Le monde financier danse.
Voir une telle fête dansante alors que le monde s’enfonce davantage dans l’instabilité, la violence et les troubles a quelque chose de surréaliste.
La bulle est envahissante . La bulle du crédit alimente les folies des actions, de l’IA et des crypto-monnaies.
Les marchés dits à risque ont connu une semaine faste alors que des développements mondiaux inquiétants ont fait baisser de quatre points de base des rendements des bons du Trésor à 10 ans.
Il y a de l’argent pour tout .. et son contraire!
Les développements géopolitiques sont graves, mais les actions ne bronchent pas. Il est même tentant de conclure que les actions s’en moquent complètement. Les risques aigus à l’échelle mondiale sont perçus positivement car ils contribuent à limiter les rendements sur les marchés! C’est ainsi que fonctionne la nouvelle rationalité.
Le principal risque est finalement perçu comme une incitation supplémentaire à la fête dansante.
« Quand la musique s’arrêtera, en termes de liquidités, les choses se compliqueront », a déclaré Chuck Prince patron de Citi en 2007. « Mais tant que la musique continue, il faut se lever et danser. »
Depuis juillet 2007, la célèbre déclaration de l’ancien PDG de Citi, Chuck Prince a fait le tour du monde.
Je n’ai jamais vu une bonne analyse de cette déclaration; en fait elle a, consciemment ou pas , été escamotée.
Le commentaire de Prince est devenu le symbole de l’attitude Wall Street face au risque; attitude de négligence, dont il est de bon ton de dire qu’elle a conduit à la crise financière mondiale.
Presque tous les comptes rendus de la crise incluent cette déclaration de Prince en juillet 2007 selon laquelle Citi « dansait toujours ».
Greenspan lui même a accrédité cette version des causes de la crise financière quand il a imputé la dislocation à la gourmandise/avidité des banquiers et au fait qu’ils avaient été tellement gourmands qu’ils avaient dansé le plus longtemps possible et qu’ils n’avaient pas disséminé le risque sur le public.
On se souvient que les banquiers avaient à l’époque créé des véhiculés spéciaux, des Special Purpose Vehicles hors bilans pour dissimuler leurs actifs énormes de créances plus ou moins douteuses mais très rentables . Quand le système de refinancement s’est bloqué, et que la liquidité mondiale s’est tarie, ces SPV n’ont pu être refinancés et les pots au roses ont été découverts. Tout s’est colmaté.
Greenspan a prétendu à l’époque que la crise était évitable et que c’est l’appétit du gain manifesté par les banquiers qui était la cause de la crise; ces derniers avaient gardé le risque pour eux pour gagner plus et ce faisant ils avaient manqué à leur rôle d’intermédiation qui était de répartir/déverser ce risque sur le public. Ne l’ayant pas réparti sur le public, ils l’ont gardé dans leurs livres et se sont trouvés coincés quand le refinancement s’est tari; il a fallu que ce soit la banque centrale, la Fed qui le prenne à sa charge.
Tim Geithner a expliqué plus tard que les banquiers n’avaient pas été punis conformément à la morale car les autorités politiques ont eu peur qu’en punissant les banquiers ces derniers ne fassent sauter tout le système. Les banquiers n’ont pas été punis à cause du chantage implicite; « si vous nous punissez nous faisons tout sauter« ! Cette affirmation de Geithner est un pieux mensonge, ce ne sont pas les banquiers qu’il eut fallu punir mais la Fed qui a financé et solvabilisé leur avidité. Elle a sans cesse rempli le bol de punch.
Seul Chuck Prince a été sanctionné pour avoir dit une sorte de vérité. Quelques mois plus tard, il a été licencié et il n’est jamais revenu sur la piste de danse. En fait Chuck n’a pas été licencié pour avoir dansé trop longtemps il a été licencié comme l’a rapporté le Financial Times pour avoir exprimé crument une vérité qui devait rester cachée. L’erreur de Prince a été d’utiliser une image aussi simple et mémorable. Il aurait dû dire : « Un scénario de liquidité restreinte dans le domaine des prêts à effet de levier nécessitera une refonte des modalités. Mais dans un environnement sans changement, nous devons de manière proactive renforcer notre franchise et renforcer notre empreinte. » Cela n’aurait jamais été mentionné dans aucun journal.
.Je suis sûr que Prince préférerait oublier qu’il a prononcé ces mots. Mais pour nous tous, il est bon de rappeler quelques leçons.
« Tant que la musique continue, il faut se lever et danser« . qu’est ce que cela veut dire?
Le mot important est « il faut« . Participer à la danse est une obligation, exprimée par ce « il faut« . Elle s’impose à tous les banquiers, la preuve en est que toutes les institutions ont été touchées, aucune n’a été épargnée.
