Ne pas négliger. Snider se mouille, il diagnostique une déflation sanglante; je penche en ce sens mais tout est encore évolutif et reversible

Jeffrey P. Snider

Le signal le plus important de la finance vient de se produire

Quelque chose vient de se produire au plus profond du système financier… et presque personne n’en parle.

Cette semaine, un signal de marché critique, que nous suivons depuis des années, a plongé à des niveaux historiquement bas, pires que pendant la crise de 2020.

Non seulement ce signal est plus précis que la courbe des taux… Il est un lien direct avec la façon dont les plus grands courtiers en argent, les banques et les entreprises se préparent pour l’avenir.

Et que signale-t-il maintenant ? Déflation.

Fragilité.

Et des taux d’intérêt qui baissent… et qui y restent. Dans la vidéo d’aujourd’hui, j’explique : Ce qu’est ce signal donné par les spreads de swap et pourquoi il est si important

Ce que la récente chute signifie réellement pour l’économie et les marchés

Pourquoi lz CPI négatif surprise de mars ne fait que confirmer ce que ce signal suggère depuis des mois

Regardez le détail complet ici : [ https:// youtu.be/eyW66Qgoi3M?si =Uz06q0KXZmEeA3Xr …

EN PRIME

L’exemple de 2007

En juin 2007, les rendements obligataires à long terme, notamment celui des bons du Trésor américain à 10 ans, ont connu une forte hausse, passant d’environ 4,6 % fin mai à près de 5,3 % mi-juin.

Cette évolution a retenu l’attention des économistes et des journalistes financiers de l’époque, et ils ont avancé plusieurs explications :

1. Données économiques solides et inquiétudes concernant l’inflation L’économie américaine semblait résiliente début 2007, avec une croissance du PIB et des chiffres de l’emploi solides. Des rapports suggéraient que la Réserve fédérale pourrait devoir maintenir, voire relever, ses taux d’intérêt pour freiner l’inflation, malgré les fissures naissantes dans le secteur immobilier. L’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) restait supérieure à la zone de confort de la Fed, ce qui faisait craindre un nouveau resserrement monétaire.

2. Rhétorique belliciste de la Fed Les responsables de la Fed, dont le président Ben Bernanke, ont exprimé leurs inquiétudes concernant l’inflation dans leurs discours, minimisant les risques liés aux prêts hypothécaires à risque (qui étaient alors perçus comme un problème contenu). Le marché a interprété cela comme une probabilité réduite de baisses de taux en 2007, poussant les rendements à la hausse.

3. Ventes massives d’obligations mondiales et baisse de la demande Les rendements ont augmenté à l’échelle mondiale, en partie en raison d’un changement dans les anticipations concernant les politiques des banques centrales (par exemple, la BCE était également en phase de resserrement). La demande étrangère de bons du Trésor américain pourrait avoir temporairement faibli, exacerbant ainsi la chute des taux.

4. Facteurs techniques et positionnement De nombreux investisseurs s’attendaient à un ralentissement de la croissance (et donc à une baisse des rendements), mais la vigueur des données a contraint à un dénouement rapide de ces opérations. L’activité de couverture des prêts hypothécaires (la hausse des rendements ayant entraîné un ralentissement des remboursements anticipés) a peut-être également contribué à la volatilité.

5. Que disaient les économistes et les journalistes ? Le retour des « vigilants obligataires » ? Certains commentateurs (par exemple, le Wall Street Journal et le Financial Times) ont souligné que les investisseurs obligataires exigeaient des rendements plus élevés pour les mettre en garde contre les risques d’inflation. « La croissance surmonte les craintes des subprimes » De nombreux analystes pensaient que l’économie résisterait à la crise immobilière, ce qui entraînerait une réévaluation des taux à long terme.

6. L’accent mis par Bernanke sur l’inflation Son discours du 5 juin, mettant l’accent sur l’inflation (plutôt que sur les risques de croissance), a été considéré comme un élément déclencheur clé de la vente massive.

Pourquoi c’était important La hausse des rendements a eu des effets immédiats : les taux hypothécaires ont bondi, aggravant le ralentissement du marché immobilier. Les marchés boursiers ont brièvement vacillé (le S&P 500 a chuté d’environ 3 % en juin), car la hausse des rendements menaçait les coûts d’emprunt des entreprises.

Ironiquement, ce fut l’un des derniers sursauts de la « vieille normalité » avant que la crise financière ne s’installe fin 2007. En août, les rendements ont chuté alors que la Fed s’est tournée vers des baisses de taux en urgence.

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