Editorial. A partir d’un certain stade, la dette n’est plus un choix mais un engrenage; nous sommes dans une course de vitesse.

La montée des dettes est un symptôme, c’est le symptôme que le fonctionnement de nos sociétés n’est plus possible avec le simple jeu des revenus qu’elle distribue et qu’il faut reporter les coûts présents dans le futur. On ne solde les comptes que dans l’imaginaire.

La montée des dettes est le signal qu’un système a fait son temps, il a correspondu à une période historique mais il a épuisé son potentiel et il cherche à jouer les prolongations par le dette c’est dire dans l’imaginaire et l’imaginé que constitue le futur.

La dette est un aveu , un révélateur et en même temps un masque, un refus de voir

La dette est la plaque qui recouvre le trou. A ce titre, elle dissimule tout en révélant

Voir Edgard Poe , La Lettre Volée et son commentaire par Jacques Lacan.

La dette est l’aveu du grand mensonge que l’on vous assène à savoir que le système se porte bien.

Non!

L’accélération de la production de dettes est le signe que l’on est en phase terminale d’un cycle.

Le système est fini, il a accompli sa mission historique et il en a épuisé les bienfaits; il est gagné par l’entropisation, par la finitude, par la dégradation de son énergie interne, il est contreproductif, des-adaptatif au monde réel. Il ne peut plus résoudre les problèmes auxquels le monde est confronté.

Cette finitude est niée, masquée, occultée; les classes sociales qui profitent du système et de l’ordre ancien ne veulent pas le voir mourir, elles veulent que le temps historique suspende son vol. et elle le font précisément en repoussant le temps! Le temps des comptes.

Les classes sociales supérieures de l’ordre ancien gèrent les Mystères monétaires et financiers. elles reportent, masquent l’insuffisance des revenus gagnés par des distributions, par des promesses, par des productions de signes monétaires et financiers mais ceci ne fonctionne qu’un temps: le temps que le public gobe naïvement, accepte la fausse monnaie et la fausse quasi monnaie -les actifs financiers- dont on l’abreuve.

LA MONNAIE EST UNE DROGUE ET LES ACTIFS FINANCIERS SONT UNE DROGUE PUISSANCE DEUX A CAUSE DE L’EFFET DE JEU QUI LEUR SONT ATTACHES; MAIS TOUTE DROGUE PRODUIT SA DEPENDANCE D’UNE PART ET SON ACCOUTUMANCE D’AUTRE PART. LES LIMITES DU SYSTEME FONDE SUR LA DROGUE SONT ENDOGENES.

Au fil du temps un effet d’apprentissage se développe et inconsciemment les masses se comportent de façon telle qu’elles annulent les bienfaits supposés des remèdes monétaires; le remède perd son efficacité, et au lieu de prolonger la fin il la précipite. C’est le renversement dialectique classique. Le mieux devient le pire.

Tout cela pour dire que la durée de vie du système est une dialectique, un jeu de forces positives et négatives. Un jeu entres des forces destrucution objectives et les perceptions subjectives, les prises de conscience par les masses.

La durée de vie du système en phase finale est fonction de la connerie des peuples et de son interaction avec la perversité des élites.

RAY DALIO

Dans dix ans, la dette du gouvernement américain s’élèvera à 55 000 à 60 000 milliards de dollars (soit 7 à 7,5 fois les recettes publiques), car il y aura 25 000 à 30 000 milliards de dollars d’emprunts supplémentaires. Cela représente environ 425 000 dollars de dette par famille américaine. Lorsque je calcule l’offre et la demande pour cette dette, je ne vois pas suffisamment d’acheteurs pour acheter la dette que les États-Unis doivent vendre, ce qui causera de gros problèmes. Nous pouvons éviter le pire scénario, mais nous devons agir maintenant. Pour en savoir plus, je vous encourage à lire mon nouveau livre, How Countries Go Broke: The Big Cycle. #raydalio #principles #economics #debt

2 réflexions sur “Editorial. A partir d’un certain stade, la dette n’est plus un choix mais un engrenage; nous sommes dans une course de vitesse.

  1. La devise dans ma famille a toujours été « le mieux est l’ennemi du bien » ! Dorénavant je vais y rajouter « le mieux devient le pire ».

    CQFD

    Merci encore monsieur Bertez.  

    J’aime

Laisser un commentaire