« Ce graphique me fait peur à chaque fois que je le vois. Les droits à retraite non financés dans les principaux pays européens représentent entre 300 et 500 % du PIB. Si l’on ajoute à cela l’effondrement démographique, c’est un désastre au ralenti. «
Qui est censé payer pour cela ?
Ce ne peut être que la collectivité car les montants en jeu dépassent toutes les ressources.
Les droits à la retraite constituent un capital fictif destiné à honorer des promesses intenables.
Dans tous les cas, que ce soit les retraites par capitalisation ou les retraites par repartition, les retraites sont un capital!
Un capital c’est un rapport social qui donne le droit de prélever, de consommer, de recevoir sans produire. Dans tous les cas on prend aux uns pour donner aux autres.
Un capital c’est ce qui donne le droit de vivre sans travailler, ne l’oubliez jamais, par essence les retraites sont un capital. Un capital c’est si on veut un travail mort qui doit toujours être honoré par du travail vivant.
Si vous avez compris cela vous avez compris pourquoi je soutiens que les retraites par capitalisation sont une escroquerie à long terme.
Dans une perspective historique: on ne peut capitaliser les promesses à l’infini car les promesses doivent à un moment donné être honorées par le travail vivant. Et si la disproportion devient trop colossale alors ce seront les promesses qui seront détruites car le travail vivant aura plus de poids pour défendre ses droits que le travail mort.
Actuellement dans les pays européens on détruit les droits accumulés par les systèmes de retraite par répartition: désindexer les retraites, taxer les retraites, allonger les durées de cotisations etc. Tout cela c’est euthanasier des droits.
Dans les pays anglo saxons avec la capitalisation, le mouvement de destruction des droits à retraites est repoussé par les hausses fictives des indices boursiers; on reporte les problèmes par les plus values boursières.
Les retraites par répartition soufrent par la montée du ratio inactifs sur actifs, mais les retraites par capitalisation souffrent par la montée du ratio de profitabilité exigée du capital productif accumulé.
Pour l’instant on tient par le Ponzi; les retraites capitalisation sont payées non par la rentabilité intrinsèque, endogène des investissements productifs réalisés par les organisme de retraite, mais par les plus values enregistrées dans les cours de bourse de ces investissements à la faveur de la tendance boursière haussière qui est produite par le crédit ; la solvabilité est assurée par les gains en capital et les gains en capital proviennent du Ponzi financier lequel est alimenté par le crédit et la fausse monnaie. L’écart entre la rentabilité intrinsèque du capital productif investi et la rentabilité fictive qu’il faut réaliser pour payer les retraites est de 3 à 4%!
Cette masse de capital fictif qui donne des droits à consommer sans produire , ce qui est la base du concept de retraite, cette masse de capital fictif vient s’ajouter à toutes les autres masses de capital fictif constituées par les actifs financiers cotés ou non cotés sur les marchés financiers; cela fait des droits considérables , hors de toutes proportions avec les possibilités de les honorer.
Ces droits seront détruits , on peut tricher avec les perceptions on ne peut pas tricher avec le réel. Deux plus deux feront toujours quatre.
La destruction sera possibles de multiples façons:
-effondrement boursier comme en 1929, 2000, 2007 et 2008.
-effondrement de la valeur de la monnaie par hyperinflation
-euthanasie des dettes et des droits par voie autoritaire avec conversions, restructurations et moratoires
-confiscations, blocages, inconvertibilité, rationnement
Je suis désolé d’être brutal mais le système ne peut s’en sortir qu’en tuant les « inutiles ».
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Il a déjà commencé avec ses « vaccins » et autres bouillons de onze heures…
Mais là il faut prendre le mot « inutiles » au sens le plus large car ces potions
tuent aussi des gens techniquement utiles tant que la masse de population
ne baisse pas sensiblement, ce qui va se produire mais à moyen terme seulement,
il y a un goulot d’étranglement. Le réduire rapidement implique alors certaines
formes de violence.
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Avant d’aller jusqu’à tuer les inutiles, on pourrait instaurer un « maximum vieillesse ». Si les retraités aisés arrêtaient de partir 5 fois par an en vacances, d’avoir des maisons trop grandes pour eux, de refaire la pergola et la terrasse pour la énième fois, etc, peut-être n’aurait-on pas besoin de tenir ce genre de raisonnement.
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