Prince a donc raison « il faut » participer même si on est lucide même si on sait que cela finira mal.
Et je crois que nous sommes face au grand secret de la répétition des crises; le « il faut » est systémique.
Le « Il faut » signifie que l’impératif tombe du ciel, il est impersonnel il découle des règles du jeu: il découle de la concurrence pour le profit; vous avez l’épée dans le dos, vous devez faire au moins aussi bien que les autres, aussi bien que les concurrents. Quand on est banquier dans un univers concurrentiel on doit participer à ce qui est d’abord une fête et ensuite une crise.
Nous sommes au cœur des nécessités du CAPITAL, nécessité de réaliser au moins aussi bien que les autres, nécessité imposée par la concurrence ; la logique du capital est imposée par la concurrence, cette concurrence dont Lénine disait qu’elle était la corde que le capital lui même se passait au cou. La concurrence entre les capitaux les poussent à prendre toujours plus de risques pour rester dans la course c’est un colossal « il faut« .
La concurrence réalise la nécessité systémique. du capitalisme financier qui est la sélection des plus forts financièrement ; le capitalisme en général est un monde de prédateurs, de requins mais le capitalisme financier en est la quintessence, la prédation y est institutionnalisée, elle est structurelle et les managers sont payés pour se battre ou virés.
Et c’est ici que l’on doit introduire la politique de la banque centrale qui maintient sans cesse des conditions financières laxistes, ultra souples: production de liquidités, de capital argent, de financement à crédit bon marché , de levier. La banque centrale produit, autorise beaucoup plus de capital-argent que l’économie réelle n’en a besoin et surtout beaucoup plus qu’elle ne crée de richesse et de valeur ajoutée. On produit au moins 8 fois plus de dettes que de croissance de GDP.
Il y a exacerbation considérable de la contrainte de concurrence entre les capitaux, surtout depuis que la Fed à retiré du rendement du portefeuille mondial par les rachats de titres à long terme c’est à dire par les QE! La Fed a crréé un entonnoir, un embouteillage, une recherche folle de performance. La disproportion entre la masse de capital argent, la masse de pouvoir d’achat financier et les occasions rentables de l’employer a produit l’obligation, le fameux « il faut« !
Contrairement a une autre interprétation erronée de la crise passée et de la crise a venir, , ce ne sont pas les animal spirits qui ont déclenché la révulsion, non c’est la production excessive de pouvoir d’achat financier, de capital argent, de monnaie de crédit qui a produit ces animal spirits, ils étaient la conséquence incontournable. Les animal spirits sont une conséquence et non pas un cause.
La plupart des financiers et des banquiers subissent une pression intense pour battre la concurrence trimestre après trimestre. Ils voudront toujours continuer à danser. Il existe quelques rares exceptions qui confirment la règle , comme Phil Purcell qui a été jugé trop prudent et a été limogé de son poste de directeur général de Morgan Stanley en 2005.
C’est le fameux syndrome de la Reine Rouge, « il faut courir de plus en plus vite pour pouvoir toujours rester à la même place ».
L’hypothèse de la Reine Rouge tire son nom d’un épisode fameux du livre de Lewis Carroll De l’autre côté du miroir (deuxième volet d’Alice au pays des merveilles) au cours duquel le personnage principal et la Reine rouge se lancent dans une course effrénée. Alice remarque alors : « On arriverait généralement à un autre endroit si on courait très vite pendant longtemps, comme nous venons de le faire. » Et la reine lui explique : « Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu’on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite que ça ! » .
C’est l’inconscient, la règle du jeu cachée du système qui oblige à participer aux excès même si on sait que les risques sont importants. Le « Il faut » de Chuck Prince est confirmé par cette autre déclaration célèbre du patron de Goldman Sachs, « nous accomplissons l’œuvre de Dieu ». Le Dieu de Lloyd Blankfein c’est plus ou moins celui de la Gnose de Princeton; l’inconscient du système! Voir les ouvrages de Raymond Ruyer qui soutient : « Il pense dans l’univers » comme « il pleut sur la planète ». Ce fameux ‘il » de « il pleut » ou « il faut » est d’une richesse philosophique vertigineuse.
Je vous invite à réfléchir sur la gravité de ce que j’expose, tous ceux qui ont pratiqué les marchés financiers en particulier et le capitalisme en général savent que cette notion de concurrence suicidaire, d’épée dans les reins , de nécessité de courir de plus en plus vite pour rester a la même place et survivre , cette notion est terrible. La professionnalisation de l’investissement, les benchmarks, le court termisme , font que la pression est de plus en plus forte. Pour gérer sainement sans être obligé de faire comme tout le monde il faut être isolé, privé, familial. Sitot que l’on passe au domaine public, on est obligé de réaliser les performances minimum. Tous les grands financiers qui ont fait fortune à un moment donné veulent échapper à cette concurrence/compétition et redevenir privés, passer au family office; ou se retirer du jeu comme le fait en ce moment Warren Buffett qui a mis son argent au parking.
