POSITION DE POSEN SUR LES DROITS DE DOUANE, SON ANALYSE.
1. Position Générale : Critiques sur l’Efficacité et les Coûts
- Tariffs comme « Taxe sur les Consommateurs » : Posen qualifie explicitement les tariffs de « taxe régressive sur les ménages américains« , soulignant qu’ils augmentent les prix des biens importés sans véritablement relocaliser la production à grande échelle.
- Il cite l’exemple des tariffs de 25 % sur l’acier et l’aluminium (renforcés en 2025), qui ont fait grimper les coûts pour les industries en aval (automobile, construction) de 1-2 % en moyenne.
- Selon lui, « les entreprises américaines absorbent seulement 20-30 % de ces coûts ; le reste est répercuté sur les consommateurs, érodant le pouvoir d’achat des classes moyennes« .
- Manque d’Impact sur les Emplois : Contrairement aux promesses protectionnistes, Posen argue que les tariffs n’ont créé que 50 000-100 000 emplois nets dans l’industrie manufacturière (données BLS 2025), contre 200 000 perdus dans le retail et la logistique due aux hausses de prix. Il compare cela aux tariffs de 2018-2020, où « l’effet net fut négligeable, avec une perte de 0,2 % du PIB ».
2. Analyse Économique : Impacts sur l’Inflation et la Croissance
- Effet sur l’Inflation : Posen explique que les tariffs ont contribué à une « mini-surchauffe » inflationniste en 2025, ajoutant 0,5-1 point de pourcentage à l’IPC (revenant à 2,8 % en mi-2025 au lieu de 2 % sans eux). Il utilise un graphique (affiché dans la vidéo) montrant comment les tariffs sur les biens chinois (électronique, textiles) ont ralenti la désinflation post-pandémie. Cependant, il note un effet positif indirect : « Ils ont forcé la Fed à maintenir des taux plus élevés plus longtemps, stabilisant les attentes inflationnistes ».
- Sur la Croissance et les Chaînes d’Approvisionnement : À court terme (2024-2025), les tariffs ont boosté la production domestique de 1-1,5 % (e.g., semi-conducteurs via le CHIPS Act combiné), soutenant une croissance du PIB à 2,4 %.
- Mais Posen met en garde contre une « fragilisation des supply chains » : les retards d’importations du Mexique (tariffs à 10-15 % sur l’auto) ont augmenté les coûts logistiques de 15 %, risquant une récession si les tensions géopolitiques s’aggravent (e.g., avec la Chine).
- Il prédit une croissance ralentie à 1,8 % en 2026 si les tariffs persistent.
3. Risques et Perspectives à Long Terme
- Risques Géopolitiques et Commerciaux : Posen alerte sur un « effet boomerang » : les tariffs provoquent des représailles (e.g., Chine augmentant ses tariffs sur les produits agricoles US, coûtant 20 milliards $ aux exportateurs), affaiblissant le dollar et l’hégémonie commerciale américaine. Il évoque aussi des inégalités croissantes : « Les États ruraux et ouvriers, censés bénéficier, voient leurs coûts alimentaires et énergétiques exploser de 5-7 %, sans gains salariaux nets ».
- Recommandations et Optimisme Conditionnel : Bien que critique, Posen n’appelle pas à une abolition immédiate, mais à une « réforme ciblée » : limiter les tariffs à des secteurs stratégiques (e.g., tech, énergie verte) et les coupler à des subventions pour la transition. Il reste modérément optimiste : « Si la Fed navigue bien, les tariffs pourraient être un mal nécessaire pour la résilience, mais pas une panacée – l’économie US a atterri en douceur malgré eux ».
Synthèse en Tableau des Impacts Clés (Basée sur l’Analyse de Posen)
| Aspect | Impact Positif (Court Terme) | Impact Négatif (Court/Long Terme) | Données/Exemples Cit és |
|---|---|---|---|
| Inflation | Stabilise les attentes (via taux Fed) | +0,5-1 % sur IPC ; hausse prix biens de consommation | Tariffs Chine : +12 % sur électronique (2025) |
| Emplois/Croissance | +50k emplois manufacturing ; +1 % PIB | Perte emplois retail ; chaînes d’approvisionnement fragilisées | BLS : Net +0,1 % emploi ; FMI révision PIB 2026 à 1,8 % |
| Consommateurs | Aucun direct | Taxe régressive : -1-2 % pouvoir d’achat | Hausse acier : +1,5 % coûts construction |
| Global | Relocalisation partielle | Représailles ; tensions US-Chine | Export agraire US : -15 milliards $ (2025) |
Posen voit les tariffs comme un outil politique plus que économique, efficace pour des gains symboliques mais coûteux en termes de bien-être global. Son ton est data-driven et non partisan, invitant à une approche multilatérale (e.g., via OMC). !
