BRUNO BERTEZ
LE 22 JANVIER
On sait que les Etats Unis, la Fed et le DOJ ont tordu le bras à la Suisse pour lui faire abandonner le secret bancaire. Ils ont lié ceci à la fourniture de swaps en dollars afin d’éviter la faillite et la crise de refinancement des grandes banques suisses surexposées et en manque de dollars lors de la Grande Crise Financière (GFC).
L’interaction entre les États-Unis, la Réserve fédérale (Fed), le Département de la Justice (DOJ) et la Suisse concernant l’abandon du secret bancaire et la fourniture de lignes de swap en dollars pendant la crise financière est un exemple complexe de pression politique, économique et juridique.
Le DOJ a mené une offensive contre la neutralité suisse en ciblant directement les banques suisses, en particulier UBS et Credit Suisse. En utilisant les lois américaines comme le Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA), le DOJ a exigé des institutions financières étrangères qu’elles identifient et rapportent les comptes détenus par des citoyens américains. La pression s’est intensifiée avec des menaces de poursuites pénales et de lourdes amendes.
La crise financière de 2007-2008 a révélé une pénurie de liquidité en dollars, particulièrement pour les banques européennes, y compris celles en Suisse, qui avaient des engagements importants en dollars sans avoir accès à suffisamment de refinancements dans cette devise. Les banques européennes opèrent sur le marché de l’eurodollar, et elles ont des besoins de refinancement en « dollars » considérables.
La vraie crise de 2008 était non pas une crise des subprime comme on a voulu que vous le croyiez mais une crise du refinancement des grandes banques mondiales; la tuyauterie souterraine, la plomberie du refinancement de gros s’est colmatée. La Fed a établi des lignes de swap avec plusieurs banques centrales du monde, dont la Banque Centrale Européenne et la Banque Nationale Suisse (BNS). Ces lignes permettaient aux banques centrales étrangères de prêter des dollars à leurs banques commerciales pour éviter des faillites ou des crises de refinancement.
Bien que non formellement liées, la fourniture de swaps en dollars a été perçue comme une démonstration de la capacité des États-Unis à influer sur les politiques financières étrangères.
L’Europe et la Suisse, en quémandant cette aide, se trouvaient dans une position où elles devaient montrer allégeance et bonne volonté en matière de coopération fiscale, financière, et bien sur géopolitique . Comment par exemple résister aux sanctions géopolitiques et militaires imposées par les Etats-Unis quand vos banques, votre monnaie, l’épargne de vos concitoyens et vos entreprises peuvent être mises à terre en un week-end?
Cette dépendance , surtout celle des grandes banques françaises , allemandes comme la Deutsche Bank et Suisses comme UBS et Crédit Suisse, vous oblige a être « compliant » et a obéir. Vous ne pouvez être neutre, vous ne pouvez avoir une politique autonome. Vos banques avides de commissions et de parts de marché sur le gâteau financier mondial du recyclage des déficits américains vous ont vendu pour un plat de lentilles.
En dollarisant leurs bilans les banques internationales se soumettent aux volontés américaines mais, plus grave encore elles soumettent vos gouvernement qui eux, en retour vous soumettent.
C’est le grand secret que vous n’êtes pas censés connaitre, c’est celui des élites, des compradors et et des Grandes Fortunes.
La prise dans le maillage du tissus financier et bancaire international fait de vous, de vos gouvernements et vos pays des vassaux. Le reste, la corruption , la collusion, les fils à la patte, les chantages, tout cela c’est en prime.
La crise a mis en lumière l’interdépendance des marchés financiers mondiaux avec la menace d’une crise de liquidité en dollars.
Les lignes de swap se sont révélées cruciales pour stabiliser les marchés financiers et bancaires pendant la crise, montrant comment la politique monétaire et le privilège juridictionnel peuvent être utilisés non seulement pour des raisons économiques mais aussi pour des objectifs géopolitiques. La guerre contre la Russie a montré que l’on pouvait aller très loin.
En résumé, les États-Unis utilisent une combinaison de pressions financières, monétaires , légales, économiques et diplomatiques pour influencer la politique européenne liant subtilement les exigences de transparence et de coopération . La finance mondiale est un champ de bataille privilégié méconnu et pire, caché car honteux puisque c’est l’appat du gain des détenteurs de capitaux qui crée les dépendances. Il y a une sorte d’internationale noire des oligarques!
Que se passerait il pour les banques européennes insérées dans le maillage financier mondial du dollar et parties prenantes au recyclage des déficits américains si la Fed, le DOJ et le Tresor refusaient de leur fournir des dollars lors des crises de liquidité mondiale pour cause désobéissance?
Si la Réserve fédérale (Fed), le Département de la Justice (DOJ), et le Trésor américain décidaient de ne pas fournir de dollars aux banques européennes lors des crises de liquidité mondiale, l’impact pourrait être profond et multifacette.
