Le Bitcoin est désiré quand on croit qu’il va être désiré! Pure tautologie.

L’évolution du prix de l’actif le plus sensible à la liquidité au monde est préoccupante : le Bitcoin a chuté brutalement sous sa moyenne mobile à 200 jours.

Cette volatilité, légèrement supérieure à la normale, remet en cause la théorie du cycle de quatre ans. Le cycle de 4 ans était le seul point d’ancrage -plus ou moins reconnu-, magique. Mainteant il a disparu.

Le graphique ci-dessous en témoigne.

Certains experts jubilent, d’autres s’interrogent, mais la raison sous-jacente est la détérioration des conditions de liquidité mondiale affirme hardiment le consensus.

Alors, où allons-nous ? Wall Street est-elle également menacée ?

Bof!

Il est de la nature même du Bitcoin d’être volatil. C’est génétique, ontologique, puisque le Bitcoin n’est adossé à aucun réfèrent et qu’il ne représente rien que le point d’intersection de l’offre et de la demande. Le Bitcoin est par essence pur caprice, pure frivolité, c’est la quintessence de l’économie dite marginaliste celle qui prétend que rien n’a de valeur en soi et quoi la valeur est toujours subjective, « elle ne réside que dans l’oeil de celui qui la contemple ».

Mais la demande de quoi? C’est le mystère du Bitcoin: demande de quoi?

Demande de pure rareté en-soi, répondent certains qui arguent du fait que sa production est limitée tandis que ce contre quoi il est échangé , la monnaie, est produite à jet continu sans limites. Cela signifie que le Bitcoin à un attrait de rareté relative en regard de la monnaie.

Demande de secret et de privacy disent d’autres ou du moins disaient d’autres, le Bitcoin était censé garantir l’anonymat des détentions et des opérations , mais ceci semble t il est terminé, il n’y aurait plus de privacy sur le Bitcoin.

Demande de securité , voire! puisque les accidents et sinistres se multiplient non seulement au niveau du Bitcoin, avec des saisies mais aussi au niveau des structures de l’univers bitcoin.

Le Bitcoin n’est pas une alternative à la monnaie des états et des élites , au contraire! Il a été récupéré/endossé par eux et puis il est la dérivée suprême de la monnaie désancrée, du pur signe, de la monnaie abstraite, pur désir : pure promesse fondée sur la tautologie offre-demande.

Ce n’est pas un anti-dollar , un anti -fiat c’est le fiat suprême exactement le contraire de l’or qui est un en-soi.

Le Bitcoin est certes limité mais il est à la fois divisible et reproductible , on peut émettre des copies un peu comme un artiste peintre comme Dali fait des lithos soit disant rares et numérotées mais … avec émission de nouvelles séries.

La rareté du Bitcoin est plutôt un mythe de consensus qu’une réalité organique.

Le Bitcoin étant pure promesse – de quoi on ne le sait pas- étant pure promesse, il est mu par la croyance, croyance … qu’il va monter, se valoriser… il est le momentum incarné; il est le tirage spectaculaire du gros lot à la loterie qui fait venir les joueurs. En ce sens le Bitcoin a à voir avec le spectacle de sa hausse, le recit de sa hausse, avec le discours publicitaire. Mais il faut bien que ce discours soit émis par quelqu’un.

La corrélation avec la liquidité mondiale ne veut rien dire car elle ne nous dit pas pourquoi, par quel miracle, par quelle alchimie cette liquidité à un moment donné choisit le Bitcoin, il n’y a pas de transmission nécessaire, seul le désir compte.. mais le désir nous ramène au point de départ , le mystère, la tautologie.

Le bitcoin est desiré quand on croit qu’il va être desiré!

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