L’or à un niveau record et l’indice du dollar DXY à son plus bas niveau en deux ans en disent plus que TOUT sur la période actuelle d’incertitude et de volatilité. A mi journée le DXY est passé sous les 100.
Ces mouvements reflètent également l’intensification d’un processus inquiétant sur plusieurs années à savoir la diversification/couverture des réserves très progressives mais constantes à la marge de certains pays en réponse à ce qu’ils considèrent comme une érosion du statut de « refuge » de longue date du Américain.
Le vrai point faible américain identifié depuis longtemps les Chinois , les Russes et même par Bin Laden c’est le talon d’Achilles de l’acceptation du dollar par le reste du monde; le dollar est la béquille des Etats Unis, c’est en même temps leur point et leur point faible.
Le dollar sous sa forme la plus évidente est concrétisé/embodied par/dans la dette américaine c’est à dire les Treasuries a long terme et singulièrement le 10 ans ; c’est la pierre angulaire à la fois de l’édifice américain et du système bancaire mondial. Mais c’est aussi? sous sa formes subreptice, cachée, non6suE le vrai système monétaire global sous sa forme de « dollar » c’est à dire de bestiole ou de promesse plus ou moins virtuelle connue sous le nom de « eurodollar » ou « asiadollar ». La mise en risk-off du monde financier pénalise les capacités bilantielles du système bancaire mondial en haussant les value@risk, et ceci détruit la capacité à produire des « dollars ».
Les autorités américaines contrôlent plus ou moins le dollar, plutôt moins que plus, mais elles ne contrôlent pas le « dollar » !
L’acceptation du dollar est complexe, dialectique car il ne s’agit pas de savoir si vous aimez le dollar ou pas mais de savoir si vous pouvez vous en passer ou pas?
Si vos banques, vos grandes entreprises, vos institutions, sont endettées en dollar alors vous êtes dollar- dependant car en fait vous êtes acheteurs potentiels de dollars pour couvrir vos dettes.
Vous êtes comme je le dis et redis dollarisés!
Les USA ont des besoins contradictoires en matière de taux de change, sous certains aspects ils ont besoin d’un dollar fort pour attirer et stabiliser les capitaux étrangers , sous d ‘autres aspects comme celui de la réindustrialisation ils ont besoin d’un dollar nettement plus bas, de l’ordre de -15 à -20% en terme de DXY !