L’impact serait direct sur les Banques Européennes : les banques européennes, souvent exposées et surexposées au dollar en raison de leurs activités de financement, d’investissement, et de prêt, se retrouveraient en manque de liquidités. Elles seraient incapables de répondre à leurs obligations financières, comme le remboursement des dettes en dollars ou le financement de nouvelles opérations
Sans accès aux lignes de swap en dollars ou à d’autres formes de soutien en liquidités, la plupart des banques pourraient faire face à une insolvabilité rapide. Cela pourrait mener à des faillites, des fusions forcées, ou des renflouements coûteux par les gouvernements européens.
Pour éviter la faillite, les banques pourraient être contraintes de réduire drastiquement leurs opérations, de se retirer de certains marchés, ou de vendre des actifs à perte, ce qui déstabiliserait encore plus les marchés financiers.
Mais il y a un gros mais: les banques européennes sont certes « tenues », fragiles vulnérables mais nous ne sommes pas démunis car nous avons la bombe atomique! Nous avons, nous sommes une arme de destruction massive.
La détresse des banques européennes déclencherait une réaction en chaîne à travers tout le système financier mondial. D’autres institutions financières, y compris celles hors d’Europe, et les américaines pourraient également être affectées, entraînant une crise financière plus large
Les marchés de capitaux européens et mondiaux subiraient une augmentation des taux d’intérêt sur les emprunts en dollars, rendant plus coûteux le financement pour les entreprises et les gouvernements du monde entier; notre situation de détresse se propagerait.
Le commerce international, qui repose largement sur le dollar comme monnaie de transaction, devrait diminuer. Les entreprises européennes et d’autres pourraient avoir des difficultés à financer les importations ou les exportations.
Alors que Trump et ses alliés oligarques sont décidés a utiliser toutes les armes pour mettre le monde a genoux et piller irremédiablement les européens il est urgent, indispensables que les pays européens réduisent leur dépendance au dollar, poussent vers une plus grande diversification des réserves en devises et à l’utilisation accrue d’autres monnaies dans le commerce international.
Les Européens doivent lutter contre l’hégémonie du dollar en s’alliant avec les BRICs et la Chine. Ils doivent réaccumuler de l’or, c’ est une sécurité minimum et même temps qu’une arme defensive contre les folies américaines.
Ils doivent d’urgence développer leur marché financier intérieur et, pour le rendre attrayant, relever le taux de profitabilité de leurs économies.
Ils doivent aussi réformer les statuts et règles de la BCE; les banques centrales européennes devraient être incitées à renforcer leurs propres mécanismes de soutien à la liquidité, voire à développer des alternatives aux lignes de swap de la Fed.
Il faut prioritairement virer Lagarde qui est le cheval de Troie américain dans la forteresse européenne.
Les américains ne « donnent » pas des dollars par plaisir. Ils savent qu’une défaillance extérieure peut, in fine, les atteindre Leur domination est principalement la conséquence de la dépendance des vassaux à l’égard du dollar mais c’est aussi en germe et à terme la destruction assurée de ce même dollar puisqu’à chaque crise il faut en imprimer davantage.
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« L’Europe et la Suisse, en quémandant cette aide, se trouvaient dans une position où elles devaient montrer allégeance »
Pour les fans d aviation , alors que le Rafale était donné vaiqueur pour être le prochain cheval de bataille de l Armee de l air Suisse, il y a eu un revirement soudain.
Le F-35 , monoreacteur , est principalement avion d attaque a été choisi par l Armee de l air Suisse…..comme intercepteur.
Choix annonçait juste après le sommet du 16 juin 2021 entre Biden et Poutine à Genève…
Admirons la belle « clé de bras » adminitré aux Suisses
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/les-etats-unis-vont-ils-imposer-le-f-35-a-la-suisse-face-au-rafale-et-a-l-eurofighter-887769.html
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Si et seulement si il n’y avait que Lagarde comme Cheval de Troie, mais la réalité c’est que nous sommes infiltrés et corrompus et manipulés jusqu’à l’os. L’UE est un véritable cartel au service des intérêts US, les valises de dollars y circulent avec la vélocité qui est la contre partie du manque de dynamisme de l’économie européenne. Nos médiocres politiques sont tous achetés ou presque pour une poignée de billets verts. Nos oligarques ne sont hautement richissismes que par la volonté du billet vert de s’imprimer toujours plus, que valent réellement leurs fortunes sans lui ?
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Vous avez raison mais Lagarde dont la compétence était sérieusement mise en cause il y a un an dans un rapport syndical de la BCE vite enterré est quand même un sacré spécimen qui ne cache même plus ses allégeances.Dès Trump élu elle a déclaré qu’il fallait augmenter nos achats de matières premières énergétiques aux Etats-Unis. Alors Présidente de la BCE ou porte parole US ?
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