Important. Une confirmation éclairée de ma thèse du resserrement monétaire Canada Dry

L’une de mes thèses les plus constates depuis 3 ans est qu’il n’y a pas eu de resserrement monétaire efffectif ni aux Etats-Unis ni.ailleurs.

J’ai régulièrement expliqué, démontré et soutenu que les resserrements monétaires dont on nous rabattait les oreilles étaient Canada Dry; c’est à dire bidons; de purs simulacres destinés à créer une illusion et a entretenir une croyance.

Il fallait faire croire que les politiques monétaires étaient reversibles, ce qu’elles ne sont absolument pas; les dettes s’accumulent et plus il y en a plus il faut produire de liquidités pour les refinancer/rouler et donner l’illusion de la solvabilité.

On a tenu des discours sur le resserrement, sur la lutte contre l’inflation à titre d’opération de relations publiques pour restaurer la crédibilité des banques centrales et faire croire qu’elles avaient le courage de stopper l’inflationnisme et de mettre un terme aux politiques non conventionnelles.

C’était important pour elles dans la mesure ou elles devaient se réserver la possibilité de refaire un tour de manège enchanté.

Le fait que l’inflation post Covid ait été circonstancielle et temporaire- liée aux injections de pouvoir d’achat face à une offre non disponible- a grandement aidé les gnomes; ils ont pu faire croire que c’était eux qui avait vaincu l’inflation alors qu’elle s’était résorbée d’elle même.

Il est important, voire central d’adhérer à ma thèse du resserrement monétaire Canada Dry car cela évite de tomber dans le piège de la crédibilité de la Fed et de sa capacité a revenir en arrière: si la Fed pouvait revenir en arrière sur son inflationnisme et ses politiques non-conventionnelles alors tout mon cadre analytique s’effondrait. Elle n’aurait pas brulé ses vaisseaux en 2009 , elle ne serait pas prisonnière de l’hotel California.

La crise ne serait pas inéluctable.

Voici ce qu’écrit Roberto Rios, l’excellent observateur macro

Le gouvernement des États-Unis est engagé sur la voie de la destruction monétaire. Le Trésor est actuellement aux prises avec une dette colossale de 37 000 milliards de dollars, des charges d’intérêts de 1 100 milliards de dollars par an et un déficit de 1 900 milliards de dollars, sans pour autant être directement impliqué dans une guerre majeure ni faire face à une crise économique.

Parallèlement, la Fed a connu son cycle de hausse des taux le plus rapide de son histoire afin de lutter contre la hausse de l’inflation provoquée par sa propre vague d’assouplissement monétaire en 2021 et 2022.

Comment les autorités monétaires ont-elles résolu ce problème ? En dissimulant leur assouplissement monétaire en coulisses.

Généralement, lorsque le public entend le terme « QE », il imagine des achats d’actifs qui font la une des journaux : la Fed achète des milliers de milliards de bons du Trésor ou de titres adossés à des créances hypothécaires pour maintenir la circulation des capitaux dans le système financier.

Ces achats à grande échelle, lancés pour la première fois lors de la crise financière de 2008, puis relancés et amplifiés pendant la pandémie de COVID-19, ont fondamentalement modifié le soutien des banques centrales aux économies.

Mais depuis la crise, les banques centrales se sont tournées vers des formes plus discrètes et plus subtiles d’injections de liquidités. C’est ce que j’ai (et d’autres analystes) appelé « QE furtif » , et j’en ai parlé dans plusieurs articles, comme celui-ci.

L’assouplissement quantitatif furtif permet à Powell et à d’autres d’apporter un soutien monétaire et de maintenir les marchés financiers à flot, tout en maintenant une apparence de retenue .

L’apparence est ici le maître mot : les marchés peuvent poursuivre leur progression tandis que les banquiers centraux peuvent, lors de conférences de presse, affirmer un resserrement monétaire.

Pour ceux qui ont une compréhension superficielle des rouages de la politique monétaire, ces affirmations semblent exactes.

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