La Russie semble activer des systèmes de communication stratégique réservés aux scénarios les plus graves.

Les messages de la station militaire russe à ondes courtes UVB-76 (souvent appelée « Le Buzzer ») semblent suivre la même structure cryptographique que celle observée lors des précédents exercices d’alerte maximale ou de préparation.

Chaque ligne comprend un horodatage, suivi d’une chaîne commençant par « NZhTI », d’une série de cinq chiffres, d’un nom de code (par exemple, UTKOROY, VESEL’E), puis de deux séries de quatre chiffres.

Historiquement, ce format correspond aux vérifications de l’état de préparation du commandement nucléaire, aux alertes de mobilisation ou aux signaux des forces stratégiques, mais son contenu n’est jamais officiellement décodé, car le système repose sur un chiffrement à usage unique : seul le destinataire disposant du bloc correspondant peut déchiffrer les instructions.

L’apparition soudaine de huit messages codés distincts en une seule journée est extrêmement rare et pourrait refléter une posture opérationnelle renforcée.

Cette fréquence a historiquement été corrélée à des événements tels que les exercices de l’OTAN près des frontières russes, les accidents stratégiques ou les moments où la doctrine russe exige une démonstration de continuité des communications gouvernementales lors des transmissions nucléaires (conformément à sa doctrine déclassifiée du « Périmètre »).

Dans le contexte des frappes ukrainiennes simultanées sur des aérodromes de bombardiers stratégiques et de l’escalade des troubles internes, ces émissions UVB-76 pourraient représenter soit une vérification des canaux d’alerte des forces nucléaires, soit une démonstration symbolique de préparation aux adversaires.

Quoi qu’il en soit, cela suggère que la Russie active désormais des systèmes de communication stratégique auparavant réservés aux scénarios les plus graves.

Lord Bebo

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