Dans le monde post-moderne ou les perceptions comptent plus que les réalités, on peut accumuler des pertes, devenir insolvable, manipuler tous les prix, mettre le coût du risque à zéro , c’est vrai, mais …

Dans le monde post moderne ou les perceptions comptent plus que les réalités, on peut accumuler des pertes, devenir insolvable, fausser toutes les valeurs, manipuler tous les prix, mettre le cout du risque à zero , c’est vrai.

Mais pour que cela dure il faut qu’une condition soit remplie; et cette condition c’est qu’il faut pouvoir rouler les dettes, pouvoir créer toujours plus de liquidités. Toujours plus!

La crise de l’hyperinflation allemande des années 20 n’a jamais été étudiée à la lueur de la question de l’insolvabilité systémique sauf par un auteur allemand il y a quelques années; j’ai d’ailleurs donné les references de ses recherche en son temps, je ne les ai pas sous la main actuellement.

Mais le travail était probant; la crise de l’hyperinflation allemande était bel et bien une crise de solvabilité.

Dans le monde post moderne tout est faux comme tout était faux en URSS, non seulement les bilans du système bancaire sont mensongers, mais aussi les bilans des banques centrales, Fed, Bce, BoE, tout est valorisé de façon hédonique, « marked to fantasy » et c’est vrai depuis 2007.

On a oublié que les banques centrales sont des banques et qu’en tant que fournisseur ultime de liquidités sur les marches d’actifs financiers, elles peuvent détruire totalement leur bilan lors d’une crise boursière!

La masse colossale d’actifs financiers cotés sur les marchés mondiaux représente un risque potentiel de création de monnaie de base en quantité astronomique, comme on l’ a vu dans la crise de 2008 et à nouveau dans la crise du Covid!

Le système ne peut résister soit à une chute significative des fonds d’Etat, soit à une chute des indices boursiers de 30% ou encore à une fuite devant le dollar.

2 réflexions sur “Dans le monde post-moderne ou les perceptions comptent plus que les réalités, on peut accumuler des pertes, devenir insolvable, manipuler tous les prix, mettre le coût du risque à zéro , c’est vrai, mais …

  1. A la une des Echos du jour un bel exemple de post-vérité pour hâter la venue du QE comme d’autres veulent hâter celle du Messie.

    Le pire c’est qu’à mon avis il croit ce qu’il dit :

    Philip Lane, économiste en chef de la BCE : « La politique monétaire ne devrait pas rester restrictive pendant trop longtemps »

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    1. Le monde de la finance et de la monnaie ne peut tenir que si il fait « toujours plus » de ce qui le conduit à la crise; les élites n’ont qu’un seul objectif et un seul pouvoir: repousser, retarder.

      A long terme elles seront mortes ou à la retraite dorée. Au plan égoïste , individuel, du type Ayn RaNd elles sont rationnelles.

      Le calendrier n’est pas prévisible car au fur et mesure que nous dévalons la pente ou mieux que nous lévitons, les peuples sont de plus en plus anesthésiés, égarés, confus et ils tolèrent de plus en plus de mensonges de contrevérités et même spoliations.

      C’est le Réel qui un jour sous forme de hasard mettra un terme à la dérive pas la volonté des hommes qu’ils soient élites ou peuples.

      C’est le le tas de sable de Per Bak qui nous conduira à la falaise de Sénèque.

      Nous sommes déjà dans la « criticalité ». , La fenetre de criticalité est ouverte.

      C’est le « il » impersonnel de la Nécessité qui imposera la grande Réconciliation laquelle n’est rien d’autre que la manifestation de La Loi de la Valeur.

      La question de la solvabilité c’est la question de la Valeur; c’est a dire de l’adéquation des signes au réel qu’ils sont censés représenter.

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