EDITORIAL. Qu’est ce qu’un dollar fort? Ce n’est ni un dollar « haut » ni un dollar « bas », c’est tout simplement un dollar qui impose sa loi!

Un dollar fort c’est un dollar qui impose sa loi aux autres, tout simplement: un dollar qui monte quand cela arrange les Etats Unis et un dollar qui baisse quand cela les arrange dans l’autre sens.

Actuellement le gouvernement des USA veut que le dollar baisse; il veut dévaluer pour réduire les deficits commerciaux, ré-industrialiser . Mais ils n’a aucune chance de réussir car pour être efficace une dévaluation doit comprimer la demande intérieure , imposer une relative austérité , or Trump s’y refuse.

Il appuie sur le frein et l’accélérateur en même temps.

Le privilège du dollar c’est d’imposer sa loi aux autres égoistement.

D’abord actuellement le dollar n’est nullement faible, certes il a baissé de 9%, mais c’est oublier d ‘ou l’on vient! La valeur du dollar a chuté d’environ 9 % depuis janvier, avec une baisse de 4,5 % rien qu’en avril. Mais même après ce recul l’indice du dollar est resté quasiment au même niveau qu’il y a dix ans.

Suer 10 ans le dollar est inchangé.

Ensuite conformément aux intérêts américains, le dollar s’est affaibli par rapport à l’euro et aux autres devises parce que l’économie américaine ralentit et que la Réserve fédérale américaine subit désormais une pression pour réduire son taux d’intérêt directeur afin de réduire les coûts d’emprunt, les taux hypothécaires et les coûts du service de la dette pour les entreprises et les ménages.

Powell, subit une pression énorme pour réduire les taux d’intérêt, une décision qu’il retarde pour des raisons politiques et des impératifs de crédibilité. Trump exige sa démission immédiate afin de pouvoir nommer un président de la Fed qui réduira drastiquement les taux d’intérêt. C’est simplement du cirque.

Le Soviet Supreme qu’est comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) fait semblant d’être divisé pour gérer l’incertitude à son avantage comme le faisait le Soviet en URSS; il est faussement divisé sur la question de savoir s’il faut maintenir les taux d’intérêt à un niveau élevé, soi-disant pour contenir l’inflation, ou au contraire les baisser pour soutenir l’économie américaine. Ce dilemme est en réalité une fausse dichotomie.

Enfin, la Fed va annoncer ses baisses de taux d’ici la fin de l’année, et en la retardant elle permet au Smart Money de se placer en conséquence pour gagner de l’argent au lieu d’en perdre, cela va .réduire ainsi l’écart entre les taux d’intérêt américains et ceux de l’Europe et du Japon. Cela rendra temporairement moins attractifs les actifs en dollars, ce qui fera un dollar plus faible qu’auparavant.

La Lagarde, toujours au service des USA et prête à cirer les bottes aide les USA au detriment des interêts de l’Europe, elle sait que les USA veulent un dollar faible donc elle pousse à la roue pour que l’euro monte:
« L’euro pourrait devenir une alternative viable au dollar… ouvrant la voie à un « moment euro mondial »

Ah la brave dame!

Le dollar n’est pas prêt de perdre son statut sur les marchés mondiaux, en fait personne ne le veut. Le dollar et sa politique d’avilissement à long terme arrange tout le monde y compris les « rebelles » du système mondial.

 Le dollar représente toujours 58 % des réserves internationales, bien plus que les 20 % de l’euro.

Sa contreperformance actuelle est liée aux contre performances de croissance certes mais tout cela est conjoncturel.

Fondamentalement le dollar est attrayant parce que le système américain, c’est l’endroit ou le capital mondial prospère le plus. Et ce n’est pas près de changer!

LES DEPECHES

[Yahoo/Reuters] Les actions asiatiques vacillent, le dollar recule légèrement, la date limite des tarifs douaniers étant au centre des préoccupations 

[CNBC] Jane Street exclue des marchés indiens alors que le régulateur gèle 566 millions de dollars suite à des allégations de manipulation du Nifty 50

[Reuters] Des drones ukrainiens endommagent les infrastructures électriques de Serguiev Possad, près de Moscou, selon la Russie

[Bloomberg] Les traders sont sur le qui-vive alors que le régulateur indien interdit temporairement Jane Street

[WSJ] Wall Street s’inquiète alors que les déficits de crise deviennent le mode par défaut du gouvernement

[WSJ] Comment Trump a fait franchir la ligne d’arrivée à son « grand et beau projet de loi »

[WSJ] Poutine prépare un été d’attaques incessantes contre l’Ukraine

[WSJ] La mer Jaune, nouveau point d’éclair du jeu de puissance régional de la Chine

[FT] Donald Trump renforce son emprise sur le pouvoir grâce à un « grand et beau » triomphe politique

[FT] L’Arabie saoudite reste aux côtés de l’Iran après la guerre contre Israël

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