Le financement du Trésor Américain et des dettes du pays est de plus en plus un sous-produit de la spéculation. La Communauté Spéculative dicte sa Loi.

Je soutiens depuis des décennies que le «  »financement de marché » est éminement fragile, malsain, instable et enclin aux crises. Une fonction essentielle est le sous produit d’une activité de Casino!

Avant la dérégulation, avant Greenspan, le financement était en banque et il était dissémine, décentralisé, et statistiquement reparti entre des spécialistes compétents. A notre poque le financement est sur le Marché et il est soumis non à la compétence mais aux paris, lubies, manias irrationnelles des animal spirits .

Le Marché rempli les fonctions d’une banque colossale dis je régulièrement.

Les chutes du Marché sont à considérer comme l’équivalent de runs bancaire et c’est pour cela que le PUT ne pourra jamais être abandonné malgré les affirmations mensongères des gnomes.

Le financement de marché par opposition donc au financement bancaire traditionnel s’est imposé dans les années 1990.

Il n’a jamais cessé de progresser.

L’essor du financement de marché a été organisé par Greenspan au début des années 90 pour sauver le secteur bancaire. La situation était désespérée. La bulle des années 1980 avait éclaté, plongeant l’économie en récession et laissant un système bancaire profondément insolvable.

Greenspan a créé une courbe des taux artificiellement raide, permettant aux banques d’emprunter à très bas coût tout en employant les fonds empruntés dans des obligations d’État à rendement plus élevé et également dans d’autres instruments de crédit très rémunérateurs .

Cette manne financière scandaleuse, tombée du ciel a marqué le début de la forme vicieuse , immorale de financiarisation, celle que nous connaissons maintenant. Elle est fondée sur des rentes, des écarts et le levier à outrance. C’est une forme de pillage!

Ces repas gratuits livrés par Greenspan étaient une manne pour la Communauté Spéculative, elle s’est goinfrée, elle a conduit à l’effondrement des taux de dépôt, elle a stimulé la désintermédiation du système bancaire, le Marché concentrant sur la « récolte d’actifs » et la tonte des moutons .

Maintenant cette Communauté Spéculative dicte sa Loi.

24 avril – Financial Times :

« Ces dernières semaines, le marché obligataire a accompli ce que nombre d’opposants à Donald Trump n’ont pas réussi à faire.

Il a contraint le président américain à un recul partiel sur les droits de douane, après qu’une débâcle de la dette publique américaine a menacé de dégénérer en catastrophe financière…

Nombreux sont ceux qui soulignent que les turbulences ont également été exacerbées par les stratégies des fonds spéculatifs à fort effet de levier. Ces opérations de « valeur relative » visent généralement à tirer parti des différences de prix, souvent minimes, entre les obligations du Trésor et les divers contrats dérivés qui y sont liés. En utilisant les marchés de financement à court terme pour emprunter des sommes considérables, elles peuvent transformer de petits profits en profits importants.

Ces opérations ont contribué à faire du club des grands fonds spéculatifs qui les recherchent des piliers essentiels du marché des bons du Trésor, évalué à 29 000 milliards de dollars…

Cependant, nombreux sont ceux qui craignent qu’elles ne rendent également les bons du Trésor vulnérables aux chocs soudains.

Même la Réserve fédérale a avancé que la croissance de ces stratégies de fonds spéculatifs à effet de levier, comme les soi-disant Les « transactions de base » ou « transactions sur swap spread » constituent une évolution risquée pour un marché qui finance le gouvernement américain, agit historiquement comme un refuge pour la finance mondiale et influence la tarification de pratiquement tous les autres titres de la planète…

Les avoirs bruts en obligations d’État américaines de tous les fonds spéculatifs déclarant à la SEC s’élevaient à près de 3 400 milliards de dollars à la fin de 2024, et ont pratiquement doublé depuis le début de 2023…

Une grande partie de ces avoirs sera détenue par le biais d’une myriade d’autres stratégies, mais à en juger par la taille des positions courtes sur les contrats à terme du Trésor, la plupart des estimations indiquent que les fonds spéculatifs à valeur relative à revenu fixe détiennent au total environ 1 000 milliards de dollars de bons du Trésor.

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