Le risque de baisse est bien plus important que ce à quoi la plupart des gens sont préparés …

Et cette fois, il ne s’agit pas seulement de croissance, de bénéfices ou de taux d’intérêt, mais de fragilité du système.

Jeffrey Snider

Jusqu’où le S&P 500 pourrait-il réellement descendre ?

Quelqu’un m’a demandé : « Jusqu’où voyez-vous le S&P 500 descendre ? » La réponse courte ? Je ne ferai pas de prédiction, car les prédictions sont toujours fausses.

Mais je vais vous expliquer la logique.

Les marchés ne craignent pas les « ralentissements ». Ils craignent les récessions traditionnelles.

Celles qui se caractérisent par une contraction du PIB réel, une baisse de l’emploi et un choc financier.

Et nous pourrions être au bord d’une récession.

Si nous entrons dans une récession de type traditionnel, avec tous les signes classiques, le S&P 500 pourrait subir une baisse bien plus importante qu’on ne le pense. Historiquement, les récessions réduisent d’environ 30 % le cours de l’action. La comparaison n’est pas parfaite, chaque cycle étant différent, mais elle donne un aperçu.

Considérons maintenant les autres aspects :

-la bulle de l’IA montre des signes d’éclatement.

-Les spreads de crédit se creusent, signe d’une peur croissante.

-Des problèmes de garanties/collateraux monétaires pourraient survenir si les marchés du crédit spéculatif se revulsent

.Si l’on met tout cela ensemble, on s’attend à une potentielle liquidation en plusieurs phases. Non seulement à cause du ralentissement économique, mais aussi à cause de la fragilité de la structure du marché.

Même sans récession classique, le pire scénario macroéconomique serait que rien ne change. Le monde continuerait d’oublier comment croître. Les actions pourraient alors rebondir… mais ce serait une illusion.

En bref : le risque de baisse est bien plus important que ce à quoi la plupart des gens sont préparés.

Et cette fois, il ne s’agit pas seulement de bénéfices ou de taux d’intérêt, mais de fragilité du système.

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