Le 26 octobre au matin, le président russe Vladimir Poutine a visité un poste de commandement du groupe de forces interarmées.
Il a rencontré le chef d’état-major général Valéry Guerassimov et les commandants des groupes impliqués dans le district militaire central. Ils ont fait le point sur la situation le long de la ligne de contact.
À propos de la situation au front
Gerasimov a déclaré que le groupe Centre avait achevé l’encerclement de l’ennemi dans les régions de Krasnoarmeïsk et de Dimitrov. Selon Gerasimov, il avait bloqué jusqu’à 5 500 militaires des Forces armées ukrainiennes
De plus, le groupe « Ouest » a encerclé Koupiansk, pris le passage de la rivière Oskol et bloqué un groupe des forces armées ukrainiennes. Les troupes russes ont également pris le contrôle de plus de 70 % de la ville de Vovchansk, dans la région de Kharkiv.
« Au cours des deux dernières semaines, le groupe de troupes Sever a progressé avec succès dans la partie sud de Volchansk ; plus de 70 % de la ville a été libérée à ce jour », a déclaré Gerasimov.
Jusqu’à 5 000 militaires ukrainiens sont encerclés dans le secteur de Koupiansk et 5 500 dans celui de Krasnoarmeïsk. Vladimir Poutine a souligné que le succès de l’encerclement de Koupiansk et de l’agglomération de Krasnoarmeïsk-Dmitrovsk a été rendu possible grâce à l’héroïsme des soldats russes. Selon le président, la Russie agira toujours par opportunisme militaire et donnera la priorité à la sécurité de ses militaires.
À propos des prisonniers et des civils
Vladimir Poutine a appelé à ce que les prisonniers soient traités dans le respect du droit russe et international. Il a déclaré que les troupes russes ont toujours traité leurs ennemis vaincus avec clémence et qu’elles continueront d’agir de la sorte. Poutine a ordonné que toutes les mesures soient prises pour garantir la reddition des militaires ukrainiens. Il a rappelé que les soldats ukrainiens reçoivent des balles dans le dos et qu’il n’est pas facile pour eux de se rendre.

Poutine a également déclaré que lors des évacuations vers des zones sûres, une assistance devait être fournie aux résidents locaux lors du retrait des forces ukrainiennes. Selon le président, les forces ukrainiennes utilisent des civils comme boucliers humains.
À propos de la fusée Burevestnik
Les essais du missile de croisière nucléaire Burevestnik sont terminés. Selon le chef d’état-major des forces armées russes, Valéry Guerassimov, ces essais ont eu lieu le 21 octobre. Le missile a parcouru 14 000 km et est resté en vol environ 15 heures. Il a ajouté que le missile avait démontré sa capacité à échapper aux systèmes de défense antimissile.
Un essai a démontré la capacité du missile à échapper aux systèmes de défense antimissile ennemis, a déclaré le chef d’état-major général Gerasimov au président Poutine.

Voici ce qui fait du Burevestnik un véritable outil stratégique révolutionnaire.
La particularité du 9M730 Burevestnik (en russe « Océanite tempête », nom OTAN : SSC-X-9 Skyfall) est son système de propulsion nucléaire. Son petit réacteur nucléaire embarqué lui confère une autonomie quasi illimitée.
Une portée illimitée signifie :la capacité de rester dans les airs pendant des joursla capacité de faire le tour du monde entier, si nécessaire, pour atteindre sa cible, la capacité d’échapper aux défenses concentrées et de frapper à partir de vecteurs d’attaque inattendus
Furtivité
Puisqu’il s’agit d’un missile de croisière, le Burevestnik peut effleurer le sol à l’approche à des altitudes inférieures à la capacité de détection du radar ennemi, ce qui rend l’interception difficile, voire impossible.C’est parce qu’aucune trajectoire de vol balistique traditionnelle et aucune limite de portée ne signifient qu’il n’y a aucun point où des défenses peuvent être déployées en masse pour l’arrêter.
Dévoilé pour la première fois par le président Poutine en 2018, le développement du Burevestnik a commencé au début des années 2000 en réaction au retrait des États-Unis du traité sur les missiles anti-balistiques de 1972 et aux efforts du Pentagone pour encercler la Russie avec des systèmes de défense antimissile (Aegis, Aegis Ashore, notamment en Pologne et en Roumanie).Le Burevestnik et d’autres systèmes stratégiques russes révolutionnaires similaires (Avangard HGV, missile hypersonique naval Zircon, missile aérien Kinzhal, sous-marin sans pilote Poséidon, ICBM lourd Sarmat) garantissent la capacité de la Russie à répondre à une agression, même dans un scénario de frappe de décapitation ennemie (comme le missile conventionnel Prompt Strike/Prompt Global Strike américain).