Les marchés
Le S&P500 a gagné 1,7 % (en hausse de 25,1 % depuis le début de l’année) et le Dow Jones a progressé de 2,0 % (en hausse de 17,5 %).
Les services publics ont progressé de 2,0 % (en hausse de 24,6 %).
Les banques ont ajouté 2,0 % (en hausse de 43,1 %) et les courtiersont gagné 2,2 % (en hausse de 52,2 %).
Les transports ont progressé de 0,8 % (en hausse de 9,2 %).
Le S&P 400 des Midcaps a bondi de 4,2 % (en hausse de 20,1 %) et le Russell 2000 des petites capitalisation a bondi de 4,5 % (en hausse de 18,7 %).
Le Nasdaq100 a gagné 1,9 % (en hausse de 23,5 %).
Les semi-conducteurs ont bondi de 2,5 % (en hausse de 18,7 %).
Les biotechnologies ont progressé de 4,5 % (en hausse de 7,5 %).
Avec un lingot en hausse de 153 $, l’indice de l’or HUI a récupéré 8,1 % (en hausse de 26,7 %).
Les taux des bons du Trésor à trois mois ont terminé la semaine à 4,415 %.
Les rendements des obligations d’État à deux ans ont augmenté de sept points de base à 4,37 % (en hausse de 12 points de base depuis le début de l’année).
Les rendements des bons du Trésor à cinq ans ont glissé d’un point de base à 4,29 % (en hausse de 45 points de base).
Les rendements des bons du Trésor à dix ans ont baissé de quatre points de base à 4,40 % (en hausse de 52 points de base).
Les rendements des obligations à long terme ont glissé de trois points de base à 4,59 % (en hausse de 56 points de base).
Les rendements des MBS Fannie Mae de référence ont baissé de quatre points de base à 5,76 % (en hausse de 49 points de base).
Les rendements des obligations allemandes ont chuté de 11 points de base à 2,24% (en hausse de 22 points de base). Les rendements français ont reculé de quatre points de base à 3,05% (en hausse de 49 points de base). L’écart entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans s’est élargi de six points de base à 79 points de base.
Les rendements italiens à 10 ans ont chuté de cinq points de base à 3,50 % (en baisse de 20 points de base depuis le début de l’année).
Les rendements grecs à 10 ans ont chuté de huit points de base à 3,11 % (en hausse de 6 points de base).
Les rendements à 10 ans de l’Espagne ont chuté de huit points de base à 2,97% (en baisse de 2 points de base).
Les rendements des obligations britanniques à 10 ans ont chuté de neuf points de base à 4,39% (en hausse de 85 points de base). L’indice boursier britannique FTSE a progressé de 2,5% (en hausse de 6,8% depuis le début de l’année).
L’indice boursier japonais Nikkei 225 a reculé de 0,9% (en hausse de 14,4% depuis le début de l’année). Les rendements japonais à 10 ans « JGB » ont ajouté deux points de base à 1,09% (en hausse de 48 points de base depuis le début de l’année).
Le CAC 40 français a glissé de 0,2% (en baisse de 3,8%).
L’indice boursier allemand DAX a monté de 0,6% (en hausse de 15,3%).
L’indice boursier espagnol IBEX 35 a progressé de 0,2% (en hausse de 15,4%). L’indice italien FTSE MIB a chuté de 2,0% (en hausse de 10,4%).
Les actions des marchés émergents ont pour la plupart progressé.
L’indice brésilien Bovespa a gagné 1,0% (en baisse de 3,8%), tandis que l’indice mexicain Bolsa a peu varié (en baisse de 12,1%).
Le Kospi sud-coréen a progressé de 3,5% (en baisse de 5,8%).
L’indice boursier indien Sensex a progressé de 2,0% (en hausse de 9,5%).
L’indice chinois Shanghai Exchange a chuté de 1,9% (en hausse de 9,8%).
L’indice turc Borsa Istanbul National 100 a gagné 1,7% (en hausse de 27,8%).
Le crédit de la Réserve fédérale a diminué de 39,0 milliards de dollars la semaine dernière à 6,893 trillions.
Le crédit de la Fed a baissé de 1,997 trillions par rapport au pic du 22 juin 2022. Au cours des 271 dernières semaines, le crédit de la Fed a augmenté de 3,166 trillions, soit 85 %. Le crédit de la Fed a gonflé de 4,082 trillions , soit 145 %, au cours des 628 dernières semaines.
