Editorial. Pour ceux qui croient à la solidité et à la bonne santé de l’économie américaine

Tout le système américain est conçu et orienté de façon a le gonfler, les comptabilités sont hédoniques, les statistiques sont bonifiées et surtout le cœur alchimique, magique du système la Bourse est une machine a attirer les capitaux du Reste du Monde pour financer un système qui repose sur les déficits et la dette.

Les Etats Unis drainent l’argent du monde entier:

Les avoirs du reste du monde (ROW) en actifs financiers américains ont bondi d’un record trimestriel de 4,136 trillions soit 29 % en rythme annualisé, au cours du deuxième trimestre pour atteindre un sommet historique de 60,637 trillions.

Ma thèse de l’érosion tendancielle de la profitabilité réelle du capital américain ne se donne pas vérifier par elle même, elle se donne à voir à partir du moment ou on retire les subterfuges qui permettent de faire croire que la profitabilité est bonne.

Votre faiblesse ne se révèle que lorsque l’on vous retire vos béquilles.

Le trou ne se dévoile qu’une fois que vous avez déplacé la plaque qui le recouvre.

Votre mal de tête ne se donne pas à voir directement quand vous prenez de l’aspirine ou du Doliprane.

Eh bien ici c’est la même chose, l’érosion de la profitabilité du capital américain n’est décelée que quand vous avez retiré les artifices, les remèdes qui la dissimule.

La profitabilité du capital est fabriquée, faite à la main , elle est engineered.

Les buy backs ou rachats de leur propres actions par les entreprises sont le moyen privilégié de dissimuler l’érosion de la profitabilité du capital car ils réduisent la masse de capital apparente. Ils réduisent le dénominateur du ratio de profitabilité

Les buy backs, après les baisses d’impots, apres la pression sur les salaires et la hausse du taux d’exploitation de la main d’œuvre, les buy backs sont l’un des moyens privilégiés utilisés pour masquer l’erosion de la profitabilité et afficher des performances artificielles qui soutiennent des valorisations boursières délirantes, valorisations qui attirent le capital en particulier étranger et facilite le financement des dettes américaines .

LES BUY BACKS SONT COMME JE L’EXPLIQUE DEPUIS DEUX DECENNIES DES RACHATS DU CAPITAL PAR LUI MEME.

CE SONT DES REDUCTIONS DES FONDS PROPRES .

CE SONT DES FORMES DE GREVE DU CAPITAL LEQUEL REFUSE D’INVESTIR DANS L’ECONOMIE PRODUCTIVE.

LES BUY BACKS REMPLACENT LES CAPITAUX PROPRES PAR DE LA DETTE.

ILS FRAGILISENT LE SYSTEME EN CONTINU; D’AUTANT PLUS QUE LES RACHATS SONT EFFECTUES SUR LA BASE DE COURS TOTALEMENT SUREVALUES ET FINANCES PAR DES DETTES A LA FAVEUR DE TAUX D’INTERET BAS.

Ci dessous graphique qui compare l’évolution des bénéfices par action des sociétés du S&P 500 avec et sans buy backs depuis 2016.

En bleu la courbe avec ingénierie

En rouge la courbe une fois retirée l’incidence de l’ingénierie.

EVOLUTION DU TAUX DE PROFITABILITE US au niveau de la comptabilité nationale

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