Editorial. « Trump et Xi se préparent à une guerre dont personne ne veut »/ »Un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre, on le sait bien .. c’est le destin. »

Bloomberg a ce jour un editorial très riche intitulé:

« Trump et Xi se préparent à une guerre dont personne ne veut »

Nous sommes au cœur du sujet et au cœur de la problématique que je développe à savoir que la guerre n’est pas un choix subjectif, mais une Necessité tragique objective.

J’écris depuis 2009 « Un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre, on le sait bien .. c’est le destin. »

Je l’écris pour marquer le caractère in2luctable, tragique de la guerre dont le processus a été enclenché en 2008 lorsque les élites alliées aux kleptocrates et au pouvoir politique ont refusé de purger la pourriture de la crise et choisi la fuite en avant.

Elles ont chois le « kick the can », l’Hotel California, brulé les vaisseaux ai-je expliqué sans relâche et toujours avec raison, étape par étape. La guerre est notre destin dès lors que l’on dévale la pente de la suraccumulation de capital, de la concurrence pour les ressources, pente qui conduit aux affrontements impérialistes à l’extérieur et aux dislocations sociales à l’intérieur.

La fuite en avant impliquait la mise en place d’un engrenage terrible; à savoir celui du le « jeu à somme nulle », « la fin de la cooperation dite gagnant-gagnant ». Ce qui signifiait la compétition puis la rivalité stratégique à l’extérieur et la surexploitation conflictuelle à l’intérieur.

En clair ai-je écrit à satiété; « quand le butin vient a se raréfier et à manquer, les bandits s’entretuent« .

Pour éviter cela il eut fallu diminuer le nombre de bandits ce qui signifie euthanasier beaucoup de capital et de capitalistes, réduire le nombre des ayants-droits en laissant mourir de sa belle mort le capital dynastique, financier et bancaire inefficace, périmé, dépassé.

Mais ceci n’a pas été fait: comme ILS ont dit a l’époque, « nous avons sauvé l’ordre social »; ils ont sauvé leur ordre social au détriment de l’avenir, au prix de la destruction du futur; le mort, le zombie a préféré tuer le vif plutot que d’accepter la logique de l’euthanasie et de l’adaptation . Les riches ont refusé de se couper un bras. On a refusé la loi de la vie qui est que le serpent ne survit que de sa mue.

Tout a été noué à ce moment précis ou les Bernanke et Geithner ont choisi de « canner » devant les banquiers et les gros capitalistes « qui avaient joué aux dès notre royaume », et les ont sauvé par peur qu’ils ne fassent tout sauter; le politique s’est révélé otage des ultra riches et nous en payons le prix; le capitalisme moderne est un système pervers de tiers payants; Milton Friedman avait vu juste

On a choisi sciemment la poursuite de la fuite dans les dettes, l’irresistible ascension du capital fictif et de son pouvoir .

On a pratiqué le coûte que coûte aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur; à l’intérieur, dislocation sociale populiste par les inégalites et à l’exterieur, la rivalité, puis guerre froide, puis guerre chaude.

L’engrenage lancé en 2009 a produit sa logique: une guerre inéluctable dont personne ne veut.

Essai du week-end
Se préparer à une guerre dont personne ne veut

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