| Observatoire de la politique nationale BVA Xsight-RTL : Avril 2025 |
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| Déficit public : les Français s’inquiètent de plus en plus Un niveau de préoccupation élevé : 80% se disent inquiets, dont 43% que cela préoccupe « beaucoup » Un sujet de préoccupation qui progresse régulièrement (19% ; +5 août 2024) mais qui reste loin derrière le pouvoir d’achat (46%), la santé (37%) ou la sécurité (34%) Conférence de presse de François Bayrou : une alerte jugée plutôt justifiée mais des efforts à venir qui suscitent déjà colère et mécontentement Une part significative de Français légitime la conférence de presse de François Bayrou en la jugeant plutôt justifiée (50%, contre 26% qui la jugent injustifiée) A noter qu’un Français sur quatre ne se prononce pas sur la question (24%), signe d’un certain manque d’intérêt pour ce sujet exprimé par une partie significative de la population La perspective d’efforts significatifs à fournir inspire d’abord colère (25%) et mécontentement (23%) chez les Français, bien plus que compréhension (20%) et approbation (10%) Une France qui « ne travaille pas assez » ? Un constat qui divise les Français Des propositions réfutées par une majorité de Français (54%), dont 37% qui ne sont « pas du tout d’accord »Seuls 39% sont d’accord avec ce constat, notamment parmi les sympathisants du centre (70%) et les retraités (56%) Lutte contre les déficits : une approbation de mesures en faveur de l’imposition des plus riches et des grandes entreprises, ainsi que pour un renforcement des contrôles des arrêts maladie Même si François Bayrou n’a pas annoncé de mesures concrètes à l’issue de sa conférence de presse, certaines pistes trouvent un écho favorable dans l’opinion, notamment le renforcement du contrôle des arrêts maladie (79%) ou la pérennisation de la contribution appliquée aux grandes entreprises (71%) et sur les hauts revenus (70%) En revanche, les Français adhèrent beaucoup moins à la diminution des dépenses des collectivités locales (48%) et à l’indexation des retraites sur les salaires plutôt que sur l’inflation (33%) Dans ce contexte, la popularité de François Bayrou au plus bas Seuls 24% des Français ont une bonne opinion de lui en tant que Premier ministre, un score en diminution constante depuis décembre 2024 (-7 points vs mars et -16 points depuis sa nomination) et qui atteint son plus bas niveau C’est par ailleurs le plus mauvais score jamais enregistré par un Premier ministre depuis l’élection d’Emmanuel Macron dans notre baromètre, puisqu’il bat même le record d’impopularité d’Elisabeth Borne au moment de la promulgation de la loi sur la réforme des retraites Un contexte politique qui redistribue les cartes auprès des dirigeants politiques Après sa condamnation et la peine d’inéligibilité prononcée fin mars, Marine Le Pen perd la tête de notre classement et voit sa cote d’influence diminuer (34%, -3 pts), au profit d’Edouard Philippe qui retrouve la 1 ère place (38%, +2 pts). Elle repasse même derrière Jordan Bardella (36%, stable) Alors que la campagne à la présidence du parti LR touche à sa fin, Bruno Retailleau reste loin devant son principal rival Laurent Wauquiez en termes d’image auprès des sympathisants LR (73% contre 50%), mais il pâtit lui aussi de la séquence : sa cote d’influence auprès de l’ensemble des Français confirme ainsi la baisse mesurée en mars (31%, -4 pts par rapport à mars et -6 pts depuis février 2025), ce qui le place désormais en cinquième position derrière Attal — Sondage réalisé du 16.04.2025 au 16.04.2025 |
| Christelle Craplet Directrice des affaires publiques CONTACTER PAR EMAIL |