Editorial. Trump veut maintenant l’impossible, il veut le beurre, l’argent du beurre et baiser la crémière.

Le système monétaire actuel confère des avantages considérables aux Etats Unis.

Ils surconsomment, ils n’épargnent pas, ils investissent avec l’argent des autres.

Ils n’accomplissent pas les taches du prolétariat et du sous prolétariat

ils pillent l’épargne du monde entier,

ils imposent les prix qui leur conviennent par l’échange inégal,

ils imposent leur conception de la valeur et des prix

ils touchent un seigneuriage,

ils accumulent des dettes qu’ils n’honoreront jamais

en échange de morceaux de papier ils attirent à eux toutes les richesses réelles du monde

soit sous forme de marchandises , biens et services, soit sous la forme d’acquisitions de patrimoines ou firmes à l’étranger.

En 1971 ils se sont donné la possibilité de créer autant de monnaie, de dettes, de crédit, de monnaie vraie ou fausse que cela leur convenait.


Vis a vis des Européens Nixon et Kissinger ont dit c’est votre punition car vous ne contribuez pas assez aux dépenses de votre défense.

Ce fut la même chose avec le Japon et divers autres pays.

D’une façon général le privilège monétaire des Etats -Unis s’analyse comme une contrepartie de la fonction mondiale de gardien de l’ordre post Seconde Guerre Mondiale.

Le reste du monde paie de manière « soft », cachée, non visible le cout de sa défense et du maintien de l’ordre mondial, mais cette contribution au cout de l’ordre mondial devient colossale et disproportionnée.

Au fil des crises les Etats Unis, et singulièrement depuis 2007, ont renforcé leur seigneuriage, ils ont considérablement aggravé les inégalités, ils ont accumulé les promesses.

Cyniquement ils ont considérablement augmenté les privilèges monétaires et financiers , Ils ont abusé du pouvoir de créer de la dette, du crédit et de la monnaie et ils ont en plus imposé une domination juridictionnelle exorbitante.

En échange de son rôle mondial l’Amérique a extorqué une prospérité scandaleuse au reste du monde. Mais la crise du capitalisme financier étant sans pitié, il en faut toujours plus; il faut toujours augmenter les taux de pillage et d’exploitation ; ils sont confronté aux conséquences de leur comportement , à l’accumulation de leurs dépenses non financés, à leur gaspillage, à leur insolvabilité, à leur désindustrialisation . Il leur faut continuer de soutenir leur masse astronomique de capital fictif etc

Trump est un simplet. Un primaire. Il constate tout cela et il veut maintenant l’impossible, il veut le beurre, l’argent du beurre et baiser la laitière.

il veut

à la fois continuer à traiter inégalitairement le reste du monde et utiliser l’unilatéralité

et en même temps

il veut que le reste du monde paie égalitairement le cout du maintien de l’ordre mondial maintenant dégénéré qui convient aux USA!

Le reste du monde est sommé de payer deux fois !

Une fois par le maintien du seigneuriage et du privilège exorbitant de pouvoir de piller

Une fois par les contributions directes « équilibrées » aux dépenses du maintien de l’ordre mondial.


Le Reste du monde doit payer les charges de sa propre domination, de sa spoliation et sans avantage aucun!

Il n’a même plus le droit -reconnu dans le passé- de bénéficier du « privilège » de travailler pour les Américains, d’alimenter leur consommation, leur surconsommation, leur obésité. Trump ne reconnait même plus le droit au reste du monde de pouvoir travailler pour un salaire modeste, souvent spoliateur, pour entretenir la jouissance de la population américaine.

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