EDITORIAL. Le retour aux sources du capitalisme US, l’expropriation primaire.

Il est toujours plus facile de maltraiter ses amis que ses ennemis, c’est une loi de la vie.

Ainsi on le voit avec les forces de l’ordre, dures avec les bons citoyens mais lâches devant les voyous.

Ainsi on le voit avec nos gouvernants lâches avec nos ennemis mais sans pitié pour les citoyens français si dociles.

C’est une application du principe général du moindre effort qui gouverne l’espèce humaine; aller au plus facile et moins dangereux.

Tout le reste est baratin des puissants, des prédateurs, des exploiteurs, afin d’émasculer les masses, de les féminiser, et les domestiquer.

Il faut déconsidérer les héros , chérir les victimes, faire croire que le monde est rousseauiste, alors que le monde est une jungle , une jungle habillée. Maquillée.

L’homme est un loup pour l’homme et c’est la culture moderne du ‘tout le monde est beau, tout le monde est gentil » qui permet aux puissants, -même si ce sont des tigres de papier,- de maintenir leur domination.

Le monde n’est ni beau ni gentil et c’est pour cela qu’inlassablement depuis 2008, puis 2009 et encore 2013 et chaque année je répète que la guerre est notre avenir. « Un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre , on le sait bien ». L’impérialise est un engrenage fatal.

En 2008 nous avons buté sur les limites du système de l’exploitation, douce, soft, la rareté s’est réinstallée, le surproduit mondial s’est réduit, ce fut « la fin de l’abondance », la coopération a laissé la place à la rivalité, puis à la compétition stratégique, puis à la guerre tiède et maintenant violente.

Quand le butin se réduit, alors les bandits s’entretuent ai-je écrit à satiété.

On a détruit les Sommets de coopération, les fameux sommets en « G » , et au fil du temps on a laissé tomber les masques, dévoilant de plus en plus clairement la réalité d’un système qui a toujours été un système d’exploitation des uns par les autres.

Le système s’est donné à voir quand l’huile des rouages, quand la graisse de la croissance a disparu. Quand il n’y a plus eu de grain à moudre dans les comédies de la coopération/concertation. Ce fut la fin des dialogues et le surgissement du non-dit, du non-reconnu, du refoulé de l’unilatéralisme.

La raréfaction du surproduit mondial a rencontré un appétit colossal de la part des américains, ils ont créé des déficits, des dettes, du dollar, du pouvoir d’achat comme jamais et avec ce pouvoir d’achat astronomique, non causé ils ont exerce un droit de prélèvement léonin sur le Reste Monde.

LA FORTUNE AMERICAINE A EXPLOSE GRACE A LA PRODUCTION DE DETTES, GRACE A LA PRODUCTION DE DOLLARS D’UNE PART ET GRACE AUX ENTREES DE CAPITAUX DU RESTE DU MONDE D’AUTRE PART.

LES BOURGEOISIES MONDIALES SE SONT GOINFREES; EXPORTANT LEURS CAPITAUX VERS LES ETATS UNIS , PROFITANT ELLES AUSSI DE l’AUBAINE.

CE QUI A NOUE DEFINITIVEMENT LES LIENS COMPRADORS ET LES SOLIDARITES. COLONIALES.

LE DESTIN FINANCIER DE NOS BOURGEOISIES EST INTIMEMENT LIE A LA PROSPERITE AMRICAINE, SOIT COMME INVESTISSEURS, SOIT COMME EXPORTATEURS OU ENCORE PLUS COMME RENTIERS.

C’EST CE DONT BIEN PEU SONT CONSCIENTS, CAR ILS N’ONT AUCUNE VISION DU « TOUT » QUE REPRESENTE LE SYSTEME.

Bien peu en sont conscients, mais cela explique presque tout.

Les Etats Unis ont une longue tradition de pillage et une culture d’appropriation/d’expropriation .

C’est la fameuse Conquête de l’Ouest, la loi du plus fort, du plus cynique, même si c’est avec la Bible à la main.

Les Etats Unis n’attaquent ni les Russes ni les Chinois non, ils attaquent leurs alliés, leurs soi disant amis mais en réalité vassaux et colonisés.

Nous venons d’entendre des propos incroyables, -pour des Européens- de la part du Secrétaire américain au Tresor

C’est, sans exagérer, l’une des choses les plus extraordinaires qu’un secrétaire au Trésor américain ait jamais dites.

Ce que vient de dire Bessent, c’est que les États-Unis traiteront désormais la richesse de leurs alliés américains comme un « fonds souverain » américain ( ce sont ses mots), « en grande partie à la discrétion du président [américain] », il décidera comment utiliser leur argent pour construire des usines américaines et délocaliser les industries américaines.

Même l’animateur de Fox News n’arrive pas à y croire, l’appelant « appropriation offshore », un autre mot pour le vol.

Comme le dit Arnaud Bertrand, c’est exactement ce que c’est: un pillage colonial sans vergogne.

C’est le schéma que nous voyons émerger de plus en plus clairement ; incapables d’extraire des richesses ou de gagner des guerres contre un Sud mondial de plus en plus fort, les États – Unis se sont repliés sur leur fief, sur eux-mêmes d’abord, puis pour ensuite se régaler du pillage des ressources de leurs propres « alliés » .

Allies qui ne peuvent resister pour de multiples raisons:

-parce qu’ils dépendent de leur « protection »militaire

-parce que leur monnaie est dollarisée, elle ne vaut rien si le Souverain américain retire le tapis sous les refinancements en dollars de nos banques

-parce qu’ils n’ont pas investi dans des technologies autonomes, préférant financer les technologies américaines

-parce que nos bourgeoisies ont cessé d’être nationales, même les anciens nationaux comme Michelin ou Peugeot sont américanisées .

Nos élites, nos bourgeoisies, nos intellectuels, nos médias, notre personnel politique, nos hauts fonctionnaires, sont solidaires de l’extraction américaine, parce qu’ils en croquent, parce qu’ils sont « maillés » dans le système américain, parce qu’ils font « suer le burnous chez nous » au profit des américains, , parce qu’ils en récoltent les miettes, tout cela comme n’importe quelle colonie du 19ème siècle vis à vis de son « protecteur » colonial. »

https://x.com/i/status/1955575252324433977
https://x.com/i/status/1955575252324433977
·

Laisser un commentaire