| Observatoire de la politique nationale BVA Xsight-RTL : Octobre 2024 |
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| Premiers pas de Michel Barnier à Matignon : des Français dans l’expectative, entre neutralité bienveillante… Avec 52% de bonnes opinions presque un mois après sa nomination, Michel Barnier bénéficie d’une popularité relativement positive. Les Français le voient majoritairement comme un homme de convictions (64%) et compétent (61%) qui sait prendre les « décisions qui s’imposent » (55%) et qui est sincère (54%). Ils lui font relativement confiance pour faire preuve de concertation et de dialogue (52%), voire trouver des compromis avec le Parlement pour faire passer des réformes (50%). Mais une confiance plus mitigée sur sa capacité à surmonter les divergences au sein même de son gouvernement (47%) et à éviter une motion de censure (46%).… et indifférence résignée Seuls 25% des Français se disent satisfaits de sa nomination, tandis que 49% se montrent indifférents et 26% mécontents – notamment à gauche où sa nomination ne passe pas (51%). Son discours de politique générale n’a pas généré vraiment de réaction dans l’opinion : globalement, 54% ne l’ont plutôt pas jugé convaincant d’après ce qu’ils ont pu voir ou entendre à ce sujet. Des doutes sur sa capacité à répondre aux préoccupations des Français Des Français dubitatifs sur sa capacité à apporter des réponses à leurs préoccupations (39%) et à proposer des mesures concrètes pour améliorer leur quotidien (41%). Ils lui font peu confiance pour mener une action efficace en termes de pouvoir d’achat (35%).C’est sur le sujet du fonctionnement des institutions (46%) et de la sécurité (47%) qu’il suscite le plus la confiance, sans que celle-ci ne soit majoritaire. Lutte contre les déficits : une approbation de la hausse d’impôt des plus riches Concernant la lutte contre les déficits publics, la confiance des Français est limitée (41%).Mais les pistes retenues par Michel Barnier sont bien accueillies, qu’il s’agisse de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des très grandes entreprises (83%) ou de la hausse de l’impôt sur le revenu des foyers les plus aisés (71%). Quels leaders politiques émergent sur la période ? Bruno Retailleau voit sa cote d’influence bondir de 12 points (23%) mais elle est essentiellement portée par les sympathisants LR (65%), les sympathisants Renaissance (30%) et RN (31%) ne se montrant guère enthousiastes. Gabriel Attal pâtit de la séquence (32% ; -8) : il passe de la 1e à la 4e place de notre classement mais demeure une personnalité qui compte dans son camp où il est désormais au coude à coude avec Edouard Philippe (86% vs 85%). Gérald Darmanin perd quant à lui quelques plumes mais sauve néanmoins les meubles (25%; -3). Le grand gagnant de la période semble être Jordan Bardella, qui retrouve la première place (ex-aequo) de notre classement (38%; +2). Et Emmanuel Macron dans tout cela ?Le Président est en difficulté, avec une cote de popularité qui retrouve son plus bas niveau (26%; -3).Il continue à susciter l’incompréhension au sein d’une part non négligeable de son propre noyau électoral : un quart de ses électeurs de 1e tour en 2022 (26%) a une mauvaise opinion de lui. Sondage réalisé du 01.10.2024 au 02.10.2024 |
| Christelle Craplet Directrice Public Affairs CONTACTER PAR EMAIL |
Absolument consternant! Il y aurait encore autant de gens pour faire relativement
confiance au macroniste européiste.
Ils trouveront peut-être moins sympathique la désindexation annoncée de leur
retraite, la surtaxation des « plus riches » (ça commence où les « plus riches »? Juste
au dessus du smic?), alors que les vrais riches ont mis leur argent ailleurs, et autres
mesures pour asphyxier un peu plus l’économie réelle et diminuer les recettes…
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Si on considère que les sondages signifient quelque chose (cf Bourdieu); si on pense que des adjectifs exprimant des valeurs renseignent sur la compétence réelle, et les mesures effectives…Alors, on peut être ravi de ce sondage.
Au final, les sondages tels qu’ils sont conçus et réalisés, légitiment ceux dont ils mesurent la personnalité ou l’action. Et ils leur évitent toujours de chuter sans recours.
Exemple, Macron est de plus en plus impopulaire, à l’évidence. Pas un rassemblement, pas un manifestation d’ampleur où il ne risque pas une bronco, ou une claque. Mais les gentils compères de BVA lui trouvent toujours 26% de bonnes opinions.
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