Voici un résumé de l’entretien entre Kai Hoffman et Michael Howell sur la liquidité mondiale et les marchés financiers :
- Kai Hoffman présente Michael Howell, surnommé le « roi de la liquidité », pour discuter des événements macroéconomiques affectant les flux de liquidité mondiaux.
- Ils mentionnent des événements récents susceptibles d’impacter la liquidité mondiale, notamment les baisses de taux de la Fed et les mesures de relance en Chine.
- Kai note des messages contradictoires concernant la stimulation économique de la Chine et sa croissance du PIB.
- La conversation débute avec Michael qui discute de l’état actuel de l’économie mondiale et des marchés financiers depuis leur dernière discussion en avril.
- Michael souligne que les économies fortes n’ont pas toujours des marchés financiers forts, et inversement, les économies faibles peuvent avoir des marchés robustes.
- Il affirme que le meilleur moment pour les actifs risqués est lorsque les économies sont lentes et que les décideurs politiques stimulent l’économie.
- L’économie mondiale n’est pas en récession, mais elle ne croît pas rapidement ; l’inflation diminue.
- Les banques centrales souhaitent partout assouplir leur politique monétaire et annoncent des baisses de taux.
- Les dirigeants des banques centrales préannoncent des baisses de taux, ce qui est significatif.
- Michael exprime sa préoccupation que les banques centrales assouplissent agressivement alors que les marchés sont en forte hausse.
- Il est optimiste depuis octobre 2022 en raison d’une hausse du cycle de liquidité.
- Il insiste sur le fait que la liquidité est le moteur des marchés.
- L’économie américaine est lente ; la Réserve fédérale est désireuse d’assouplir sa politique.
- La Chine souffre de déflation, ce qui limite l’inflation mondiale.
- À court terme, les perspectives sont bonnes, mais des problèmes pourraient survenir en 2025.
- Kai demande pourquoi la Fed est si désireuse d’assouplir les taux et n’est plus dépendante des données.
- Michael explique que les décideurs politiques agissent lorsque les marchés de la dette souveraine sont menacés ; l’intégrité des marchés obligataires est cruciale.
- Il cite l’exemple de la crise des gilts britanniques en septembre 2022, où la Banque d’Angleterre est passée du resserrement quantitatif à l’assouplissement quantitatif en réponse aux pressions du marché.
- Aux États-Unis, des mesures similaires sont prises, appelées « non QE QE » et « non contrôle de la courbe des taux contrôle de la courbe des taux », qui perturbent les marchés.
- La Fed injecte de la liquidité tout en déclarant publiquement qu’elle pratique le resserrement quantitatif.
- Des graphiques montrent le bilan de la Fed par rapport aux injections réelles de liquidité.
- Une inflexion des injections de liquidité s’est produite fin 2022 lors de la crise des gilts britanniques.
- La faillite de la Silicon Valley Bank en mars 2023 a conduit à une augmentation de la liquidité.
- Au cours des deux dernières années, il y a eu une augmentation progressive de la liquidité américaine malgré le resserrement quantitatif déclaré.
- Explication du « non QE QE » via les réserves bancaires.
- La Fed a modifié les règles en août pour inclure les emprunts dans les tests de résistance, libérant environ 800 milliards de dollars sur les marchés monétaires.
- Les banques peuvent désormais acheter des bons du Trésor et les mettre en pension auprès de la Fed, offrant plus de flexibilité.
- Le cycle de liquidité mondial a connu un point d’inflexion en octobre 2022, est en hausse et devrait culminer fin 2025.
- Le schéma en onde sinusoïdale du cycle de liquidité, estimé en 2000, montre une cohérence sur 25 ans.
- La liquidité agit comme un pipeline commençant par les banques centrales.
- La liquidité traverse le système financier, augmentant les valeurs des collatéraux et facilitant plus de liquidité.
- L’augmentation des valeurs des collatéraux permet plus d’emprunts, gonflant la liquidité sur les marchés financiers.
- La liquidité se déverse sur les marchés d’actifs, affectant les revenus fixes, les marchés du crédit, les changes, puis les actions, les matières premières et finalement l’économie réelle.
- Cela conduit finalement à une inflation de la consommation, obligeant les banques centrales à resserrer leur politique.
- Sensibilité des différentes classes d’actifs aux chocs de liquidité.
- L’or réagit aux augmentations de la liquidité mondiale ; l’argent est encore plus sensible.
- Les crypto-monnaies ont des réactions élevées mais deviennent moins sensibles avec le temps.
- L’or est à un niveau record en raison de la forte liquidité monétaire dans le système.
- L’argent finira par rattraper ; c’est le « métal agité » avec des périodes de surperformance.
- Bitcoin et Ethereum ont une forte sensibilité à la liquidité, mais les données sont moins fiables en raison de l’historique limité.
- L’or agit comme une couverture contre l’inflation monétaire, pas seulement contre l’inflation des prix à la consommation.
- Un graphique montre la valeur du marché de l’or par rapport à la liquidité mondiale et à l’inflation des prix à la consommation.
- Sur 50 ans, l’inflation monétaire a été plus rapide que l’inflation des prix à la consommation grâce aux avancées technologiques et aux importations bon marché.
- L’inflation monétaire apparaît sur les marchés d’actifs, pas nécessairement dans les prix à la consommation.
- Retour sur les moteurs de la liquidité mondiale : les banques centrales ajoutant des stimuli et les mécanismes pro-cycliques du système financier.
