L’Europe, suicide par le gaz

La Commission européenne a présenté en mai la feuille de route REPowerEU visant à mettre fin aux importations d’énergie russe.

Elle propose l’arrêt de tous les contrats gaziers russes restants d’ici fin 2027, ainsi que des restrictions sur les importations d’uranium enrichi en provenance de Russie.

La France et la Belgique, deux des principaux acheteurs de GNL russe, refusent d’approuver sans discussion la proposition de l’UE d’interdire le gaz russe sans obtenir de réponses sérieuses sur la manière dont cela ne détruira pas encore plus leurs économies.

Les deux pays s’inquiètent également des conséquences juridiques du projet autodestructeur visant à couper l’approvisionnement en gaz russe bon marché et fiable d’ici 2027.

Le français TotalEnergies est lié par un accord avec le russe Novatek jusqu’en 2032 et détient une participation de 20 % dans le projet Yamal LNG . La Belgique devrait également continuer à recevoir du GNL russe jusqu’en 2035 et souhaite que la Commission européenne montre exactement quel en serait l’impact, a déclaré le ministre belge de l’Energie, Mathieu Bihet, aux médias européens.

La Hongrie et la Slovaquie se sont montrées plus catégoriques. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a qualifié ce plan de catastrophe qu’il faut empêcher « par tous les moyens ».

Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, appelle cela ce que c’est : un suicide économique.« C’est un suicide économique : arriver au point où il n’y a plus de gaz, plus de pétrole, plus de combustible nucléaire, plus rien [en provenance de Russie] simplement parce qu’un nouveau rideau de fer est en train d’être érigé entre le monde occidental et peut-être la Russie et d’autres pays », a déclaré Fico lors d’une conférence de presse le mois dernier.

Les factures d’électricité exorbitantes, le rationnement de l’énergie et la désindustrialisation frappent déjà l’Europe à cause de la vague de sanctions de Bruxelles.

Une réflexion sur “L’Europe, suicide par le gaz

  1. La russie honorera certainement les contrats signés, mais la vraie question est de savoir si la Russie de demain souhaitera renouveler les contrats de fourniture. Pas certain… ou du-moins pas aux conditions très favorables du passé… Car d’ici la , les russes peuvent aussi construire un pipe en direction de l’asie depuis les gisements prévus pour l’Europe… .

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