Mes lecteurs sont avertis depuis longtemps la dette est insoutenable;
Il y a longtemps que les grands débiteurs gouvernementaux sont insolvables non seulement au niveau du principal qu’ils ne peuvent rembourser, mais également au niveau des intérêts qu’ils paient en empruntant encore plus.
Le cycle de la dette, le cycle long a débuté en 1945 au lendemain de la guerre parce que c’est à cette époque, après la destruction, que l’on a remis les compteurs à zero, cela nous place l’echéance du cycle entre 2020 et 2025.
PERSONNELLEMENT JE NE DATE PAS CE CYCLE CAR TOUS MES TRAVAUX MONTRENT QUE LE POUVOIR DES GNOMES EST DE RECULER LES ECHEANCES: ILS NE PEUVENT RESOUDRE LES PROBLEMES MAIS ILS PEUVENT TROMPER LES PEUPLES , LES ABUSER, MONETISER LES DETTES ET LES REPOUSSER DANS LE FUTUR ET C’EST CE QUI SE PASSE, EN PARTICULIER DANS LES PAYS ANGLO SAXONS: ON JOUE LES PROLONGATIONS.
LES CHIFFRES DE DETTES SONT ASTRONOMIQUES ET LES RATIOS PAR RAPPORT AUX PRODUITS NATIONAUX SONT TRES ELEVES.
MAIS C’EST DEJA UNE TROMPERIE DE CALCULER CES RATIOS, ILS SONT INADEQUATS.
ON NE REMBOURSE PAS UNE DETTE AVEC UN PRODUIT NATIONAL MAIS AVEC DES IMPOTS. DONC LE VRAI RATIO IMPORTANT EST CELUI DES DETTES PAR RAPPORT AUX IMPOTS QUE L’ON PEUT PRELEVER.
MAIS IL Y A ENCORE PIRE CAR COMME LE DISAIT L’EXCELLENT RAYMOND BARRE QUI FUT MON PROF A SCIENCES PO , IL FAUT EN PLUS TENIR COMPTE DU TAUX DE PRELEVEMENT FISCAL DEJA EN VIGUEUR DANS UN PAYS.
UN PAYS QUI A UN PRELEVEMENT FISCAL DE 20% PEUT AUGMENTER SES IMPOTS ET PRELEVER PLUS; UN PAYS COMME LA FRANCE QUI A UN PRELEVEMENT FISCAL DEJA CONFISCATOIRE DE 50% DU PIB NE PEUT PAS AUGMENTER SES PRELEVEMENTS SANS DETRUIRE L’ACTIVITE ECONOMIQUE ET LA BASE FISCALE.
ET IL Y A PLUS GRAVE ENCORE: PARTOUT TOUTES LES DETTES SONT SOUS ESTIMEES PARCE QUE LES GOUVERNEMENTS ONT DE NOMBREUX ENGAGEMENS NON FINANCES ET NON PROVISIONNES, CES PROMESSES SONT DES DETTES; IL Y A UNE DETTE COLOSSALE DES REGIMES DE RETRAITE ET REGIMES DE PROTECTION QUI NEST PAS FINANCEE. ELLE SE CHIFFRE PAR TRILLIONS
Lisez John Mauldin , c’est un sage comme Ray Dalio dont je vous parle souvent.
La dette est une malédiction qui peut aussi être une bénédiction, selon la façon dont l’emprunteur l’utilise.
Malheureusement, la nature humaine semble nous pousser à utiliser la dette de manière souvent improductive, et pas seulement à titre individuel.
Les gouvernements ont leur propre façon d’utiliser la dette pour acheter des avantages et des votes aujourd’hui, dont les générations futures paieront le prix.
J’affirme dans ces lettres depuis plusieurs années que nous nous dirigeons vers une crise mondiale de la dette souveraine. Je ne vois aucune issue. Nous avons maintes fois retardé le jour du jugement, mais nous ne pouvons pas le repousser indéfiniment.
Aujourd’hui, je commence une série de lettres sur le dernier livre de Ray Dalio, « Comment les pays font faillite » .
Avec sa méthode habituelle, il décrit le processus par lequel les sociétés créent du crédit, puis en abusent, et finalement le liquident. Comme Ray le montre à travers des exemples historiques, il s’agit d’un processus répétitif qui prend généralement environ 80 ans à se dérouler. Comme moi, Ray s’attend à une crise de la dette souveraine. Contrairement à moi, il est un peu plus à l’aise pour commencer à la dater.
Le « Grand Cycle de la Dette » de Ray est un sous-ensemble du « Grand Cycle » historique plus vaste qu’il a décrit dans ses ouvrages précédents, et que j’ai moi-même décrit dans deux lettres de 2023 ( Partie 1 , Partie 2 ). Je trouve ces idées fascinantes car elles ressemblent à celles d’autres auteurs comme Neil Howe, Peter Turchin, Martin Gurri et George Friedman. Malgré des points de départ différents, ils concluent tous qu’une période de crise approche ou est déjà en cours.
Je recommande vivement la lecture de « Comment les pays font faillite » .
Vous en apprendrez beaucoup sur la dette, les banques centrales et le fonctionnement de l’économie. Vous en apprendrez bien plus en lisant le livre lui-même qu’en lisant mon résumé et mes commentaires. Cela peut prendre quelques semaines, mais c’est important.