Les trois risques selon The Economist

L’économie mondiale n’a pas connu de récession synchronisée depuis plus de 15 ans, exception faite de la COVID-19.

Un tiers de la population active américaine n’a jamais subi de ralentissement économique prolongé.

De 2022 à 2024, le PIB mondial a progressé de 3 % par an malgré la hausse des taux d’intérêt, les crises bancaires et les guerres commerciales.

Les bénéfices des entreprises mondiales ont augmenté de 11 % au troisième trimestre.

The Economist identifie des risques croissants.

Le risque financier s’accroît: les ménages americains ont récemment investi 3 000 milliards de dollars sur les marchés actions, un afflux record. Avec 30 % des actifs des ménages américains en actions, un niveau sans précédent, une correction boursière aurait des conséquences désastreuses. Il s’agit d’une forme de myopie face aux catastrophes : on oublie que des choses graves peuvent arriver simplement parce qu’elles ne se sont pas produites récemment.

Le risque budgétaire s’intensifie, la dette des pays riches atteignant son plus haut niveau depuis les guerres napoléoniennes. Les engagements hors bilan du gouvernement fédéral américain dépassent 130 000 milliards de dollars, soit cinq fois le PIB.

Le risque de mauvaise allocation des ressources se manifeste, les entreprises zombies étant passées de 6 % des sociétés cotées en 2000 à 9 % en 2021, malgré la hausse des taux d’intérêt. Et les dettes de l’intelligence artificielle progressent fortement.

La hausse du nombre d’entreprises zombies, passant de 6 % à 9 %illustre la volonté des gouvernements d’empêcher la destruction créatrice et la destruction des inefficacités

En se développant, ces entreprises zombies emprisonnent les travailleurs dans des postes inadaptés et privent les entreprises plus performantes de leurs talents.

Le risque budgétaire réside dans la pérennisation de l’État-providence.

Les engagements hors bilan américains, qui s’élèvent à 130 000 milliards de dollars (cinq fois le PIB), ne sont pas pris en compte dans les calculs budgétaires.

Conjugués à une dette d’un niveau comparable à celui des guerres napoléoniennes et à des déficits de 6 % en période de croissance économique soutenue, ces engagements créent une incapacité à faire face à une crise.

Le risque financier se manifeste par le fait que les ménages investissent 30 % de leurs actifs en actions, à des niveaux records.

Plus on tarde à entrer en récession, plus la correction qui suivra sera brutale

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