Nous ne sommes pas débarrassés du Macronisme et encore moins de Macron. Ce n’est pas un gouvernement d’opposition et encore moins un gouvernement de cohabitation, à la limite c’est un gouvernement qui partage la colocation précaire d’un Bordel..
Comment le définir alors? Je propose qu’on le définisse comme un « rien », un « vide » non définissable.
Pour moi c’est un gouvernement de Centre, pris au sens de point d’équilibre ( de quoi grands Dieux,) conçu pour rejeter les Extrêmes. Selon ma conception , le Centre c’est le trou du cul , (réplique que j’ai entendu à la fin des années 70 prononcée par un interlocuteur opposant de Raymond Barre, lui même centriste) .
Le Centre ne se définit pas par lui même il se définit par ses bords exactement comme le trou du cul. Le Centre se définit par : il n’est ni LFI ni RN.
Reste à savoir si ce Centre aura la même fonction que celle que nous connaissons dans le monde moderne; celle d’être le lieu des délices sodomiques. Entre colocataires d’un bordel, c’est probable.
Nous allons assister à une dérisoire empoignade, celle du Père ou de sa figure composite , Barnier/Retailleau contre le Fils qui refuse la Loi du Père et la Mère séductrice, le couple Macron/Trogneux.
Ne vous faites pas de soucis, n’espérez rien non plus d’ailleurs, nous ne sommes pas dans le Tragique, non nous sommes dans le simple drame, médiocre, sans envergure; le combat va se dérouler dans la boue, dans la fange, dans le simulacre.
Tiens tout cela me fait penser , association d’idées au niveau de mon inconscient , au spectacle pitoyable de l’ouverture des Jeux!.
Le macronisme ne peut périr avec Macron, non! Non, car il est un symptôme, une manière d’apparaitre de la France, de ce qu’elle est profondément. Pourquoi? Parce que le macronisme est un système qui, dans son imaginaire et en tant qu’imaginaire, permet d’échapper au Réel et à ses dures lois d’impossible. Le macronisme concilie les contraires, en les niant , pas en les dépassant. Il refuse la discipline du choix, des limites, de leurs conséquences. C’est un système d’enfant-roi, enfant de femme, impuissant, mais exigeant, trépignant pour obtenir ce qu’il ne peut gagner lui même et produire. Le macronisme c’est le système dans lequel on veut et on ne veut pas en même temps, le système ou on sépare les causes des effets , c’est le système ou on refuse l’heure des comptes et ou on repousse à l’infini les sanctions.
C’est la structure cachée du système français. Dans un système toutes les composantes, toutes les pièces sont interdépendantes, elles s’emboitent; on ne peut toucher l’une sans toucher les autres, tout est nécessaire et a sa raison d’être. Le macronisme est une nécessité comme la schizophrénie ou l’hystérie, ou la psychose de perte de sentiment de réalité sont la nécessité et l’expression profonde de la réalité du malade, l’aboutissement de son histoire. Tout cela c’est finalement l’expression de conflits, de problèmes non résolus, non dépassés mais rejetés, niés, et enfouis.
Le système français est macronien: c’est sa structure cachée mais toute puissante. Il refuse le réel, il est transgressiste , c’est le système du fils qui refuse les limites formulées par le Père, qui se croit Dieu, qui trépigne, qui se branle dans sa révolte virtualisée .
Ce système était en germe depuis longtemps, mais il attendait un terrain favorable pour pousser, il a muri et il a pu s’épanouir parce que Macron en 2017 a surfé sur la vague de la modernité sur la magie de la modernité. Ce fut une rencontre une sorte de résonnance. C’est cette touche qui a permis au système que nous connaissons de se compléter et ainsi d’advenir .
Mon affirmation de la complémentarité profonde entre une personne ou un couple, le couple Macron/Trogneux et une situation, un imaginaire me conduit à être pessimiste.
Comme disait Antigone, « je hais l’espoir, votre sale espoir ».
Barnier est titulaire du poste de Premier Ministre par intérim sur groupement d’heures supplémentaires provisoires.
BRUNO BERTEZ
« On n’attendait rien de Michel Barnier, et il a quand même trouvé le moyen de nous décevoir. Certains pensaient qu’il voulait virer à droite. En réalité, on tourne en rond« .

