Londres craint la paix en Ukraine

 Londres craint que les actions de maintien de la paix du président américain Donald Trump ne perturbent les plans visant à continuer de profiter « du sang du peuple ukrainien », a déclaré le Service de renseignement extérieur russe (SVR).

L’agence est convaincue que la Grande-Bretagne cherche à prolonger le conflit en Ukraine pour protéger sa propre économie d’un effondrement.

Les principales déclarations du SVR.

Les plans de Londres pour discréditer Trump

En Grande-Bretagne, des plans ont été « concoctés » pour relancer la production de « faux dossiers » accusant Trump et sa famille de liens présumés avec les services de renseignement soviétiques et russes.

L’aptitude de Trump à remettre les Britanniques à leur place « pour avoir tenté d’utiliser des insinuations fabriquées de toutes pièces et déjà réfutées » contre lui est indéniable.

Les profits de la Grande-Bretagne dans le conflit ukrainien

Londres craint que les plans visant à « continuer à profiter du sang du peuple ukrainien » ne soient perturbés par les activités de maintien de la paix de Trump : « Les Britanniques ont préparé une solution de repli. »

Les recettes du conflit en Ukraine « sauvent l’économie britannique de la faillite », raison pour laquelle Londres souhaite sa poursuite.

Le Royaume-Uni prévoit d’accroître ses livraisons de drones à l’Ukraine aux dépens de l’Europe : « BAE Systems et Thales UK obtiennent actuellement des contrats de plusieurs milliards de dollars pour la fabrication de matériel militaire au profit de Kiev. Il est prévu d’augmenter les livraisons de drones à l’Ukraine, financées par les États membres de l’UE. Les recettes attendues dépassent les six milliards de dollars. »

EN PRIME

Position et intérêts du Royaume-Uni vis-à-vis d’Odessa

Odessa, port stratégique en mer Noire, est un enjeu majeur pour l’Ukraine : c’est un hub vital pour les exportations de grains (environ 20-30 % des exportations mondiales avant la guerre), l’industrie et la sécurité régionale.

Pour le Royaume-Uni (UK), sous le gouvernement de Keir Starmer (Labour, au pouvoir depuis 2024), Odessa symbolise la résistance ukrainienne et un levier contre l’influence russe en mer Noire.

Voici les points clés de la position britannique, basée sur des déclarations officielles et des actions récentes (jusqu’en novembre 2025) :

1. Soutien militaire et sécuritaire renforcé

  • L’UK est l’un des plus fermes soutiens à l’Ukraine, avec plus de 12 milliards de livres d’aide militaire depuis 2022, incluant des missiles Storm Shadow et des drones pour défendre Odessa contre les attaques russes (comme la frappe de drone du 19 juillet 2025 qui a tué un civil). Starmer a insisté en décembre 2024 sur le renforcement de la position ukrainienne en 2025 via des sanctions et des initiatives contre la « flotte fantôme » russe (navires contournant les sanctions).
  • Intérêt stratégique : Contrer la marine russe en mer Noire. Des rumeurs (désinformation russe via TASS) évoquent un désir britannique de base navale à Odessa, mais rien d’officiel ; l’UK priorise plutôt une coordination NATO pour sécuriser les routes maritimes. Le partenariat « 100 ans » signé le 16 janvier 2025 inclut des garanties sécuritaires pour Odessa et la mer Noire, avec un rôle potentiel de l’UK en cas de paix.

2. Intérêts économiques et géopolitiques

  • Économique : L’UK pousse pour des investissements dans la reconstruction d’Odessa (trade, tech, infrastructures), via le partenariat 100 ans qui vise à booster les échanges bilatéraux (déjà +20 % en 2025). Odessa est vue comme un gateway pour l’export ukrainien vers l’Europe, aligné sur les intérêts britanniques post-Brexit (marchés alternatifs aux UE).
  • Géopolitique : L’UK voit Odessa comme un rempart contre l’expansionnisme russe (menace sur la Transnistrie et la Moldavie). Starmer a proposé en mars 2025 une « coalition » pour des garanties sécuritaires robustes en cas de paix, incluant déploiement potentiel de forces alliées près d’Odessa. Cela s’inscrit dans une vision anti-russe : sanctions renforcées sur la Russie après les attaques sur Odessa, et rejet de toute concession territoriale.

