Les dépêches
Les dépêches, déja vers un renflouement de l’IA? On en parle.
USA, la fuite en avant continue, une vague de déreglementation bancaire pour financer le Trésor ! Aucun scrupule.
Nous avons maintenant :
1. Trump affirme qu’il maintiendra les actions à des niveaux records.
2. 600 milliards de dollars par an d’investissements dans les 7 projets phares
3. La Fed abaisse ses taux d’intérêt malgré plus de 3 % d’inflation
4. Les dépenses en infrastructures d’IA s’élèvent à 1 000 milliards de dollars par an.
5. La Fed mettra fin au resserrement quantitatif dans 2 jours
6. Les dépenses déficitaires du budget des États-Unis représentent plus de 6 % du PIB américain.
7. Nvidia est plus importante que tous les marchés boursiers nationaux
8. Rachats d’actions record des entreprises, d’un montant de 1,2 trillions de dollars, prévus pour 2026
9. Trump affirme qu’il va « complètement réduire » l’impôt sur le revenu
10. Trump promet des chèques de relance de 2 000 $ en 2026
Hmm, hmm, hmm
EN PRIME
Il ne s’agit pas d’un marché haussier. Il s’agit d’un régime politique.
Dix forces. Validées. Coordonnées. Sans précédent.
1er décembre : La Fed met fin au resserrement quantitatif après avoir retiré 2 300 milliards de dollars de liquidités depuis 2022.
9 décembre : Une nouvelle baisse des taux est attendue, portant le taux directeur à 3,5 % alors que l’inflation se situe à 3 %.
Des taux réels négatifs, c’est voulu. Le déficit s’élève à 5,9 % du PIB. La moyenne sur 50 ans est de 3,8 %. Ce seuil n’a été dépassé que huit fois depuis 1946, toujours en période de guerre ou de crise. Nous ne sommes ni dans l’une ni dans l’autre.
Les sept géants du numérique prévoient d’investir 571 milliards de dollars l’an prochain. À elle seule, Nvidia, avec une capitalisation boursière de 4 400 milliards de dollars, dépasse la valeur cumulée de toutes les entreprises cotées en bourse au Royaume-Uni.
Les rachats d’actions par les entreprises ont atteint 1 000 milliards de dollars à un rythme sans précédent. Birinyi prévoit 1 200 milliards de dollars pour 2026. Les entreprises sont devenues leur propre moteur de croissance.
Ajoutons maintenant les éléments politiques déclencheurs.
Trump propose la suppression totale de l’impôt sur le revenu.
Des chèques de relance de 2 000 $ seront distribués d’ici mi-2026.
Le pouvoir exécutif a fait de la hausse des prix des actifs un objectif politique explicite.
Relisez cette architecture.
La banque centrale fournit des liquidités.
Le Trésor stimule la croissance budgétaire.
Les entreprises créent une demande structurelle.
Le secteur technologique assure la croissance des bénéfices.
La Maison-Blanche témoigne de son engagement politique.
Les cinq piliers. Simultanément.
À cette échelle. Les pessimistes ont une thèse. Les valorisations sont excessives. Les déficits sont insoutenables. L’inflation va se raviver. Tout cela est intellectuellement cohérent. Tout cela témoigne d’une lutte menée de concert par des pouvoirs monétaires, fiscaux et politiques agissant de concert. On ne s’attaque pas à la Réserve fédérale. On ne s’attaque pas au Trésor. On ne s’attaque pas aux deux, qui agissent avec le soutien explicite de la Maison-Blanche.
Les contraintes transgressées sont bien réelles : la viabilité budgétaire, le ciblage de l’inflation et l’indépendance de la banque centrale.
Mais ces contraintes s’inscrivent dans le long terme. L’impulsion, elle, est immédiate. La facture arrivera plus tard..