OPINION. Les élites perdent le contrôle du narratif social, c’est irrémédiable.

La conscience publique évolue sous l’ère Trump.

Son ascension s’est construite sur la conviction répandue que la démocratie avait enfin donné naissance à un véritable outsider, quelqu’un qui ne s’exprimait pas par des slogans vérifiés par sondage, mais qui exprimait ce que des millions de personnes pensaient en secret : que le pays avait dévié de sa trajectoire et que l’establishment mentait sur la plupart des sujets.

Même ceux qui n’appréciaient pas Trump pensaient : « Vous savez quoi ? Donnons-lui une chance, il n’est pas des leurs. »

Mais l’impact profond de Trump n’était pas seulement politique, il était cognitif.

Il a brisé l’illusion de la neutralité des récits médiatiques. Il a forcé des millions de personnes à comprendre en temps réel comment fonctionne le contrôle narratif, comment se façonne la perception et comment les récits sont coordonnés entre les institutions d’élite.

Cette rupture de confiance narrative a ouvert les vannes.

Puis la COVID a frappé, et les politiques gouvernementales ont aggravé la situation.

Confinements, mandats, messages incohérents et censure pure et simple ont poussé beaucoup de gens dans un scepticisme permanent.

Aujourd’hui, des millions d’Américains sont en état d’hypervigilance narrative. Alors, quand quelque chose cloche, comme la gestion de l’affaire Epstein par le gouvernement, le manque de transparence ou l’apparente réticence à rendre justice, peu importe où elle mène, les gens ne haussent plus les épaules. Ils le dénoncent haut et fort. Publiquement.

Même sur des plateformes comme TruthSocial, où l’on s’attendrait à une loyauté aveugle à l’égard de Trump. Cela ne concerne pas seulement Trump, toute une population montre qu’elle n’est plus disposée à accepter des réponses superficielles. Ils en ont trop vu. Ils ont compris le fonctionnement du jeu. Et ils ne reviendront pas en arrière.

EG M

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