Le climat du marché reste sous alerte de krach.
Nous devons anticiper la possibilité des habituelles et rapides remontées qui peuvent survenir après une survente.
Globalement, notre position reste défensive, mais nous la gérons de manière à anticiper un rebond.
Il est regrettable, à mon avis, que les investisseurs soient si convaincus qu’un assouplissement monétaire peut et va sauver l’économie et le marché boursier. Mon point de vue est assez simple : le boom économique que nous avons connu a été alimenté par un endettement excessif, dont la qualité de crédit est souvent très médiocre, et par des dépenses d’investissement financées par l’importation d’épargne étrangère.
Dans un contexte de forte demande de nouveaux investissements, le crédit bancaire facile et l’abondance de l’épargne étrangère ont alimenté des taux de croissance économique extrêmement élevés. Mais je pense que nous avons dépassé ce stade.
– John P. Hussman, Ph.D., Market Comment, 19 décembre 2000
Il peut être dangereux de tenter de négocier des rebonds baissiers en début de période de baisse, surtout lorsque les valorisations restent élevées. Il est utile de rappeler que les krachs de 1929 et 1987 ont débuté alors que le S&P 500 était déjà en baisse d’environ 14 % par rapport à ses sommets. L’émergence d’une panique ne suffit donc pas : il faut des raisons de croire qu’une évolution positive de l’attitude des investisseurs face au risque serait durable. Nous observons cependant que les prix sont quelque peu survendus à très court terme ; il est donc raisonnable de prévoir un rebond rapide et brutal pour remédier à cette situation… les investisseurs ne doivent pas abandonner immédiatement leur prudence lorsqu’ils apparaissent.
– John P. Hussman, Market Comment, 23 juin 2008
N’oubliez pas que la première ligne baissière suivant un pic de marché est généralement verticale. Les lourdes pertes initiales donnent généralement aux investisseurs l’impression d’être des imbéciles lorsqu’ils vendent en pleine baisse, et les rebonds qui suivent les convainquent que tout va bien. Ce processus, répété, explique pourquoi les investisseurs ont tendance à tenir bon tout au long de la baisse, finissant souvent par capituler au plus bas.
– John P. Hussman, Ph.D., Vous vous imprégnez de cela, 21 juillet 2024