Adam Posen qui est un auteur et praticien exceptionnel soutient que l’administration Trump et les États-Unis ne disposent pas d’une position dominante dans une guerre commerciale avec la Chine.
Je me rallie à ses analyses et à ses conclusions.
Je veux seulement ajouter qu’il passe à coté de ce qui pour moi est l’argument essentiel: les Etats-Unis sont une économie pour le profit et exclusivement pour le profit alors que la Chine n’est pas un système pour le profit.
La chine sert partiellement du critère du profit mais elle nest pas dominée par lui.
ELLE PEUT ECHAPPER A LA DICTATURE DU PROFIT:
A CAUSE DE SON MODE DE FONCTIONNEMENT POLITIQUE; LES OLIGARQUES ONT ETE NEUTRALISES ET MIS AU PAS.
A CAUSE DU POIDS CONSIDERABLE DES INVESTISSEMENTS PUBLICS.
A CAUSE DU ROLE SECONDAIRE DE LA BOURSE.
A CAUSE DE SON CONTROLE DES MOUVEMENTS DE CAPITAUX ET DE SA RELATIVE FERMETURE/PROTECTION
LE POINT FORT DES ETATS UNIS QUI EST LE TAUX DE PROFITABILITE DE SON SYSTEME DEVIENT SON POINT FAIBLE QUAND IL Y A UN BOULEVERSEMENT QUI REDUIT CE TAUX, NE SERAIT CE QUE TEMPORAIREMENT.
L’OBSESSION DU PROFIT AUX ETATS UNIS VA DE PAIR AVEC LE COURT TERMISME, OR L’ACTION DE TRUMP VA FAIRE MAL DANS LE COURT TERME MEME SI A LONG TERME ELLE PEUT ETRE POSITIVE; CE QUI RESTE A VOIR.
Le profit aux Etats Unis est le moteur de tout: l’investissement, l’enrichissement, il est central dans la question de la stabilité financière car tous les agents économiques sont surendettés et ont besoin de rouler les dettes .
Aux USA deja on constate un raccourcissement de l’horizon d’investissement
Au fond la question se résout à ceci; dans les situations de coups durs quel est le système le mieux placé, est-ce le système capitaliste ou bien est-ce le système mixte à domination politique? Qui peut le mieux supporter les chocs, qui peut le mieux piloter dans les eaux dangereuses?
Ce qui me frappe d’ailleurs c’est le fait qu’implicitement, les pays soi disant libéraux et capitalistes depuis la multiplication des crises ne cessent de se rapprocher des modeles mixtes, dirigistes. Il doit bien y avoir une raison.
« Les guerres commerciales sont faciles à perdre : Pékin a une domination en matière d’escalade dans la lutte tarifaire entre les États-Unis et la Chine » par Adam S. Posen **
Résumé.
Argument principal Adam S. Posen soutient que, contrairement à ce que croit l’administration Trump, les États-Unis ne disposent pas d’une position dominante en matière d’escalade dans une guerre commerciale avec la Chine.
Au contraire, la Chine est mieux placée pour résister à un conflit tarifaire et l’intensifier, ce qui rend les guerres commerciales « faciles à perdre » pour les États-Unis[1].
Points clés
– Idées fausses sur les déficits commerciaux : L’administration Trump affirme que, parce que les États-Unis importent plus de Chine qu’ils n’exportent, ils sont moins vulnérables aux représailles chinoises. Posen réfute cette affirmation, expliquant que les deux camps sont lésés dans une guerre commerciale, et que le camp qui accuse un déficit commercial (les États-Unis) est en réalité plus exposé aux difficultés économiques[1]. –
Explication de la domination par l’escalade : La domination par l’escalade signifie qu’une partie peut aggraver un conflit de manière plus dommageable pour l’adversaire que pour elle-même. L’administration estime que les États-Unis détiennent ce pouvoir, mais Posen soutient le contraire : la position de la Chine en tant que pays excédentaire et fournisseur clé de biens essentiels lui donne l’avantage[1].
Vulnérabilités économiques : Les États-Unis dépendent des importations chinoises pour des biens essentiels
– ingrédients pharmaceutiques, semi-conducteurs, minéraux, etc.
qui ne peuvent être remplacés facilement ou rapidement. Interrompre ces importations entraînerait des pénuries, une hausse des coûts et une stagflation (inflation et stagnation économique simultanées)[1].
Impact sur l’investissement et la confiance :
L’imprévisibilité et la nature autodestructrice des tarifs douaniers à grande échelle découragent l’investissement dans l’économie américaine, sapent la confiance dans la politique économique américaine et rendent les accords négociés avec la Chine plus difficiles à conclure[1].
Comparaison avec les bourbiers historiques : Posen compare l’approche américaine à la guerre du Vietnam
– un conflit auto-infligé et impossible à gagner qui érode la confiance dans le leadership américain tant au niveau national qu’international[1].
Conclusion Posen conclut que les États-Unis sont mal préparés à une guerre commerciale avec la Chine et risquent de souffrir davantage d’une escalade. Il prévient que les stratégies tarifaires actuelles sont économiquement imprudentes et risquent de se retourner contre eux, augmentant l’influence de la Chine et rendant les États-Unis plus vulnérables aux chocs économiques[1]. Sources [1] Les guerres commerciales sont faciles à perdre. Pékin connaît une escalade et domine la lutte tarifaire entre les États-Unis et la Chine.pdf