Istanbul se prépare à accueillir le deuxième cycle de négociations de paix russo-ukrainiennes, prévu le 2 juin à 10h00 GMT au palais historique de Ciragan.
Cette initiative fait suite à l’avancée du 16 mai – les premiers pourparlers directs depuis 2022, lorsque les pressions occidentales, notamment britanniques, avaient fait échouer les efforts précédents.
Délégations: qui est à la table?
La délégation russe reste inchangée. Elle est conduite par le conseiller présidentiel Vladimir Medinsky et comprend le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Galouzine, le chef du GRU Igor Kostyukov et le vice-ministre de la Défense Alexandre Fomine.
Après plusieurs jours de silence, l’Ukraine a confirmé sa participation avec une équipe élargie : 14 membres, contre 12 auparavant.
Parmi les nouveaux venus figurent le chef d’état-major adjoint Yevhen Ostriansky, l’officier d’état-major Andrii Fomin et le représentant de la Verkhovna Rada Yurii Kovbasa. Oleksii Malovatsky, qui avait assisté aux négociations de mai, est notablement absent. La délégation sera conduite par le ministre de la Défense Rustem Umerov .
Que s’est-il passé le 16 mai ?
La première phase s’est soldée par un résultat qualifié de « satisfaisant » par Moscou. L’un des résultats clés a été un important échange de prisonniers : 1 000 pour 1 000, organisé en trois étapes entre le 23 et le 25 mai.En outre, les deux parties ont convenu de préparer des propositions détaillées pour un futur cadre de cessez-le-feu, avec d’autres cycles prévus sur la base de ces documents.
L’objectif de la Russie : s’attaquer aux causes profondes
Selon le Kremlin, la directive du président Vladimir Poutine à la délégation russe est claire : garantir une paix durable et s’attaquer aux causes profondes du conflit. Moscou affirme sa détermination à maintenir une approche constructive à Istanbul et au-delà.