- La hausse des marchés d’actifs augmente les collatéraux, ce qui alimente davantage la création de crédit.
- Le système financier est devenu plus pro-cyclique, dépendant des valeurs des collatéraux.
- Les banques centrales initient le mouvement, qui peut s’accélérer.
- Importance des forces du collatéral dans le système.
- Structure de la liquidité mondiale : une pyramide inversée reposant sur les banques centrales et un pool de collatéraux.
- Les collatéraux sont multipliés pour créer la liquidité mondiale ; le multiplicateur est influencé par des indices de volatilité comme le MOVE.
- L’indice MOVE mesure la volatilité des bons du Trésor américains ; une volatilité élevée réduit la valeur effective des collatéraux.
- Les banques centrales souhaitent réduire la volatilité pour maintenir le contrôle des marchés obligataires.
- Le Trésor américain effectue des rachats et manipule les émissions, en émettant plus de dette à court terme.
- Janet Yellen a réduit la durée moyenne des obligations émises de 1,2 an en 24 mois.
- Cela déforme le marché obligataire ; le rendement à 10 ans est environ 100 points de base trop bas.
- Si les rendements obligataires étaient plus élevés, la courbe des taux serait positive et les craintes de récession diminueraient.
- Le taux d’inflation implicite est supérieur à 2 % ; il est plutôt autour de 3,25 %.
- Les États-Unis émettent de la dette à court terme achetée par les banques, ce qui conduit à une monétisation et à une expansion de la masse monétaire.
- Milton Friedman et Stanley Druckenmiller ont critiqué cette monétisation de la dette.
- La dette américaine a été multipliée par huit depuis 2000 ; l’or a augmenté de 8,5 fois sur la même période.
- Le laxisme budgétaire se terminera mal pour les systèmes financiers mais bien pour l’or.
- Il n’est pas surprenant que le rendement à 10 ans augmente ; Stanley Druckenmiller est vendeur d’obligations.
- Si la Chine voulait déstabiliser le dollar, elle pourrait saper le dollar en tant que standard de valeur en faisant monter le prix de l’or.
- Un graphique montre que les réserves d’or des pays BRICS dépassent celles des États-Unis.
- Plus le dollar se dévalue par rapport à l’or, plus des questions se posent sur la valeur du dollar.
- La Chine et ses alliés accumulent de l’or pour défier l’hégémonie du dollar.
- L’or doit augmenter ; si la liquidité mondiale augmente de 8 à 10 % par an, le prix de l’or devrait doubler tous les huit ans.
- Discussion sur la question de savoir si l’or est surévalué ; les marchés ne bougent pas en ligne droite.
- Dynamiques de la dette aux États-Unis et dans le monde ; la dette doit être remboursée ou refinancée.
- Les montants de refinancement de la dette augmentent, avec un besoin annuel de 50 000 milliards de dollars.
- Les marchés de capitaux concernent désormais davantage le refinancement de la dette que le financement de nouveaux investissements.
- Dans les économies à forte dette, les taux d’intérêt peuvent agir comme un stimulant plutôt qu’une contrainte.
- La liquidité doit continuer à évoluer en tandem avec les besoins de refinancement de la dette.
- Les économies avancées peuvent faire face à des crises financières lorsque les besoins de refinancement dépassent certains seuils.
- Le « mur de maturité » : une grande quantité de dette arrivant à échéance en 2025-2026 doit être refinancée.
- Les entreprises qui ont refinancé à des taux bas doivent maintenant faire face à des taux plus élevés lors du refinancement.
- Risque d’une crise de liquidité en raison des besoins élevés de refinancement.
- Michael prévoit quelques mois favorables avec une liquidité en hausse, mais des défis en 2025.
- Trois demandes sur la liquidité : besoins de refinancement de la dette, inflation plus élevée, demande chinoise.
- Politiques chinoises : malgré les annonces, aucune preuve de stimulus significatif n’est visible.
- Les injections de liquidité de la Banque populaire de Chine ont été négatives récemment.
- Si la Chine resserre sa politique monétaire, cela pourrait ralentir l’économie mondiale.
- Si l’économie mondiale ralentit, il pourrait y avoir un besoin accru de liquidité en dollars.
- La Chine est une économie dollarisée ; un resserrement en Chine pourrait conduire à des pénuries de dollars.
- À court terme, les marchés sont à des niveaux records, mais l’année prochaine apporte des défis.
- Les décideurs politiques pourraient devoir injecter plus de liquidité pour relever ces défis.
- En tant qu’investisseurs, il faut être conscient du cycle et de la tendance ; posséder de l’or est recommandé.
- Conseils aux investisseurs : ajuster le portefeuille traditionnel 60-40.
- Allouer davantage aux actions de premier ordre, à l’or, aux titres protégés contre l’inflation et à l’immobilier résidentiel de qualité.
- Éviter les obligations d’État en raison de l’augmentation continue de la dette.
- Michael prédit que la Fed recommencera à acheter des obligations ; le bilan de la Fed va s’étendre.
- La monétisation de la dette va se poursuivre.
- Conclusion : l’or et les couvertures contre l’inflation monétaire sont essentiels.
- Les décideurs politiques continueront probablement à « pousser le problème devant eux » sans résoudre les causes profondes.
- Conseil final : profiter des opportunités actuelles sur le marché, mais rester vigilant et prêt à agir en cas de retournement.
Rappel