Voici un auteur respecté Michael Pettis qui defend la position de Trump.
Suite à l’annonce par Donald Trump de hausses de droits de douane sur les importations américaines , Pettis a défendu un point de vue contraire au consensus économique dominant Pour lui les droits de douane peuvent parfois être bénéfiques pour un pays, voire pour l’économie mondiale.
Son argumentation repose sur l’idée que :
« [contrairement aux années 1930], les Américains consomment une part bien trop importante de ce qu’ils produisent, et doivent donc importer la différence. Dans ce cas, les droits de douane (correctement appliqués) auraient l’effet inverse des droits de douane Smoot-Hawley des années 1930.
En taxant la consommation pour subventionner la production, les droits de douane modernes redirigeraient une partie de la demande américaine vers l’augmentation de la quantité totale de biens et services produits aux États-Unis.
Cela entraînerait une hausse du PIB américain, entraînant une hausse de l’emploi, des salaires et une réduction de la dette. Les ménages américains pourraient consommer davantage, même si la consommation en pourcentage du PIB diminuait. »
Pettis poursuit : « Grâce à son compte commercial relativement ouvert et à son compte de capital encore plus ouvert, l’économie américaine absorbe plus ou moins automatiquement l’excédent de production de ses partenaires commerciaux qui ont mis en œuvre des politiques de « chacun pour soi ».
Elle est le consommateur mondial de dernier recours. L’objectif des droits de douane pour les États-Unis devrait être de supprimer ce rôle, afin que les producteurs américains n’aient plus à ajuster leur production aux besoins des producteurs étrangers. C’est pourquoi ces droits de douane devraient être simples, transparents et largement appliqués (en excluant éventuellement les partenaires commerciaux qui s’engagent à équilibrer leurs échanges intérieurs). L’objectif ne serait pas de protéger des secteurs manufacturiers spécifiques ou des champions nationaux, mais de contrer l’orientation pro-consommation et anti-production des États-Unis. »
Pettis affirme que les droits de douane américains, bien qu’il s’agisse d’une taxe sur la consommation, n’aggraveraient pas nécessairement la situation des consommateurs américains. « Les ménages américains ne sont pas seulement des consommateurs, comme de nombreux économistes voudraient le faire croire, mais aussi des producteurs. Une subvention à la production devrait inciter les Américains à produire davantage, et plus ils produisent, plus ils sont en mesure de consommer. »
Par exemple, si les États-Unis imposaient des droits de douane sur les véhicules électriques, les constructeurs américains seraient incités à augmenter leur production nationale de véhicules électriques suffisamment pour accroître la production totale américaine de biens et de services. S’ils le faisaient, les travailleurs américains en bénéficieraient sous la forme d’une hausse de la productivité. En retour, cela entraînerait une hausse des salaires supérieure à l’impact initial des droits de douane sur les prix, et les consommateurs américains s’en trouveraient améliorés.
Pettis soutient que « ce sont les droits de douane directs et indirects qui, en dix ans, ont transformé la production chinoise de véhicules électriques, qui était loin derrière celle des États-Unis et de l’UE, en la faisant devenir la plus importante et la plus performante au monde » . Les droits de douane ne constituent donc peut-être pas un moyen particulièrement efficace pour la politique industrielle d’imposer ce rééquilibrage de la consommation vers la production, mais ils y contribuent , et « il est soit très ignorant, soit très malhonnête de la part des économistes de ne pas en reconnaître le fonctionnement… S’opposer par principe à tous les droits de douane montre à quel point le débat sur le commerce est idéologiquement hystérique parmi les économistes traditionnels. »
Conclusion Gulliver consomme trop, il est trop gras et trop gros il faut qu’il maigrisse et se remette a produire et faire des efforts; produire au lieu de jouir..

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J’aime ben la conclusion avec Gulliver qui résume bien le tout ! 🙂
Encore une fois il est difficile à prédire si ce changement de paradigme marchera ou pas, et surtout si il aura le temps d’être mis en place car malheureusement ou heureusement (suivant les points de vue) l’horizon politique de 4 ans (voir 2 ans jusqu’à mi-mandat) est très court pour essayer de changer un processus en place depuis plusieurs décennies .. et la résistance du système globaliste est redoutable avec son l’armada d’économistes (très majoritairement de la finance), de financiers, de journalistes, de politiques du système qui soutiennent que ça sera une catastrophe et que tout le monde y perdra (exactement comme au moment du Brexit), ils ont évidemment un biais facile et conformiste .. c’est tellement plus simple d’avoir tord avec tout le monde et surtout que tout continue comme avant car eux ont plus à perdre qu’à gagner.
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