leur – reconquérir leur territoire – et favorisent et confirment celle des Russe : attrition des FAU, conquête du Donbass

Mais revenons à notre débat.

Pour un stratégiste, un km² ne vaut pas forcément un autre.

Pour un géopolitologue, si.

Y a-t-il équivalence des territoires ?

Ainsi, pour le stratégiste, le succès ukrainien s’explique aisément : les territoires conquis sont vides. Faible densité de population, faibles ressources : aucun intérêt. Soudja est un petit bourg rural, le marché du coin où l’on échange deux poules contre trois poireaux. Moins de 5000 habitants avant la guerre. Que valent de plus 1000 km² dans un territoire de 17 millions ? rien. Les Ukrainiens ont donc conquis du vide, sans intérêt et non défendu. C’est parce que c’était non défendu qu’ils ont d’ailleurs obtenu ce succès facile.

Le succès russe du côté du Donbass n’est pas plus impressionnant mais aux yeux du stratégiste il paraît de loin beaucoup plus significatif. Car la zone est dense et peuplée. Niu York comptait près de 9000 h avant la guerre. Les progressions entre Advidka et Pokrovsk, à Toretsk ou le contournement de Vouhledar interviennent au terme d’un effort conséquent de plusieurs mois, dans des zones très valorisées et défendues avec acharnement par les adversaires.

L’apparente résignation actuelle des FAU contraste d’autant plus avec la combativité initiale.

Les km² en ont d’autant plus de valeur qu’ils ouvrent de véritables perspectives stratégiques.

Si Toretsk tombe, c’est tout le Donbass central qui s’ouvre à la manœuvre russe ; Si Pokrovsk tombe, il n’y a plus de défense derrière, jusqu’au Dniepr ; Si Vouhledar tombe, c’est l’unification du front du Donbass et de celui de Zaporijjia qui est rendue possible.

Les options stratégiques sont largement plus favorables aujourd’hui aux Russes qu’aux Ukrainiens.

Un km2 n’en vaut pas un autre

Le stratégiste s’inquiète beaucoup plus pour les Ukrainiens à Pokrovk que pour les Russes à Soudja.

https://lettrevigie.com/blog/2024/08/19/bilan-n-94-du-18-aout-2024-guerre-dukraine/#more-11122…

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