Thomas Guenolé
« Le gouvernement Barnier est l’exact contraire du verdict des urnes. La gauche arrive en tête? Elle n’obtient pas le pouvoir. Macron battu? Il garde le pouvoir. laminés? 1er ministre. Un front républicain repousse le RN? Il reçoit un droit de veto sur le gouvernement ».
Gouvernement Barnier : un virage à droite et une place importante réservée aux parlementaires
Quatre ministres sur dix sont issus de la droite dans le gouvernement de Michel Barnier, annoncé ce 21 septembre. Les sénateurs font aussi une entrée historique dans un gouvernement, ils sont neuf à nommés.
Par Guillaume Jacquot
Public Sénat
Publié le 21/09/2024
Premier enseignement de cette liste annoncée ce 21 septembre 2024 : le parti LR fait son retour dans les responsabilités gouvernementales, alors que jusqu’ici, l’Elysée et Matignon avaient procédé depuis 2017 à une série de débauchages personnels.
Au sein du gouvernement, 16 des 39 membres sont membres des Républicains ou l’ont été, mais on ne compte qu’un seul ministère régalien (Bruno Retailleau à l’Intérieur).
Ils font quasiment jeu égal avec les membres des partis historiques de l’ex-majorité présidentielle (Renaissance, MoDem et Horizons), qui comportent 17 membres.
Renaissance détient 12 postes, le MoDem est représenté par trois personnes, tout comme l’UDI. Horizons se contente de deux représentants, et le Parti radical fait son entrée avec une ministre.
Sur les 17 ministères de plein exercice, on en compte trois gérés par LR, et deux par des ex-LR.
Michel Barnier avait promis un « nouveau gouvernement », c’est le cas, avec peu d’appelés du gouvernement démissionnaire. Sept personnes du gouvernement Attal sont reconduites au gouvernement : Sébastien Lecornu est maintenu à la Défense, et Rachida Dati à la Culture.
Autre ministre d’importance, Catherine Vautrin passe du Travail et de la Santé à un ministère centré sur les collectivités territoriales.
Jean-Noël Barrot prend du galon au Quai d’Orsay, et assure au MoDem l’un des portefeuilles les plus prestigieux, celui de chef de la diplomatie.
Agnès Pannier-Runacher retourne à ses premières responsabilités gouvernementales, avec la Transition écologique et l’Energie, et cède son poste de ministre déléguée à l’Agriculture.
Guillaume Kasbarian passe du Logement à la Fonction publique, et Marina Ferrari travaillera désormais sur le Tourisme, et non plus sur le Numérique.
A noter également le retour de Geneviève Darrieussecq, qui était en charge des dossiers relatifs aux personnes handicapées dans le gouvernement Borne, et des anciens combattants durant le premier quinquennat.
Une série de signaux dans l’ordre protocolaire et la dénomination des portefeuilles
Une évolution par rapport aux gouvernements Attal et Borne : l’Economie et l’Intérieur ne sont plus en tête de liste. Le secrétaire général de l’Elysée a commencé par annoncer les noms de Didier Migaud à la Justice, et de Catherine Vautrin, ministre des Partenariats avec les territoires et de la Décentralisation. Un signe sans doute que le Premier ministre veut donner davantage d’importance aux collectivités locales, et probablement pacifier les relations de ces dernières avec l’Etat.
Deux ministères vont dépendre de Matignon, ce qui illustre l’urgence de ces dossiers. En pleine crise calédonienne, François-Noël Buffet, est ministre auprès du Premier ministre, chargé des Outre-Mer.
Autre défi de taille pour les prochaines semaines : le vote du budget, dans une situation financière dangereuse. L’ancien rapporteur général du budget, Laurent Saint Martin, est aussi ministre auprès du Premier ministre, chargé du Budget et des Comptes publics.
Près de six membres sur dix dans le gouvernement sont parlementaires
Face une configuration politique très fragile à l’Assemblée nationale, Michel Barnier s’est beaucoup appuyé sur un vivier de parlementaires. Ils représentent 23 des 39 postes, et même 24 si on compte Laurent Saint-Martin, l’ancien rapporteur général (Renaissance) du budget, battu aux législatives de 2022 face à Louis Boyard. 14 députés accèdent à des responsabilités gouvernementales.
