Le Trumpisme se définit et s’analyse comme un nouveau moyen utilisé par les Etats Unis de dépasser les contradictions et les limites auxquelles ils sont confrontés.
Les remèdes soft anciens ont fait leur temps, ils ont montré leurs limites; Trump, ses conseils et les grands capitalistes qui le soutiennent en ont conscience, ils tentent autre chose.
Il ne s’agit pas de résoudre les problèmes , non il s’agit pas de dépasser les contradictions et de trouver une nouvelle synthèse; il s ‘agit de transgresser les règles qui avaient encore été acceptés avant; règles sur le libre échange, règles sur la coopération mondiale , règles sur la recherche de consensus, règles sur le fair-play etc.
L’idée -au niveau subjectif- de ce beau monde est de tirer le parti maximum de ce qu’ils croient être l’exceptionnalisme américain car ils y croient! la rationalité n’est pas dominante chez eux, mais plutôt l’empirisme et la superficialité. En particulier Trump et son entourage ne cherchent pas a analyser les tenants et aboutissants de la situation, mais, comme des butors, ils bousculent tout ce qui les bride et les empêchent de jouir pleinement de l’exceptionnalisme; il y a comme une volonté de ne plus avoir de retenue. Les notions de causes profondes, ils ignorent.
Le Trumpisme est une aventure qui repose sur cela: le viol, la transgression et le mépris de ce que pensent les autres, aussi bien les alliés que les rivaux. Il y a une volonté de briser les pratiques et accords antérieurs et de les remplacer par la force, par la torsion des bras et l’autorité tant que les USA sont encore prédominants.
En ce sens le Trumpisme est une continuité, avec une exacerbation et un abandon des formes polies, mais non pas une nouvelle ère.
En particuler on va utiliser sans retenue tous les atouts anciens, on va abuser -car c’est la clef de tout- de la monnaie, du privilège régalien , Imperial. Avec le cours forcé du dollar, des dettes américaines et le pillage des vassaux sommés de payer le cout du réarmement.
Le Trumpisme a des failles et des faiblesses endogènes, mais sa longévité dépendra des réactions de tous ceux qui sont violés, méprisés et là il n’y pas de raison d’être optimiste.
[Reuters] La Banque du Japon s’apprête à relever ses taux à leur plus haut niveau depuis 17 ans
[Bloomberg] Le vice-président chinois rencontre Elon Musk avant l’entrée en fonction de Trump
[WSJ] Le retour de Trump fait grimper les prévisions d’inflation des économistes
[FT] Trump peut-il gérer les nouvelles factions républicaines ?
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Enfin un article sur la « nouvelle amérique » un peu clairvoyant, parce le degré de phantasmes attribués à la « nouvelle gouvernance « de Trump est hallucinant
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Une fois de plus M. Bertez vous avez absolument raison.
Peu de choses à ajouter. La manière étatsunienne est celle de la nature profonde
du capitalisme, une barbarie. Même pas le sens animal du danger, ayant obtenu
une soumission quasi complète contre un peu de confort et du divertissement.
Les « ennemis » officiels sont travaillés par la même corrosion technico-financière.
Ce n’est qu’une dispute de clans mafieux se disputant le gâteau.
Les peuples -apparemment- ont cessé de vouloir disposer d’eux-mêmes.
En effet, pas de raison d’être optimiste. Mais parfois, contre toute raison,
l’imprévu se produit.
« Miserere nobis Deus secundum magnam misericordiam tuam »!
La miséricorde toutefois ne s’exerce que sur des humains, s’il en reste.
Les zombies ne sont pas concernés.
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