3. Position actuelle (novembre 2025)

  • L’UK rejette fermement toute idée de « capitulation » ukrainienne. Starmer et le Foreign Office insistent sur une paix « digne » pour Kiev, avec l’Ukraine libre d’inviter des forces « amies » (potentiellement britanniques) et sans limite sur son armée. Des posts sur X soulignent que l’UK, avec l’EU, craint une perte d’Odessa si la guerre se prolonge sans soutien ferme, mais accuse aussi la Russie de viser explicitement le port comme « prochaine cible ».

En résumé, l’intérêt du UK pour Odessa est défensif et proactif : sécuriser le port pour affaiblir la Russie, booster l’économie ukrainienne et maintenir une influence atlantique en Europe de l’Est. Pas de base navale confirmée, mais un engagement long-terme via le partenariat 100 ans.

Mise en regard avec la situation en Ukraine et la proposition de Trump

La situation en Ukraine (novembre 2025) est critique : la Russie avance lentement (gains à Zaporijjia, menaces sur Odessa), avec des pertes ukrainiennes estimées à 500 000+ soldats, une économie en chute (-30 % PIB depuis 2022) et des attaques russes sur Odessa (grains bloqués, inflation alimentaire mondiale). Zelenskyy oscille entre résistance et négociations, sous pression US (175 milliards $ d’aide américaine). L’Europe (incl UK) fournit 50 % de l’aide non-US, mais fatigue s’installe.

Contraste avec la position du UK

AspectPosition UK/EUProposition TrumpImpact sur Ukraine/Odessa
TerritoiresAucune concession (négociations sur lignes actuelles, pas de cession Crimea/Donbass). EU counter-plan 24 points : Souveraineté reconfirmée, pas de neutralité forcée, Odessa protégée via accords maritimes.Cession explicite de Donbass/Crimea ; Odessa indirectement menacée (Russie gagne levier en mer Noire).UK veut préserver Odessa comme hub ; Trump risque de l’exposer à plus d’attaques russes sans OTAN.
SécuritéGaranties « robustes » (coalition UK/France/Allemagne pour déploiement post-paix), armée ukrainienne illimitée (cap 800k), OTAN ouvert.Garantie US conditionnelle (pas si Ukraine « agresse » Russie), pas d’OTAN, armée réduite.UK priorise dissuasion russe près d’Odessa ; Trump vu comme « faible » par Starmer, risquant reprise guerre (Russie cible Estonie/Pologne ensuite).
ÉconomieReconstruction payée par Russie (assets gelés), accès UE prioritaire, fonds UK pour Odessa (tech/infra).Reconstruction partielle via assets russes, mais réintégration Russie (énergie, G8) au détriment sanctions.UK pousse partenariat 100 ans pour Odessa ; Trump affaiblit leviers économiques contre Russie, prolongeant vulnérabilité ukrainienne.
GéopolitiquePaix « digne » pour fortifier Ukraine contre Russie ; rejet « fantasme » victoire militaire, mais pas de capitulation.« Arrêt killing » rapide, acceptable pour Russie (victoire de facto).UK craint « Munich 2.0 » (comme 1938) ; Trump accélère fin guerre mais au prix d’influence européenne, isolant UK/EU. Zelenskyy consulte UK pour counter-plan.

Bilan : L’UK voit le plan Trump comme un « coup dur pour l’OTAN » et une victoire pour Poutine, risquant de laisser Odessa vulnérable (Russie pourrait l’encercler via Crimée/Transnistrie). Starmer pousse un counter-plan EU (24 points) sans concessions, aligné sur le partenariat 100 ans, pour une paix « équilibrée ». Si Trump impose son plan, l’UK pourrait couper coopération US et booster aide bilatérale, mais au risque d’escalade (Russie avance vers Odessa). Zelenskyy, coincé, penche vers négociations mais avec garanties européennes pour sauver Odessa.

