Les Européesn tournent autour du coffre fort qui contient les actifs russes comme des singes maladroits qui en cherchent la combinaison.
La Belgique a rejeté une proposition visant à accorder à l’Ukraine un prêt de 140 milliards de € en utilisant des actifs russes.
« Si les pays voient que la monnaie de banque centrale peut disparaître, ils pourraient décider de retirer leurs réserves de la zone euro », a estimé le Premier ministre belge Bart De Wever.
La Belgique est confrontée à des risques importants en raison du siège d’Euroclear à Bruxelles, où sont gérés les milliards d’actifs russes gelés.
Voici une analyse des principaux facteurs :
– Risques juridiques liés à la juridiction : la localisation d’Euroclear sous le droit belge rend le pays responsable des actifs, l’exposant ainsi à d’éventuelles réclamations d’arbitrage russes.
– Préoccupations concernant l’immunité souveraine : le rejet du Premier ministre De Wever le 26 septembre 2025 cite des craintes selon lesquelles la saisie des actifs de la banque centrale russe pourrait violer l’immunité souveraine, créant ainsi un précédent mondial risqué.
– Menace à la stabilité financière : En tant qu’hôte d’Euroclear, un dépositaire central international de titres essentiel (FMI, 2023), la Belgique risque de nuire à son statut de plaque tournante financière et à la confiance du marché mondial si des problèmes juridiques surviennent.
– Contexte historique : Les accords d’Euroclear avec la Russie depuis 2012 ajoutent de la complexité, augmentant la probabilité de retombées juridiques, comme on l’a vu dans l’affaire du gel des avoirs libyens.
– Contraste avec l’action de l’UE : alors que le Parlement européen a approuvé un prêt de 35 milliards € sur le pool d’actifs de 210 milliards € , la position prudente de De Wever donne la priorité à la stabilité nationale plutôt qu’à un soutien plus large à l’Ukraine.