Je suis désolé de le dire mais je n’ai vu aucune analyse satisfaisante des décisions de Trump.
Toutes sont simplettes aussi simplettes que les mesures de Trump lui même.
Toutes sont mécanistes et linéaires, aucune n’est complexe, fractale, innovante ou prospective
Toutes sont politisées, idéologiques, partisanes
Toutes négligent le BA BA de la réflexion sur les mouvements historiques et l’adaptation lesquels sont articulés autour du Triangle dialectique : action, réaction, résultante. ou rupture, crise, dépassement
Toutes se focalisent sur l’aspect marchandises/biens c’est à dire l’actif du système, sur ce qui est vu ce qui est tangible
Toutes négligent l’essentiel a savoir que ce qui fait problème dans les décisions de Trump c’est le passif antérieur accumulé et rigide, ce passif était un ensemble de promesses que l’on ne pourra tenir, Les flux monétaires, financiers, les prix des actifs, des dettes, le crédit et le valeurs de la propriété et du capital en général tout va se réaménager ce qui va s’ajouter aux bouleversements en cours produits par les décisions climatiques inadaptées et imbeciles.
La baisse de la croissance des échanges commerciaux due aux droits de douane entraînera une diminution des flux de capitaux internationaux, réduiront la liquidité, le gout pour le risque et la valeur des flux futurs , valeurs qui déterminent la valeur actualisée du capital
Toutes les pseudo analyses en définitive raisonnent comme Trump c’est à dire mal car elles oublient que la libéralisation des échanges a produit un système mondial original, des structures, des superstructures, des infrastructures, des valeurs relatives spécifiques, des rapports sociaux nouveaux etc
En un mot, Trump plaque du variable sur du fixe et c’est exactement la définition d’une crise; une crise c’est quand un invariant se met à varier.
Pour éviter le chaos quand on met du variable sur du fixe il faut jouer sur l’intermédiaire de tout; la monnaie.
il faut rendre la monnaie souple, fluide, ajustable etc et c’est ce que les gnomes n’ont pas compris empêtrés dans leur haine de Trump.
EN PRIME
ANALYSE DE SURFACE

L’impact global des hausses de tarifs douaniers de Trump est d’augmenter le taux tarifaire moyen sur les importations de biens américains à 26 %, le niveau le plus élevé depuis 130 ans.
. La formule utilisée pour établir le tarif douanier applicable à chaque pays exportant vers les États-Unis n’est liée à aucune taxe, subvention ou barrière non tarifaire injuste imposée par certains pays sur les exportations américaines. Elle suit plutôt une formule simple : le montant du déficit commercial des États-Unis avec chaque pays divisé par le montant des importations américaines en provenance de ce pays, puis divisé par deux.
Un exemple : les États-Unis accusent un déficit de 123 milliards de dollars avec le Vietnam, dont ils importent 137 milliards de dollars. On considère donc que ce pays a des barrières commerciales équivalant à un tarif douanier de 90 %.
La formule américaine applique un tarif réciproque de moitié (45 %), afin de réduire le déficit bilatéral de moitié. Problème : le Vietnam n’applique pas de tarif douanier de 90 % sur les exportations américaines ; il ne peut donc pas éviter une baisse de ses ventes aux États-Unis en acceptant de réduire ses « tarifs » sur les exportations américaines.
Ces mesures auront un impact significatif sur les pays du Sud. Certains des taux de droits de douane les plus élevés se trouvent dans les pays en développement à faible revenu d’Asie du Sud et du Sud-Est, comme le Cambodge ou le Sri Lanka.
Les droits de douane imposés par Trump ne concernent que les importations de biens, et non de services. Les États-Unis accusent un déficit sur leurs échanges de biens avec les pays de l’Union européenne ; Trump a donc imposé des droits de douane de 20 % sur ces importations. En revanche, aucune mesure n’est appliquée aux services environ 20 % du commerce mondial. L’UE enregistre un excédent sur les échanges de biens avec les États-Unis, mais un déficit important sur les échanges de services (banque, assurance, services professionnels, logiciels, communications numériques, etc.). Si les services avaient été inclus, le déficit des États-Unis avec l’UE aurait pratiquement disparu.
Tous les pays, même ceux qui affichent un déficit commercial avec les États-Unis, sont soumis à un droit de douane de 10 %. Cela s’applique également aux pays n’ayant aucun commerce avec les États-Unis ni avec aucun citoyen (Diego Garcia, Antarctique…).
Le droit de douane appliqué au Royaume-Uni est de 10 %, par exemple. Ainsi, bien que le commerce de biens du Royaume-Uni soit quasiment équilibré avec celui des États-Unis (58 milliards de dollars contre 56 milliards de dollars), il subira néanmoins une perte d’exportations de biens vers son principal partenaire commercial, les États-Unis.
Si la formule tarifaire de Trump pour les biens était appliquée au Royaume-Uni, il ne devrait y avoir aucun droit de douane sur les importations en provenance du Royaume-Uni.
En revanche, si le commerce de services était inclus, le droit de douane sur les importations en provenance du Royaume-Uni serait de 20 % ! Morgan Stanley estime que le nouveau régime tarifaire pourrait réduire jusqu’à 0,6 point de pourcentage la croissance du Royaume-Uni
es droits de douane entraîneront une hausse substantielle des prix. Les consommateurs américains seront les plus touchés par une grande variété de produits alimentaires de base et de biens essentiels physiquement impossibles à produire localement, les ménages les plus pauvres étant les plus durement touchés. L’industrie américaine devra faire face à la hausse des coûts des fournitures intermédiaires, des machines et des équipements clés, éclipsant ainsi les bénéfices marginaux d’une réduction de la concurrence étrangère.
Autre exemple : les droits de douane de 54 % imposés à la Chine pourraient entraîner une baisse de 507 milliards de dollars des importations, alors que la Chine n’exporte que 510 milliards de dollars. Les droits de douane imposés par Trump à la Chine réduiraient les importations américaines d’environ 20 %. Cela provoquerait un « choc d’offre » similaire à celui de la pandémie, entraînant une récession et/ou une inflation aux États-Unis.
Les représailles d’autres pays entraîneront une baisse des exportations américaines. Dans les années 1930, après l’imposition des droits de douane Smoot-Hawley, ces représailles ont entraîné une chute de 33 % des exportations américaines et un ralentissement du commerce international, appelé « spirale Kindleberger » : un cycle où les droits de douane réduisent les échanges commerciaux, puis les représailles les réduisent encore davantage, puis de nouvelles représailles, puis des effets de premier ordre sur la production, puis des effets de second ordre, puis davantage de droits de douane et de représailles, jusqu’à ce que le commerce mondial chute de 3 milliards de dollars en janvier 1929 à 1 milliard de dollars en mars 1933.
Une guerre commerciale tarifaire frapperait l’économie américaine plus durement que la loi Smoot-Hawley, puisque le commerce représente aujourd’hui trois fois plus de PIB qu’en 1929, et représentait 75 % du PIB en 2024, contre environ 6 % en 1929.
Le PIB réel des États-Unis pourrait baisser de 1,5 à 2 points de pourcentage cette année et l’inflation pourrait atteindre près de 5 % si ces tarifs ne sont pas rapidement annulés (prévisions UBS).
La baisse de la croissance des échanges commerciaux due aux droits de douane entraînera une diminution des flux de capitaux internationaux, affaiblissant ainsi les investissements et la croissance économique à l’échelle mondiale.