Le jeu boursier, « le casino qui joue aux dès notre royaume »! Pour ceux qui veulent comprendre. Je vais très loin.

Zerohedge n’est pas mauvais mais manque de consistance et de colonne vertébrale théorique.

Vous me direz si il en avait une, il aurait moins de lecteurs car il ne pourrait pas être un média attrape tout comme il l’est, et puis il serait plus difficile a suivre, moins consommable.

Mais il y a de bonnes alertes dont celle ci, et ces alertes peuvent être le point de départ de bonnes réflexions .

ZEROHEDGE

C’est de la folie : le trading d’options 0DTE au détail est sur le point d’atteindre les deux tiers de tous les volumes d’options quotidiens. Le marché est littéralement un casino maintenant

NOTE BB Les options à expiration zéro jour (0DTE) sont des contrats d’option qui existent pour une seule séance de négociation et expirent le jour même de leur négociation.

La dernière fois que nous avons observé quelque chose de comparable, même de loin, remonte à la bulle Internet de la fin des années 1990, lorsque la spéculation des particuliers a explosé et que les produits dérivés ont commencé à fausser le comportement sous-jacent du marché.

Les dérivés c’est la queue qui remue le chien; pire , c’est l’ombre qui remue le corps.

Les options ne sont pas de valeurs mobilières, par définition et construction ce sont des « bons de droits à écarts de cours » .

Contrairement à ce que semble considérer ZH le casino n’est pas une perversion du système, une évolution qui aurait mal tourné, non!

Le casino est le Système lui même.

Ceci a déjà été reconnu dans les années 30 par Keynes, lequel avait osé dire que l’allocation du Capital était « le sous produit d’une activité de casino »; ce que Léo Ferré a traduit poétiquement par; « le capital qui joue aux dès notre royaume ».

Le premier à avoir théorisé cette question est Adam Smith lequel à découvert qu’il était dans la nature humaine de « toujours s’exagérer ses chances de gagner au jeu ».

le Système monétaire, financier et boursier de la rue Quincampoix de John Law est issu de ses expériences de joueur professionnel et de ses réflexions sur la science des probabilités comme moyen de baiser les masses.

Mettre sur un marché boursier, faire coter, valoriser, par le jeu de l’offre et de la demande c’est intrinsèquement transformer le fondamental, l’objectif en subjectif, c’est à dire que c’est changer d’univers de référence, c’est soumettre le fondamental aux caprices et aux passions des animal spirits et l’essentiel des animal spirits c’est l’esprit de jeu.

Si vous êtes un Maitre et que vous voulez faire surévaluer « quelque chose » c’est à dire en faire monter le prix et baisser le rendement il vous suffit de brancher sur ce « quelque chose » une loterie! C’est ce qu’avait fait JOHN LAW en branchant son Systeme, sa Great Experiement sur les « titres mirage » de la Compagnie des Indes, issue de la fusion de diverses compagnies coloniales françaises, dont la Compagnie du Mississippi et autre bulles.

Lors de Révolution après avoir interdit les Loteries Royales, les révolutionnaires coincés financièrement ont tenté de faire remonter le cours des Assignats en branchant dessus une loterie inventée par le Controleur Desmarais!

Avec la financiarisation il s’est agi de gonfler, doper, inflater la masse des valeurs mobilières cotées sur les bourses, et pour développer cette demande il fallait faire en sorte que les actifs financiers changent de référent,- comme les monnaies d’ailleurs- il fallait qu’ils cessent d’être bancarisés et qu’ils soient mis sur les marchés.

Il fallait qu’ils deviennent pures tautologies.

Il fallait qu’ils deviennent volatils, des ombres!

Au début ce sont les titres eux même qui ont joué ce rôle de bestioles volatiles mais avec le progrès et la pratique, peu à peu les titres se sont décomposés, scindés en un corps et un warrant, un warrant ou « bon de droit à écart de cours » , cette scission a permis de décupler la demande en instillant la primauté du jeu.

Les banques qui en général vendent les bons de droit à écart de cours au public ont été installées dans le rôle de patron de Casino, ce qui a compensé leur baisse de rentabilité par ailleurs, et a bonifié leurs fonds propres cyniquement.

Le jeu a été rendu d’autant plus séduisant que les bons de droit à écarts de cours sont une démocratisation: leur valeur unitaire est faible on peut jouer et parier beaucoup . Les mises sont démocratiques! Même les pauvres peuvent jouer!

Le jeu de la petite clientèle bonifie structurellement la profitabilité des teneurs de casino et des institutions connexes.

ILS PARTAGENT LE PRODUIT DE CE VOL AVEC LES GOUVERNEMENTS ET LES TRES GRANDES ENTREPRISES.

Baiser le petit public était , et a toujours été, dès le début,l’objectif de la financiarisation et de la dérégulation financière tout comme l’objectif de Macron et de l’UE est de diriger l’argent des petits épargnants, de piller leurs comptes bancaire en dirigeant/canalisant leurs excedents sur la Bourse.

La Bourse est un lieu de destruction des excédents d’épargne liquide du public au pire et au mieux une confiscation au profit de vos maitres .

AH les braves gens.

La situation actuelle est sans précédent : près des deux tiers du volume des options SPX sont liés à des contrats à échéance zéro (0DTE), ce qui signifie que les échéances le jour même génèrent la majorité des flux sur le marché actions.

L’investissement réel a été éclipsé par une nouvelle structure où ce sont les flux gamma intrajournaliers, et non les fondamentaux ou les valorisations, qui déterminent les prix.

Contrairement à la crise de 2008, où l’effet de levier était enfoui dans des produits de crédit opaques et à évolution lente comme les CDO, le risque actuel est hyper liquide, démocratisé et instantané. Conformémént aux conclusions/conseils de Greenspan dans son livre d’après crise: le risque est disséminé !

L’ensemble du marché a été reprogrammé pour devenir un moteur de volatilité en temps réel, une boucle de rétroaction dominée par les paris à court terme à effet de levier des traders particuliers et les algorithmes de couverture systématique.

Nous ne sommes pas seulement dans un casino.

Nous avons intégré le casino au cœur de l’architecture du système financier.

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3 réflexions sur “Le jeu boursier, « le casino qui joue aux dès notre royaume »! Pour ceux qui veulent comprendre. Je vais très loin.

  1. Les futures et options sur indices et actions remuent le chien car ce sont des produits purement financiers dont les vendeurs se couvrent immédiatement sur le sous-jacent. La livraison se fait par ailleurs en numéraire.

    C’est moins vrai sur les matières premières où le risque d’une livraison physique renforce la prépondérance du chien sur la queue.

    Vous verrez qu’on aura bientôt des options à échéance une heure voire 5 mn. C’est la logique du casino que de jouer sur les faiblesse psychologique du joueur et son désir de jouissance immédiate.

    Vous n’aurez plus rien et vous serez heureux.

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