Accélération terminale en fin du grand cycle du crédit.

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Editorial. Le monde qu’ils ont crée est un monde qui, pour durer, doit détruire ce qui est humain, nier l’humanité qui est en nous.

Accélération terminale.

Le déficit américain, en pourcentage du PIB, égale ou dépasse désormais les niveaux de guerre, et ce sans le consentement politique, sans la cohésion sociale ou la menace extérieure qui le justifiaient autrefois.

Plus révélateur encore est le déficit de -9 % prévu d’ici 2034 : non pas en réponse à une crise, mais comme trajectoire de référence dans le cadre de la législation actuelle.

Cela implique que le système est structurellement voué à l’auto-expansion.

Les prestations sociales, les charges d’intérêt, la défense et les subventions industrielles ne sont plus contracycliques, mais endogènes à l’économie politique.

Il s’agit d’une inertie en pilotage automatique.

Les marchés ne l’intègrent pas encore, car leur réflexe est d’anticiper une normalisation à terme.

Mais qu’en serait-il si cette situation devenait la nouvelle norme ?

Et si la soutenabilité de la dette souveraine devenait fonction non pas de la probabilité de remboursement, mais de l’influence géopolitique et de l’ingénierie monétaire ?

La question n’est pas de savoir quand régler le problème, mais plutôt : « Qu’est-ce qui cassera en premier : le dollar, le marché obligataire ou la capacité de la démocratie à limiter les dépenses ? »

Ht ED G



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