La situation en Ukraine devient encore plus compliquée.
La guerre sur la ligne de front tourne mal pour l’Ukraine, tout comme la guerre contre les infrastructures situées loin derrière la ligne de contact.
Un scandale de corruption est instrumentalisé pour neutraliser le président Zelensky. De nouvelles structures de pouvoir sont sur le point d’émerger afin de poursuivre la guerre. Le président Trump tente d’imposer une nouvelle initiative de paix, tandis que l’Europe se retrouve sans ressources pour financer l’Ukraine et la guerre.
Il y a au moins sept villes qui sont en train de s’effondrer ou qui sont destinées à s’effondrer dans les prochains mois.

Kupyansk est en grande partie sous contrôle russe. Ces derniers jours, les forces russes ont pris environ 25 % de Siversk. Pokrovsk est à 95 % aux mains des Russes. Les combats à Mirnograd, sa ville jumelle encerclée, touchent à leur fin. La route entre Pokrovsk et Guliaipole est tombée. Cette dernière ville est ainsi coupée de sa principale voie d’approvisionnement et sera bientôt encerclée.
Le commandement ukrainien avait engagé toutes ses réserves pour empêcher la prise de Prokovsk et de Kupiyansk. En vain.
Toutes les brigades régulières ukrainiennes manquent d’infanterie. Les attaques incessantes de drones russes ont également fortement affecté le soutien logistique de ces unités.
Le général Syrski, commandant en chef ukrainien, avait misé sur des unités d’assaut nouvellement développées pour mener des offensives, négligeant les brigades générales chargées de tenir les lignes. Affaiblies, ces lignes cédèrent sous l’infiltration russe. Des unités d’assaut furent envoyées et gaspillées dans des contre-attaques censées stopper les percées russes, mais sans succès.
Les fortifications et les bâtiments défensifs ne peuvent plus protéger les soldats. Chaque jour, la Russie utilise au moins 200 bombes planantes pour les détruire. Des frappes de drones et d’artillerie suivent. L’infanterie russe s’infiltre pour éliminer les derniers résistants.
C’est un processus assez lent, mais il fonctionne pour les Russes et surtou il leur cause un minimum de pertes.
La guerre contre les infrastructures, loin de la ligne de contact, se poursuit à un rythme soutenu. L’Ukraine a rejeté le cessez-le-feu sur les infrastructures, pourtant convenu entre les présidents Trump et Poutine. Elle continue ses attaques contre les raffineries de pétrole russes et d’autres installations énergétiques, à l’aide de drones et de missiles. Jusqu’à présent, les dégâts causés sont insuffisants pour freiner l’économie russe.
En réponse à ces frappes, la Russie a lancé des milliers de drones et de missiles contre les installations électriques et de chauffage ukrainiennes, provoquant jusqu’à 18 heures de coupures de courant par jour, même dans les grandes villes du pays. Les dépôts ferroviaires où sont entretenues les locomotives constituent une autre cible russe. Des centaines d’entre eux ont été détruits lors de ces frappes.
Le manque d’électricité et de transports en commun a quasiment paralysé la production industrielle à grande échelle. L’économie en souffre. Les recettes fiscales diminuent.
Le scandale de corruption qui entoure Timor Mindich et implique des proches et des membres du gouvernement du président Zelinski prend de l’ampleur. Chaque jour, le Bureau national anti-corruption d’Ukraine (NABU) divulgue de nouveaux détails sur l’affaire, bien qu’aucune preuve concrète de corruption n’ait encore été établie.
Le NABU et l’ensemble du dispositif anticorruption sont directement contrôlés par l’ambassade américaine à Kiev. Dans un discours prononcé trois jours avant le début de la guerre en Ukraine, le président russe Poutine l’a décrit comme suit :
Il n’existe pas de système judiciaire indépendant en Ukraine. Les autorités de Kiev, à la demande des pays occidentaux, ont délégué à des organisations internationales le droit prioritaire de sélectionner les membres des instances judiciaires suprêmes, le Conseil de la justice et la Haute Commission de qualification des juges.
De plus, les États-Unis contrôlent directement l’Agence nationale de prévention de la corruption , le Bureau national anti-corruption, le Bureau du procureur spécialisé anti-corruption et la Haute Cour anti-corruption. Tout cela se fait sous le noble prétexte de renforcer la lutte contre la corruption.