Ailleurs, les avoirs de la Fed pour compte des propriétaires étrangers de bons du Trésor et de dette d’agence ont chuté de 7,7 milliards de dollars la semaine dernière à 3,321 trillions. Les « avoirs en dépôt » ont diminué de 87 milliards de dollars en glissement annuel, soit 2,6 %.
Le total des actifs des fonds du marché monétaire a diminué de 22,2 milliards de dollars à 6,648 trillions Les fonds monétaires ont augmenté de 514 milliards de dollars sur 16 semaines (27 % annualisé), de 762 milliards de dollars depuis le début de l’année (14,3 % en glissement annuel) et de 812 milliards de dollars, soit 13,9 %, en glissement annuel.
Le total des billets de trésorerie a bondi de 14,8 milliards de dollars à 1,174 TN $. Le chiffre d’affaires du CP a diminué de 79 milliards de dollars, soit 6,3 %, au cours de l’année écoulée.
L’hypothèque fixe à 30 ans de Freddie Mac a augmenté de neuf points de base cette semaine pour atteindre un sommet de quatre mois à 6,87 % (en baisse de 26 points de base sur un an).
Les taux à 15 ans ont ajouté trois points de base à 6,02 % (en baisse de 56 points de base).
L’enquête de Bankrate sur les coûts d’emprunt des prêts hypothécaires jumbo a montré que les taux fixes à 30 ans ont baissé de six points de base à 7,32 % (en baisse de 50 points de base).
Sur les devises :
Pour la semaine, l’indice du dollar américain a ajouté 0,8 % pour atteindre un sommet de deux ans à 107,554 (en hausse de 6,1 % sur un an).
Pour la semaine à la hausse, le dollar canadien a augmenté de 0,8 %, le dollar australien de 0,6 %, le rand sud-africain de 0,4 % et la couronne norvégienne de 0,1 %.
À la baisse, l’euro a baissé de 1,2 %, le franc suisse de 0,7 %, la livre sterling de 0,7 %, le dollar néo-zélandais de 0,6 %, la couronne suédoise de 0,6 %, le won sud-coréen de 0,5 %, le peso mexicain de 0,4 %, le dollar de Singapour de 0,4 %, le yen japonais de 0,3 % et le real brésilien de 0,2 %.
Le renminbi chinois (onshore) a baissé de 0,26 % par rapport au dollar (en baisse de 2,04 % depuis le début de l’année).
Sur les matières premières
17 novembre – Bloomberg :
« L’or va atteindre un record l’année prochaine grâce aux achats des banques centrales et aux baisses des taux d’intérêt aux États-Unis, selon Goldman Sachs…, qui a classé le métal parmi les principales matières premières à négocier pour 2025 et a déclaré que les prix pourraient prolonger leurs gains pendant la présidence de Donald Trump.
« Optez pour l’or », ont déclaré des analystes, dont Daan Struyven…, réitérant un objectif de 3 000 dollars l’once d’ici décembre 2025. Le moteur structurel de la prévision est une demande plus élevée des banques centrales, tandis qu’un coup de pouce cyclique proviendrait des flux vers les fonds négociés en bourse (ETF) alors que la Réserve fédérale réduit ses taux, ont-ils déclaré.
L’indice Bloomberg des matières premières a progressé de 3,0 % (en hausse de 0,3 % depuis le début de l’année).
L’or au comptant a bondi de 6,0 % à 2 716 dollars (en hausse de 31,7 %). L’argent a récupéré 3,6 % à 31,35 dollars (en hausse de 31,7 %).
Le brut WTI a bondi de 4,22 dollars, soit 6,3 %, à 71,24 dollars (en baisse de 1 %).
L’essence a bondi de 5,8 % (en baisse de 2 %), et le gaz naturel a bondi de 10,8 % à 3,129 dollars (en hausse de 25 %).
Le cuivre a ajouté 0,6 % (en hausse de 6,2 %).
Le blé a gagné 1,4 % (en baisse de 13,3 %) et le maïs a augmenté de 0,4 % (en baisse de 10 %).
Le bitcoin a bondi de 7 450 $, soit 8,2 %, à 98 780 $ (en hausse de 132 %).
Pendant que le happy few danse dans la boite de nuit, il faut contenir les peuples à l’extérieur au moyen de divertissements débilitant et mater leur mécontentement grandissant, voire les réduire par des politiques malthusiennes non avouées mais de plus en plus perceptibles.
L’autoritarisme grandissant des gouvernement occidentaux est la conséquence consubstantielle de ce système prédateur.
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Que pensez-vous réellement du bitcoin M. Bertez ? (et autres cryptos bien sûr) Est-ce purement du vent ? …. de la spéculation à l’état le plus pur ?
On dit que les monnaies fiduciaires reviendront un jour à 0, mais ces cryptos sont encore moins matérielles que nos papiers-monnaies tachés d’encre !
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Si vous me lisez vous savez ce que j’en pense…
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