Résumé des dernières idées de Bruno Bertez

Résumé des dernières idées de Bruno Bertez

Bruno Bertez, continue d’exprimer des idées critiques sur l’économie, la finance, la géopolitique et la politique française.

Ses publications récentes (juillet à septembre 2025) mettent l’accent sur la crise du capitalisme financier, les inégalités croissantes, les risques de répression financière et les défis structurels de la France dans un monde en mutation.

Basé sur ses éditoriaux et posts sur X (Twitter), voici un résumé structuré de ses principales idées récentes, en se concentrant sur les thèmes émergents depuis l’été 2025.

Je m’appuie sur ses analyses les plus fraîches pour éviter les généralités biographiques.

1. Critique du capitalisme financier et de la manipulation des signes

  • Bertez dénonce le passage à un « capitalisme financier » où la finance manipule des signes (monnaie, actifs) pour créer de l’infini à partir du fini, repoussant les limites de l’accumulation sans lien avec la réalité productive. Dans son éditorial du 10 juillet 2025, il évoque la « marche vers le corner » et la fin du « vrai prix des vraies choses », inspirée des idées de Jevons sur le plaisir de la consommation. Selon lui, les crises actuelles (inflation, dette) sont des opportunités pour les ultra-riches de s’enrichir davantage, comme il l’a analysé dès le debut des années 2000 et encore en janvier 2025, mais cela s’aggrave avec la suraccumulation mondiale de promesses (dettes) impossibles à tenir faute de croissance réelle.
  • Idée clé : Les politiques monétaires laxistes ont gonflé les marchés boursiers et les valorisations d’actifs (ex. : dette sur margie US à 1,02 trillion de dollars en septembre 2025), mais cela masque une crise de surproduit insuffisant. La solution ? Retour à une politique monétaire neutre et une « vérité des prix » pour le travail, l’immobilier, la santé et les rentes, si ceci n’est pas fait de façon pilotée, ce sera fait par ajustements brutaux à la baisse.

2. Répression financière imminente et guerre pour le capital

  • Une idée récurrente en septembre 2025 : l’approche d’une « répression financière féroce, sans pitié, sans morale » à l’échelle mondiale. Dans son éditorial du 10 septembre, il prédit que les États utiliseront des outils comme la taxation des capitaux, les contrôles et les saisies pour gérer les dettes insurmontables. La France, avec sa dette excessive, est particulièrement vulnérable : « nous sommes dans une Guerre Mondiale du Capital » où les nations se mutilent pour attirer les investissements (ex. : critiques contre la proposition du RN d’un impôt sur la fortune financière, qu’il qualifie d' »idée stupide » ruinant PME, PMI et retraités).
  • Idée clé : La France perd cette guerre en taxant le capital au lieu de favoriser l’accumulation et le profit, qui sont essentiels dans un monde capitaliste. Alternative proposée apr bertez : amnistie fiscale pour mobiliser l’argent oisif, ou sortie du marché mondial (comme Trump). Sans croissance réelle (investissements, profitabilité), aucune solution financière ne tiendra.

3. Inégalités et défaite des peuples

  • Bertez insiste sur la « terrible défaite des peuples » (éditorial du 13 février 2025, mais réactualisé en 2025) due à la kleptocratie moderne qui nie l’histoire et impose un « présentisme » dictatorial. Les crises enrichissent les 1% (top 3,3% des ménages US dépensent bien plus que l’inflation depuis la pandémie), tandis que les 80% inférieurs stagnent. En septembre 2025, il cite Chantal Mouffe : lutte des 1% contre les 99%, nécessitant un nouveau contrat social pour les classes salariées. La politique monétaire a favorisé les riches, et les classes moyennes « travaillent pour l’économie » sans en bénéficier.
  • Idée clé : Après avoir neutralisé la financiarisation, il faudra oser une révolution pour réduire les inégalités du capitalisme, ou adhérer à des thèses populistes comme le « nouveau trumpisme » allié aux oligarques tech (analyse de janvier 2025).

4. Géopolitique et Europe : machine de guerre et fin des invariants

  • L’Europe, échec comme projet de paix, devient une « machine de guerre » au service de la poussée pangermanique vers l’Est (post du 16 septembre 2025). Bertez critique l' »Arlésienne » des garanties de sécurité pour l’Ukraine, démontée par le ministre polonais Sikorski. L’Allemagne abandonne son ancrage anti-déficit (anti-anglo-saxon), le système allemand cesse d’être un invariant, il s’accroche à la remoque de la dérive anglo saxonne.
  • La pression de la liquidité mondiale record (184 900 milliards de dollars) va continuer d ‘inflater les prix des actifs financiers avant de se déverser sur l’économie réelle et y provoquer un nouveau round puissant de hausse des prix des biens et des services.
  • Ce déversement un peu comparable a celui qui s’est produit après le Covid va pousser les taux d’intérêt de marché à la hausse ce qui va déstabiliser les pyramides financière et introduire une volatilité extrême La hausse de l’or est le precurseur de ce phénomène..
  • Idée clé : Choix stratégique pour la France : alignement sur les Anglo-Saxons (défense du dollar et du capitalisme financier) ou autonomie face aux changements mondiaux (ex. : déséquilibres chinois, euro fort comme choc déflationniste). L’exceptionnalisme US est menacé par les bouleversements politiques (perspectives 2025).

5. Politique française et populisme

  • Bertez fustige le Rassemblement National (RN) pour son absence de doctrine économique cohérente : improvisation, propositions ruineuses (impôt sur fortune financière). Il voit le populisme comme réaction aux élites mondiales favorisant les inégalités. La « stabilité » prônée par les en-place (ex. : Yaël Braun-Pivet) masque la volonté acharnée de conservation des prébendes. Solution : utiliser les extrêmes pour cogner les uns contre les autres, puis unifier les salariés.
  • Idée clé : En politique, « pas un pour racheter l’autre » ; le citoyen éclairé doit jouer les divisions pour forcer un changement. Critique de l’euro fort et de la BCE « hawkish » sur l’inflation mais « dovish » sur la dette.

En synthèse, les idées de Bertez en 2025 tournent autour d’une crise systémique où le capitalisme financier mène à la répression et aux inégalités, avec une France en position faible sans réformes profondes (pas de croissance réelle, rentabilité médiocre investissements insuffisants ).

Il prône une rupture : favoriser l’accumulation pour s’adapter au système ou bien révolutionner le système, tout en naviguant les tensions géopolitiques. Ses analyses sont provocatrices, souvent anti-élites, et visent à exposer à partir des évènements et de l’actualité les mécanismes de domination économique et politique .

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