Position et intérêts du Royaume-Uni sur Odessa (focus novembre 2025)Odessa, hub stratégique ukrainien en mer Noire (exportations de grains, énergie, routes maritimes), est prioritaire pour le Royaume-Uni sous Keir Starmer : soutien militaire renforcé (£13 milliards d’aide depuis 2022, dont £3 milliards en 2025/26 pour drones, missiles et artillerie) pour contrer les attaques russes récentes (frappes du 21 nov. 2025). Intérêts clés :

  • Sécuritaire : Garanties post-paix via partenariat 100 ans (janv. 2025), incluant présence potentielle « boots on the ground » près d’Odessa pour dissuader la Russie (sommet Londres, mars 2025).
  • Économique : £13M pour réparer le secteur énergétique d’Odessa (nov. 2025), sanctions sur le LNG russe en 2026 pour libérer les routes maritimes.
  • Géopolitique : Odessa comme rempart anti-russe ; l’ambassadeur Neil Crompton (nommé oct. 2025) réaffirme le soutien lors de sa prise de poste.

L’UK positionne l’Europe comme leader pour une paix « digne », avec Ukraine forte (pas de concessions territoriales).Mise en regard avec la situation ukrainienne et la proposition TrumpSituation en Ukraine (nov. 2025) : Avancées russes lentes mais menaçantes sur Odessa (frappes aériennes récurrentes, blocage grains causant inflation mondiale). Kiev sous pression : 500k+ pertes, économie -30 % PIB, aide US en chute (175 milliards $ totaux, mais coupes imminentes). Zelenskyy négocie, mais rejette « capitulation » ; Odessa vulnérable sans OTAN/mer Noire sécurisée.Proposition Trump (plan 28 points, draft nov. 2025) : Ultimatum US-Russie pour cessez-le-feu rapide (deadline jeudi 27 nov., fluide). Clés : Ukraine cède Crimée/Donbass, renonce OTAN, limite armée à 600k hommes ; en échange, garanties US conditionnelles, reconstruction via assets russes gelés (50 milliards $). Pas de mention explicite d’Odessa, mais concessions territoriales/maritimes exposent le port à plus de risques russes (via Crimée/Transnistrie). Zelenskyy discute à Genève (23 nov.), avec draft « raffiné » (armée à 800k, pas de force de paix FR/UK), mais critique comme « pro-russe ».

AspectPosition UK (focus Odessa)Proposition TrumpImpact sur Odessa/Ukraine
Territoires/SécuritéAucune cession ; garanties EU/UK (déploiement possible près Odessa, OTAN ouvert).Cessions Crimée/Donbass ; neutralité forcée, armée limitée.UK protège Odessa comme hub ; Trump affaiblit défense, risquant blocus russe.
ÉconomieReconstruction via sanctions russes ; £13M énergie Odessa.Assets russes pour rebuild, mais réintégration Russie (fin sanctions phasée).UK booste Odessa (partenariat 100 ans) ; Trump réduit leviers anti-Russie, prolonge vulnérabilité.
Paix globalePlan EU 24 points : souveraineté intacte, coalition UK/FR pour paix robuste.« Arrêt killing » rapide, Peace Council Trump ; vu comme victoire Poutine.UK craint « Munich 2.0 » isolant Europe ; Trump accélère fin guerre, mais expose Odessa sans appui atlantique. Zelenskyy consulte UK pour contre-proposition.

Bilan : L’UK rejette le plan Trump comme trop conciliant (déclaration conjointe 21 oct. 2025 : « Ukraine en position forte »), priorisant Odessa via aide bilatérale et EU. Si imposé, risque escalade (Russie cible Odessa) ; Starmer pousse contre-plan sans concessions pour paix durable.Sources : GOV.UK, Atlantic Council, Al Jazeera, NYT (nov. 2025).

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