Ou en sommes nous? « C’est une bulle classique en phase terminale ; elle gonfle encore, mais elle va éclater. »

Je considère que le marché boursier est dans un état critique au sens des physiciens et conformément à l’image du tas de sable qui s’élève jusqu’à se trouver dans un état critique ou une fenêtre d’instabilité s’ouvre. nul ne peut prédire la date d e l’effondrement. Mais il se produira , c’est une certitude et quand l’état critique arrive n’importe quoi peut déclencher l’avalanche.

Didier Sornette, le physicien et expert en systèmes complexes à l’ETH Zurich, est connu pour son approche scientifique des marchés financiers : il les traite comme des phénomènes critiques, similaires aux tremblements de terre ou aux épidémies, où des signaux subtils (comme les oscillations log-périodiques dans son modèle LPPLS) précèdent souvent des ruptures brutales.

Ses travaux récents et sa méthodologie mettent l’accent sur les bulles spéculatives auto-renforcées par des rétroactions positives (hype, FOMO, valorisations extrêmes) .

J’ai connu les travaux de Sornette il y a longtemps par une analyse critique positive qu’en fait JP Hussman. Ils sont tout à fait adaptés à la compréhension des situations de bulles, malheursement ils ne peuvent être un instrument de timing car les avalanches tout en devenant de plus en plus probables restent aléatoires.

J’ai demandé à l’intelligence artificielle de bien vouloir reprendre les idées et déclarations de Sornette et de les appliquer à la situation boursière présente .

Basé sur ses travaux récents et sa méthodologie – qui met l’accent sur les bulles spéculatives auto-renforcées par des rétroactions positives (hype, FOMO, valorisations extrêmes) –, voici ce qu’il dirait probablement du comportement actuel du marché boursier américain en novembre 2025, où le S&P 500 flirte avec des sommets historiques malgré des valorisations stratosphériques (Shiller PE > 38, concentration des 7 Magnifiques à ~35 % de l’indice) et des signaux macro mitigés (ralentissement de la croissance, dette fédérale record).

« Nous sommes en pleine phase de bulle critique, avec des signaux d’instabilité qui s’accumulent – mais pas encore de singularité imminente »

Sornette insisterait d’abord sur le fait que le marché n’est pas en « tendance baissière » comme certains le clament après les récents replis (par exemple, le -5 % du Nasdaq en octobre).

Au contraire, il verrait la résilience actuelle comme un symptôme classique d’une bulle mature : une « super-exponentialité » dans les prix, où les gains sont alimentés non par des fondamentaux solides, mais par des rétroactions endogènes (investisseurs institutionnels et retail qui « achètent les dips » par habitude, boostés par l’IA et les politiques monétaires accommodantes).

Dans une interview récente, il a réfuté l’idée d’un effondrement immédiat, notant que son Observatoire des Crises Financières (FCO) détecte des changements de régime haussiers persistants depuis 2023, portés par l’euphorie autour de l’IA – un narratif « nouveau paradigme » qui rappelle les dot-com de 2000 ou l’immobilier de 2007.

Il ajouterait : « Les valorisations ne mentent pas : nous sommes à des niveaux de ‘sur-risque’ records. »

-Le ratio market cap / GDP (indicateur Buffett) dépasse 200 %.

-Les marges bénéficiaires des techs sont gonflées par des monopoles temporaires (Nvidia à un PER forward > 50), et

-La volatilité implicite (VIX ~12-15) est artificiellement basse, masquant une « fragilité cachée ».

Sornette modéliserait cela via son équation LPPLS (Log-Periodic Power Law Singularity), qui capture les bulles comme des trajectoires vers une « singularité finie » : une accélération exponentielle des prix avec des oscillations (pics et creux de plus en plus fréquents et intenses, comme les +10 % / -8 % hebdomadaires récents sur les actions AI).

En 2025, les données du FCO montreraient probablement une « distance critique » de 6-18 mois avant un pic, avec des probabilités de crash de plus de 20 % si les taux remontent ou si l’IA déçoit (par ex., retours sur investissement inférieurs aux hype).

« L’IA n’est pas une bulle isolée – c’est le catalyseur d’un système complexe au bord du chaos »

Sornette excellerait à relier les points : le marché US n’est pas qu’une « bulle AI », mais un écosystème interconnecté où l’euphorie tech propage des risques systémiques.

Il citerait :

  • La concentration des risques : Les top 10 actions (40 % du S&P) créent un « effet de levier endogène » – une correction de 20-30 % sur Nvidia ou les semis-conducteurs pourrait cascader via les ETF et les algos HFT, amplifiant la chute comme en 1987 ou 2022.
  • Les rétroactions positives toxiques : QE infini + fiscalité laxiste (déficits > 7 % du PIB) + FOMO retail (via Robinhood et options gamma) forment un feedback loop qui gonfle les prix au-delà des earnings.
  • Mais comme pour les séismes, la tension s’accumule : une « secousse mineure » (ex. : déception sur les earnings Q4 2025 ou resserrement Fed) pourrait déclencher le relâchement.
  • Comparaison historique : Pire que 2008 ? Pas encore, car pas de levier bancaire massif, mais similaire au dot-com : une « euphorie exubérante » (merci Shiller) où les médias et les narratifs (« IA infinie ») attirent les derniers pigeons.
  • Dans sa vidéo d’août 2025 (« Volatility Ahead »), il avertit que les bulles « s’élargissent avant d’éclater », avec des probabilités croissantes de -40 % sur le S&P d’ici 2026-2027 si le régime change.

Pragmatique, Sornette ne prédirait pas le « crash demain » (il critique les faux prophètes), mais exhorterait à l’action : utilisez des outils comme le FCO pour monitorer les patterns LPPLS en temps réel.

Conseils probables :

  • Hedgez l’asymétrie : Achetez de la vol (VIX calls) et « rotatez » vers des actifs décorrélés (or, EM, value stocks) – historiquement, ils surperforment post-bulle.
  • Évitez le déni : Quand le narratif « this time is different » domine (comme aujourd’hui avec l’IA), c’est le signal d’alarme. Les bulles finissent par une « revue de beauté » où la liquidité sèche d’un coup.
  • Perspective systémique : Le marché US est un sous-ensemble d’un monde complexe ; une récession soft (probable avec chômage ~4,5 %) ou géopolitique (tarifs Trump) pourrait être le déclencheur.

Document. Simulation-Proposition de répartition de patrimoine très défensive pour quelqu’un qui anticipe une nouvelle révulsion financière du type de celle de 2008.

En résumé, Sornette verrait le marché actuel comme un « volcan en ébullition » : impressionnant et productif à court terme, mais avec une éruption inévitable qui redistribuera les richesses violemment.

Pas de panique immédiate, mais une vigilance scientifique – car, comme il le dit souvent, « les crashes ne sont pas aléatoires, ils sont prévisibles si on écoute les signaux ».

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