Soit. Mais où sont les résultats ? La corruption prospère comme jamais auparavant.
Le FBI dispose d’un agent de liaison au sein de la NABU et est directement impliqué dans l’enquête actuelle sur la corruption.
Quant aux résultats des enquêtes anticorruption, ils sont inexistants. Après onze ans d’existence, la branche anticorruption n’est pas parvenue à faire emprisonner une seule personne .
Le NABU et le SAPO n’ont jamais condamné à une peine de prison la moindre personnalité influente accusée de corruption. L’enquête anticorruption menée par le NABU en 2019 contre le président en exercice Petro Porochenko a abouti à autant de révélations choquantes que l’affaire Myndich, toujours en cours, et à autant de condamnations : aucune.
Le scandale de corruption n’est qu’un prétexte pour faire pression sur Zelensky. Il a refusé de mobiliser les jeunes de moins de 25 ans et a autorisé ceux de moins de 22 ans à quitter le pays. Les faucons américains et européens veulent qu’il enrôle ces jeunes et les utilise comme chair à canon dans leur volonté d’affaiblir la Russie.
Zelenski est politiquement neutralisé. L’opposition à la Rada réclame des fonds publics. Elle exige la démission d’Andreï Yermak, chef de cabinet de Zelenski, et de l’ensemble du gouvernement contrôlé par Yermak et dirigé par la Première ministre Ioulia Svyrydenko. Un gouvernement d’union nationale incluant l’opposition est censé les remplacer. Une partie du parti Serviteur du peuple de Zelenski a fait défection et soutient désormais les revendications de l’opposition.
Au lieu d’être au centre de l’action politique, le président Zelenski pourrait bientôt se retrouver cantonné à une fonction purement cérémonielle.
Des mouvements d’une ampleur encore plus grande se préparent.
Les États-Unis élaborent un nouveau plan pour mettre fin à la guerre en Ukraine . La Russie affirme n’avoir aucune connaissance de plans autres que ceux convenus en Alaska.
L’envoyé spécial de Trump, Steven Witkoff, devait rencontrer aujourd’hui Yermak et Zelenski à Istanbul pour discuter de ces nouveaux plans, mais la réunion a été reportée .
De hauts responsables du Pentagone sont arrivés à Kiev pour discuter des aspects militaires de la question :
Le secrétaire à l’Armée de terre, Dan Driscoll, et le chef d’état-major, le général Randy George, sont devenus les plus hauts responsables du Pentagone de l’administration Trump à se rendre en Ukraine lors de leur visite non annoncée cette semaine, alors que les États-Unis cherchent un moyen d’accélérer la fin de la guerre.
Entre-temps, l’Europe découvre qu’elle n’a pas les moyens de financer la guerre en Ukraine :
La crise de trésorerie qui s’annonce à Kiev s’explique par un décalage fondamental entre la volonté de l’Europe de soutenir l’Ukraine et la réalité : le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sont eux-mêmes confrontés à de graves crises budgétaires. Les promesses de soutien à l’Ukraine s’inscrivent dans la continuité des engagements pris par les membres européens de l’OTAN de consacrer 5 % de leur PIB aux dépenses de défense d’ici la fin de la décennie – deux déclarations qui, pour la plupart, ne sont pas financées.…Jusqu’à présent, l’engagement européen en Ukraine s’est caractérisé par de grandes promesses suivies de mesures bien moins concrètes – et ce, avant même que Trump ne retire les milliards d’aide américaine. Malheureusement pour Kiev, rien n’indique que l’Europe dispose des moyens ou de la volonté de fournir à l’Ukraine l’aide dont elle a besoin, aussi longtemps qu’elle en a besoin.
Zelenski et ses partisans de la poursuite de la guerre sont déconnectés de la réalité . L’armée ukrainienne manque de moral, d’armes et de soldats. Le front est percé à plusieurs endroits. Les infrastructures vitales du pays sont détruites. Le pays connaît une crise politique et manque de fonds pour continuer la guerre.
« b » de MoA
» Les faucons américains et européens veulent qu’il enrôle ces jeunes et les utilise comme chair à canon dans leur volonté d’affaiblir la Russie »: idem en gaule avec le numéro ahurissant du sieur mandon, appelant aux sacrifices multiples… à enfermer ! Ca tombe à pic pour masquer le chaos maquereaunien.
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