Les causes profondes qui régissent l’asservissement et la domination sont extremement simples et susceptibles d’être comprises par tout le monde.
Mais en pratique, elles sont ignorées.
Tout se passe comme si l’évidence était précisément une cause d’invisibilité; plus c’est gros plus cela passe, plus c’est visible moins c’est vu. On parle souvent à juste titre de l’éléphant dans la pièce pour décrire ce phénomène qui fait ignorer ce qui pourtant se donne 0 voir sans effort. Le poisson rouge ne sait pas qu’il nage dans l’eau!
L’un des procédés les plus utilisés pour baiser les peuples c’est la réification des abstractions. Cela consiste à donner vie à des concepts, à des bestioles qui sont imaginaires, imaginées, à des entités qui sont des produits de l’intelligence et de la pensée théorique mais qui n’existent pas.
On connait l’affirmation de Thatcher qui a fait le tour du monde; « la Societe je ne sais pas ce que c’est, je ne la vois pas, tout ce que je vois ce sont des individus.
Les fausses sciences sociales qui sont fondamentalement des idéologies créent des entités et souvent les dominants utilisent ces entités pour manipuler les masses à leur profit. Personne hélas ensuite ne fait remarquer que toutes ces créations sont des signes, des artifices plaqués sur du réel qui lui, est totalement autre, différent.
Une fois ces signes créés et leurs combinaisons articulées, répétées, imposées, il suffit de tirer sur les fils, sur les rhétoriques, pour prouver ce que l’on veut prouver! L’esprit crée le réel! C’est une opération magique.
La logique des signes et de leur assemblage remplace la logique et la dialectique materialiste objective du réel! C’est ainsi que la « logique » de l’Unité imaginaire des peuples remplace leur diversité, leurs antagonismes, leurs contradictions et même à ce stade leur vocation à être plus qu’adversaires, ennemis.
C’est la marche vers le fascisme qui, dans sa radicalité, est négation des diversités et des classes antagoniques au profit de masses unies dans l’amour d’un Chef, d’une Idée, d’une Religion ou d’un Projet . Le fascisme dans sa radicalité est le sacrifice, l’ anéantissement des identités réelles pour instaurer un ordre fondé sur l’unité imaginaire , sur la fusion avec et dans le Chef. Le mythe fasciste d’une société unifiée remplace celui de la lutte des classes derrière le joug du chef.
Si on veut mener des politique socialistes ou progressistes on reconnait la validité magique du mot « société », du mot « social » voire du mot « sociétal » et ensuite on tire sur le fil et on fait parler cette société qui n’existe pas , pour justifier des politiques qui au fond ne sont jamais sociales mais sont toujours des politiques de classes dominantes, d’élites et de privilégiés . Ainsi les Grand Prêtres jouissent, gaspillent, s’honorent entre eux au détriment des peuples mais en leur nom!
L’unification abusive, les fausses identités.
Le pouvoir utilise un principe tout simple, le principe de l’équivalence tracée par la parole du Maitre.; au fond le vrai pouvoir c’est celui là, celui de dicter les équivalences.
C’est le pouvoir Méphistophélique, celui de Satan, celui du Malin, celui de séparer les ombres des corps et de faire croire que ce sont les corps; on rejoint la Caverne de Platon. C’est en ce sens profond que nos sociétés post-modernes sont sataniques et qu’elles tirent sur le fil de ce satanisme avec leurs mises en scènes comme celle du spectacle des Jeux Olympiques; elles s’affirment pour conquérir ! Mieux elles structurent les esprits par la Malignité, la Transgression ,l’Inversion mises en scène/Cène !
Le pouvoir dicte les équivalences c’est à dire par exemple, un meurtre c’est 15 ans de prison. Un viol c’est deux ans sauf si c’est un migrant ou un politicien en vue. Car les équivalences tracées par le pouvoir ne sont pas universelles mais spécifiques ce qui renforce leur pouvoir. Choix de l’équivalence mais on peut choisir de ne pas l’appliquer L’impôt, tout le mode y est soumis mais pas les détenteurs du capital symbolique Européens qui eux sont exonérés de taxation parce que taxateurs! !
Le pouvoir c’est celui de dire: la classe des salariés + la classe des fonctionnaires + la classe des Grands Capitalistes + la classe des politiciens + la classe des médias = vous!
Le vrai pouvoir c’est celui là, celui de nommer, de classer de créer des réalités à partir d’équivalences qui elles sont imaginaires, imaginées et idéologiques.
Non le peuple ce n’est pas Macron. Macron ce n’est pas le peuple, cette Assemblée ce n’est pas le peuple, et la Nation est formée de classes non semblables, les unes exploitant les autres, que seule la force étatique policière, militaire et médiatique maintient ensemble.
La parole des Maitres est imprégnée du mensonge que constitue le « vous c’est nous » , elle est imprégnée parce que c’est leur intérêt ; eux vivent très bien sans limites mais le déficit du budget; l’excès de dépenses de la France… c’est vous .