Et, c’est inédit, 9 sénateurs sont nommés au gouvernement. Jamais la Haute assemblée n’avait envoyé dans l’histoire récente autant de représentants dans l’exécutif : six viennent de la droite sénatoriale, dont deux figures de poids, le président Bruno Retailleau qui hérite de l’Intérieur, et François-Noël Buffet, pour le dossier brûlant des Outre-Mer. Laurence Garnier, que l’on disait avant le week-end en partance pour un ministère consacré à la Famille, ce qui avait suscité une polémique à gauche et dans le camp présidentiel, sera chargée de la Consommation. Le ministère de la Famille revient à Agnès Canayer, sénatrice rattachée au groupe LR et proche d’Edouard Philippe.
Deux rouages essentiels dans un paysage politique explosif reviennent à des sénatrices : le ministère des Relations avec le Parlement sera assumé par Nathalie Delattre, du Parti radical. Marie-Claire Carrère-Gee (LR) devient ministre chargée de la Coordination gouvernementale, une nouvelle création. Françoise Gatel (UDI) et Sophie Primas (groupe LR) héritent de deux dossiers qui ne leur sont pas du tout inconnus, respectivement la Ruralité et le Commerce extérieur. Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte siégeant dans le groupe macroniste de François Patriat, sera chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux.
Une présence symbolique et très discrète de la société civile
A noter également la présence de quelques élus locaux, avec trois maires (l’ex-LR Gil Avérous, l’UDI Fabrice Loher, et le LR Nicolas Daragon), un président de conseil départemental en la personne de François Durovray — le président de l’Essonne va gérer les Transports — et un conseiller régional LR d’Île-de-France, Othman Nasrou.
Deux personnes n’avaient pas de responsabilités politiques : Didier Migaud, l’ancien socialiste qui siégeait à la présidence de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique depuis 2020, et l’ancienne préfète et dirigeante d’entreprise Salima Saa. Une seule personnalité vient de la société civile : Clara Chappaz, qui présidait la French Tech, et qui sera chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, le premier attribut du portefeuille illustrant la volonté d’appréhender cet enjeu au plus haut niveau.
Nouveau gouvernement et intense perplexité
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Oui, bien sûr, on peut, et c’est le réflexe normal. On peut trouver tout cela scandaleux et s’en indigner. Les Français ont clairement et vertement sanctionné le macronisme à deux reprises, aux européennes comme aux législatives et il est toujours aux affaires, avec 10 ministres sur 16 dans le gouvernement tel qu’il est annoncé.
Et c’est vrai, cette indignation est légitime.
Mais quoi, dans les urnes, les électeurs n’ont rien voulu clairement, rien choisi, rien désigné. Il n’ont pas donné de majorité à la gauche NFP, malgré ses gesticulations et pas davantage au RN malgré le phénoménal matraquage médiatique qui le désignait en vainqueur certain.
Les électeurs ont violemment sanctionné la malfaisance d’un pouvoir mais sans désigner de recours.
Alors la France est dans un état épouvantable, sur tous les plans. Une équipe de circonstance a accepté de prendre le relai dans des conditions invraisemblables – déchirée et minoritaire à l’AN.
Compte tenu de l’état effroyable du pays, elle a le mérite de tenter quelque chose, avec une chance sur mille de réussir.
L’autre choix était de jouer sur la destitution (article 68 de la Constitution). Mais était-ce responsable de plonger le pays dans un nouveau psychodrame, sans issue – autre que Mélenchon ou le Pen à l’Elysée – et toujours le chaos?
Dans tous mes papiers précédents, j’ai toujours mis en garde la droite classique contre le danger de s’enchaîner au boulet du macronisme et de son épouvantable bilan sécuritaire, social, éducatif, économique et financier, moral.
Elle l’a fait quand même.
Le vin est tiré comme dirait l’autre… Maintenant, il n’y a pas d’autre choix que de vitupérer dans le vide ou de miser, sans illusion, sur cette petite chance sur mille. C’est idiot, mais c’est ainsi.
EN PRIME
Bonjour M. Bertez
un commentaire de gauche:
» C’est bonnet blanc et blanc bonnet! » ( Jacques Duclos)
un commentaire de droite:
« « Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogna che tutto cambi ! » (Tancredi Falconeri)
trad.: Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que nous changions tout.
Un électeur, c’est beau niais blanc et blanc beau niais.
Cordialement
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Très juste et bien risible avec la perspective (ou via le prisme) donné par Varoufakis dans cette causerie décapante..https://www.youtube.com/watch?v=PfaxqgP5XVI
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