Israël et l’Iran ont continué d’échanger des frappes pour le huitième jour dans le cadre de l’opération « Rising Lion » lancée par Tsahal et de l’opération de représailles « True Promise 3 » de la République islamique.
Voici ce qui s’est passé dans le conflit au 20 Juin
:Une tentative d’assassinat du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a été déjouée, selon son conseiller Mohammad Hossein Ranjbaran.
Israël a frappé le bâtiment du SPND (Organisation d’innovation et de recherche défensives) à Téhéran, qui fait partie du projet d’armes nucléaires de l’Iran.
L’Iran a transféré à l’avance tous ses matériaux nucléaires enrichis vers des sites sécurisés, selon Mohsen Rezai, membre du Conseil de discernement de l’opportunité.
Israël a étendu géographiquement ses raids aériens, frappant pour la première fois des installations iraniennes dans le nord.
Un complexe industriel de la région de Sefidrud, le long de la côte de la mer Caspienne, a été touché, a rapporté la chaîne de télévision publique iranienne IRIB.
Des frappes violentes et des explosions ont été signalées à Rasht et dans la région de Lavasan, au nord de Téhéran.
Qu’est-ce que l’Iran a frappé ?
L’Iran a frappé des sites à travers Israël, notamment dans la région de Tel Aviv et à Beersheba dans le sud.
Un missile iranien a frappé Beersheba directement sans aucune tentative d’interception, endommageant des immeubles d’appartements et déclenchant des incendies à proximité d’un parc technologique abritant un bureau de Microsoft.
L’Iran a tiré une série de missiles en direction du désert du Néguev, visant apparemment la base aérienne de Nevatim.
Des alertes aux raids aériens ont été déclenchées dans tout le sud d’Israël à la suite de ces tirs, a confirmé Tsahal.
L’Institut des sciences Weizmann de Rehovot a été endommagé suite à l’impact direct d’un missile balistique iranien.
La frappe a détruit deux bâtiments et touché environ 45 laboratoires, selon le Times of Israel.

Un ouvrier passe devant le bâtiment des sciences de la vie de l’Institut des sciences Weizmann, détruit par un missile iranien à Rehovot, le jeudi 19 juin 2025
EN PRIME
L’AIEA refuse de remplir ses obligations et protège Israël. L’Iran va-t-il reconsidérer sa relation avec l’AIEA, et en particulier@rafaelmgrossi ?
En vertu du droit international et du cadre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le bombardement d’une installation nucléaire, en particulier d’une installation placée sous les garanties de l’AIEA, constitue une violation grave et exige une réponse.
Si une installation nucléaire protégée par l’AIEA est attaquée ou détruite, elle doit signaler l’incident au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et au Conseil de sécurité de l’ONU en vertu de son Statut (article III.A.5). L’AIEA peut saisir le Conseil de sécurité de l’ONU de tels incidents, qui est habilité à imposer des sanctions ou à prendre des mesures collectives. Ce fut le cas, par exemple, après l’attaque israélienne contre le réacteur irakien d’Osirak en 1981, que l’AIEA avait condamnée et que le Conseil de sécurité de l’ONU avait dénoncée dans sa résolution 487 (1981).
Après qu’Israël a bombardé le réacteur nucléaire irakien d’Osirak, l’AIEA a condamné cette action comme une violation du droit souverain de l’Irak à développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. La résolution 487 du Conseil de sécurité de l’ONU a déclaré que les actions d’Israël violaient la Charte des Nations Unies et le droit international, et a appelé Israël à s’abstenir de telles attaques.