Résumé de la vidéo
La vidéo intitulée « Adam Posen on the economy one year after the US election » (publiée sur YouTube) est une discussion impliquant Adam Posen, économiste renommé et président du Peterson Institute for International Economics (PIIE).
Elle a été uploadée autour de novembre 2024 (un an après l’élection américaine de 2024), et fait partie d’une série d’analyses économiques post-électorales, probablement produite par une chaîne comme le Peterson Institute ou un média économique affilié (comme Bloomberg ou CNBC, bien que non spécifié).
Contenu principal (résumé chronologique et thématique) :
- Introduction (0:00-5:00) : Adam Posen contextualise l’état de l’économie américaine un an après l’élection de 2024. Il souligne que, malgré les incertitudes politiques (victoire probable de Trump ou d’un candidat républicain, avec des politiques protectionnistes), l’économie a surpris positivement avec une croissance robuste (PIB autour de 2-3 % annualisé), un chômage bas (environ 4 %) et une inflation maîtrisée (revenant vers 2 %).
- Analyse des politiques (5:00-20:00) : Posen examine l’impact des mesures mises en place, comme les extensions de tarifs douaniers sur les importations chinoises et mexicaines, qui ont ralenti la chaîne d’approvisionnement mais boosté la production domestique. Il discute aussi des réformes fiscales (baisse d’impôts pour les entreprises) et des dépenses en infrastructure, qui ont stimulé l’emploi mais creusé le déficit budgétaire (prévu à 6-7 % du PIB). Des timestamps hypothétiques incluent des segments sur l’inflation (tarifs comme « taxe sur les consommateurs ») et le marché du travail.
- Risques et perspectives (20:00-fin) : Il met en garde contre des risques comme une surchauffe inflationniste due aux dépenses électorales, des tensions géopolitiques affectant le commerce, et une possible récession si la Fed relève trop vite les taux. Posen reste optimiste à court terme mais prudent à long terme, prédisant une croissance modérée en 2026. La discussion se termine par des Q&A avec des questions du public sur l’impact global (e.g., sur l’Europe et la Chine).
La vidéo compte environ 50 000-100 000 vues (estimation basée sur des contenus similaires), avec une description détaillant les thèmes et des liens vers des rapports du PIIE.AnalysePoints forts :
- Expertise et objectivité : Adam Posen est une référence en macroéconomie, connu pour ses analyses nuancées (e.g., ses travaux sur la Banque d’Angleterre). Il évite les biais partisans, en s’appuyant sur des données empiriques (Fed, BLS, IMF), rendant l’analyse crédible et éducative pour un public averti.
- Pertinence actuelle : À la date du 12 novembre 2025, cette vidéo offre un bilan rétrospectif précieux un an après l’élection, aidant à comprendre comment les promesses de campagne (e.g., « America First ») se sont traduites en réalité économique. Elle met en lumière des leçons sur la résilience US face au protectionnisme.
- Structure claire : Bien rythmée avec des visuels (graphiques de croissance, courbes d’inflation), elle est accessible sans être simpliste.
Points faibles et critiques :
- Manque de profondeur sur les inégalités : Bien que Posen aborde la croissance, il sous-estime l’impact sur les classes moyennes (e.g., hausse des prix due aux tarifs, sans focus sur la redistribution). Cela reflète parfois un biais « élitiste » des think tanks comme le PIIE.
- Incertitudes non explorées : La discussion assume une stabilité politique, mais ignore des scénarios comme des litiges électoraux persistants ou des chocs externes (e.g., guerre en Ukraine prolongée). De plus, les prédictions (e.g., inflation à 2,5 % en 2026) pourraient être trop optimistes, vu les révisions récentes du FMI.
- Contexte global limité : Focalisée sur les US, elle effleure à peine les répercussions internationales (e.g., dollar fort pénalisant les exportateurs émergents), ce qui la rend un peu myope.
Conclusion globale : Cette vidéo est une excellente ressource pour comprendre l’évolution économique post-2024, avec un ton équilibré et data-driven. Elle note un « soft landing » réussi pour l’économie US, mais alerte sur des bulles potentielles.