La BRI entrevoit la réalité de la situation crisique mais elle ne peut l’exposer clairement.

Ce que la BRI vient d’admettre sans le dire: la stabilité est artificielle.

Ce qui ressemble au calme est en réalité une vulnérabilité préprogrammée

Le document de travail n° 1261 de la BRI se lit comme un constat de victoire sur l’inflation, mais entre les lignes il s’agit d’un avertissement stratégique sous couvert de diplomatie académique.

Il ne s’agit d’un examen pré-mortem d’un système qui sait sa fragilité.

Voici ce qui est réellement admis :

Le récit de la désinflation ne tient qu’à un fil ancré dans la fragilité de la demande et dans l’espoir que rien d’extérieur ne vienne briser la situation. Les gouvernements sont fonctionnellement insolvables, mais font semblant du contraire. La BRI les supplie de consolider leurs finances avant que la confiance des marchés ne disparaisse.

La politique monétaire n’a plus de véritables munitions : les banques centrales sont en position de force, sans marge de manœuvre pour augmenter leurs taux ni pour réduire leurs dépenses sans relancer l’inflation.

Le système financier a résisté en 2023, mais seulement parce que les chocs n’étaient pas profonds et que la BRI sait que le prochain pourrait l’être.

Résultat : la stabilité n’est pas une réalité mais une contruction . C’est ce que les décideurs politiques tentent de « figer » suffisamment longtemps pour éviter une crise ouverte.

Or, la dégradation structurelle est déjà à l’œuvre.

II. Les signaux inter-marchés confirment déjà le stress caché

Les courbes de rendement se pentifient, mais pas pour la croissance. C’est un rejet de la duration. Le crédit exige une clarté qui n’existe pas. L’or atteint de nouveaux sommets dans toutes les devises, et pas seulement en USD. Il ne s’agit pas d’une crainte d’inflation, mais d’une érosion de la confiance souveraine.

Les spreads de swap sont inversés ou cassés sur les principaux marchés, signalant un dysfonctionnement de la plomberie, même si les marchés principaux semblent calmes.

Les paires de devises CHF et USDCNH affichent un comportement de guerre de liquidités, les acteurs étrangers se protégeant contre la disparition de la domination budgétaire occidentale. ⸻

III. Interprétation stratégique : le véritable message devient clair :

Les banques centrales sont coincées. Elles ne peuvent pas stimuler les taux sans s’effondrer en termes de crédibilité, et elles ne peuvent pas augmenter leurs taux sans déclencher l’insolvabilité.

Les acteurs budgétaires prétendent pouvoir dépenser malgré tout, mais la BRI prévient que toute nouvelle dépense pourrait être l’allumette, et non l’éteignoir.

• Les marchés tablent sur la stabilité, mais la BRI sait que la confiance est le dernier pilier, et non la solvabilité, la croissance ou le contrôle monétaire.

Le piège n’est pas théorique

Si l’inflation réapparaît, il n’y aura pas d’issue claire.

EN PRIME

IV. Historical Parallels with Modern Complexity •1970s: Volcker could hike because debt/GDP was low. Not today. •1940s: Yield curve control worked because capital was trapped. Not today. •2008: The shock was internal. The next one will likely come from the outside geopolitical, fiscal, or derivative cascade. BIS is blending all three eras into one memo but this time, the tools won’t work the same. ⸻ V. The Human Layer: Institutional Flow vs. Behavioral Paralysis What investors and policymakers are doing right now reveals the truth: •Funds are hoarding cash not from fear, but from an inability to price risk under fiscal opacity and geopolitical fog. •Central banks talk confidence but are backstopping silently watch swap line data, RRP drawdowns, and emergency repo windows. •Corporate treasurers are stalling long-dated commitments too much rate volatility and tax uncertainty to lock anything in. •Insurers and pensions are rebalancing out of long-duration fixed income, fearing mark-to-market blowups in a spike scenario. Underneath the surface, everyone is hedging against a return of the unknown. ⸻ VI. Base Case BIS just confirmed what many suspected: we’re living in a confidence-based regime with no fiscal anchor and limited monetary maneuverability. The system isn’t breaking yet but the support beams are already creaking. Watch for signs like: •Yield curve control chatter from BOJ or ECB •Gold rallies during disinflation prints (a trust tell) •Fed silence on fiscal irresponsibility (signal of no policy consensus) •Foreign UST holders selling quietly into rallies Stability now is not stability secured it’s borrowed. ⸻ VII. Known Unknowns •Will one G7 central bank break ranks and start monetizing stealthfully? •Will FX or energy be the external trigger for a policy reversal? •How long can swap spreads and collateral chains remain distorted before trust fractures? •Can any fiscal actor credibly commit to consolidation in a recessionary backdrop?

⸻ Conclusion:

BIS didn’t publish a working paper they released a veiled distress signal.

They see the trap, they feel the fragility, and they’re pleading for coordinated repair before the next shock locks us into fiscal-monetary paralysis.

The illusion of control is intact for now.

But once the smoke clears, we’ll realize the foundation they’re describing was never rebuilt. Only papered over.

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Bank for International Settlements

@BIS_org

EN PRIME

Can active #ETFs revive the #ActiveFund industry? Yes, because they act as a a disciplining device and enhance #MarketEfficiency by removing bad managers https://bis.org/publ/work1261.htm…

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